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  BONNE ANNEE 2016

                                                                                              Le Numéro 8 offert pour se faire une idée de ce que vous avez déjà raté !

                                                                                                                                              http://www.fichier-pdf.fr/2015/11/12/cheval-attitude-n-8-copyright-cheval-attitude/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOUS AVONS TOUJOURS BESOIN DE VOUS !!!!!

Alors rendez-vous sur :

https://fr.ulule.com/cheval-attitude/

 

 

 

 

 

http://www.annuaire-google.com

 

Cheval Attitude, c’est quoi ?

Souvenez-vous, Cheval Attitude, c’était le magazine consacré au comportement et au bien-être du cheval. Son credo ?

C’était une passion et un état d’esprit. Aujourd’hui, ce ressenti ne s’est pas amoindri, bien au contraire. Nombre de professionnels et spécialistes répondent à nouveau « présent » pour vous offrir le meilleur de leurs recherches, de leurs images et de leurs réflexions.

Depuis son premier lancement, les mentalités et les comportements ont évolué, ce qui nous promet des informations actualisées et la participation supplémentaire de nouveaux passionnés aguerris.

Le thème central sera abordé au sein de tous les mondes équestres, du simple « amateur » amoureux des chevaux, au cavalier confirmé, et le tout avec une ouverture internationale.

Aujourd’hui, grâce à vous, le rêve peut redevenir réalité !

Oui ! Parce que ce projet peut renaître de ses cendres ! Beaucoup d’entre vous se sont démenés avec moi, vous l’avez fait vivre. Et même quand il s’est éteint, vous étiez là !

 

Le système de la distribution en kiosque l’a malheureusement englouti car c’est un mode de fonctionnement qui est conçu de telle manière qu’au final, seul le distributeur gagne vraiment de l’argent. Quand on est tout petit éditeur, seul à son compte, on se fait littéralement manger, exactement comme les petits producteurs se font bien souvent dévorer par les « gros » dans la grande distribution. Et à ce moment-là, le crowfunding sur internet était encore inconnu.

Je me suis retrouvée devant un mur impossible à franchir !

Et bien aujourd’hui, je dis au diable et vive l’indépendance ! Je fais fi de la distribution et tente le pari de l’éditer à nouveau, mais cette fois uniquement sur abonnement ! En version trimestrielle pour débuter.

Mais je pars à bien moins que zéro, j’ai besoin de vous ! 

Parce qu’il est le seul garant pour être vraiment indépendant ! Parce qu’il nous offrira le luxe de garder notre chère liberté de penser, tout simplement…

Mais pour que ça marche, il va falloir ensuite s’abonner, S’ABONNER et faire passer le mot de s’abonner et donner envie de s’abonner, abonner votre cheval, votre poney ou votre âne parce qu’ils le valent bien… et enfin bref, vous avez compris ;-)

Parce que cette fréquence de parution va permettre de voir si le magazine vous plaît toujours autant et si de nouveaux lecteurs y adhèrent. Si c’est le cas, les abonnements devraient suivre une courbe ascendante, et le magazine pourra alors idéalement repasser en bimestriel (et peut être un jour en mensuel, qui sait ?).

Un nouveau Cheval Attitude plus mieux que mieux ! (qui plaît beaucoup plus que beaucoup !)

Cheval Attitude ? A l'origine, c'était

Bref que du bonheur !

Beaucoup sont devenus de vrais amis et n’ont pas perdu le contact malgré les années passées et la cruelle disparition du titre. Je vous en suis très reconnaissante, merci d’avoir eu foi en ce projet, merci d’avoir cru en mon rêve et de l’avoir fait grandir à mes côtés !

Cheval Attitude, c’était aussi un portail internet spécialisé très riche, comportant des articles, des reportages, des photos, des vidéos… Aujourd’hui encore, certaines continuent d’avoir une sacrée visibilité ! Pour preuve, regardez un peu ici !

Plus complet encore et plus diversifié que jamais, Cheval Attitude veut revenir en force directement dans votre boite aux lettres !

Un Cheval Attitude encore mieux que Cheval Attitude, voici cet ultime projet !

J’ai des idées à revendre et le cerveau qui bouillonne ! Si vous m’accompagnez, nous réussirons ensemble à canaliser toute cette énergie et redonner vie en beauté à ce support.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UNE AUTRE APPROCHE DU CHEVAL  cheval  attitude  N°8 MAI-JUIN 2007  DOM : 6 C= - BEL : 6 C= - PORT CONT : 6,4 C= - MAR : 65 DH - TOM : 800 xpf (S) - CANADA : 8,25 $ Ca  cheval  attitudeC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 3  éditorial  Depuis un certain temps déjà, la campagne électorale bat son plein. Et chacun, et chacune,   d’y aller de ses arguments pour vous convaincre du bien-fondé des idées présentées. À l’heure   Depuis un certain temps déjà, la campagne électorale bat son plein. Et chacun, et chacune,  Depuis un certain temps déjà, la campagne électorale bat son plein. Et chacun, et chacune,   où vous lisez ces lignes, le dénouement est proche. À l’instar de tous ces candidats bien décidés   d’y aller de ses arguments pour vous convaincre du bien-fondé des idées présentées. À l’heure  d’y aller de ses arguments pour vous convaincre du bien-fondé des idées présentées. À l’heure   à en découdre, le monde équestre a, lui aussi, ses opinions, ses partisans, ses détracteurs…   Et des inspirations à revendre. Mais de tout cela, un sentiment confus de discorde ambiante   ressort souvent. Ayant pris l’initiative et les « commandes » de ce magazine, je découvre au   fur et à mesure de sa progression les dessous et les rouages d’un univers parfois dur, fermé,   intolérant les uns envers les autres… Malheureusement, tout ceci au détriment des chevaux, et   cela m’attriste souvent. Aussi, pour cette fois, j‘ai eu envie de vous adresser un message.   Simplement : pourquoi ne pas tous tenter de progresser ensemble ? Que l’on aime le cheval pour ce qu’il est ou   pour « se faire plaisir », l’essentiel n’est-il pas de s’unir pour lui offrir le meilleur, a? n de l’aider à nous aider ?   Nous vous l’avons dit déjà, le cheval est généreux mais il coopère aussi pour survivre, nous ne devons jamais   l’oublier et nous en accommoder, même si cela ne satisfait pas toujours notre égo…  Je suis parfois découragée quand, par hasard, je lis quelques lignes dans les forums, où nombre de personnes se   « tirent  dessus à boulet rouge », chacune voulant l’emporter avec « sa vérité universelle » ! Il me semble utile de   rappeler qu’il n’existe pas de vérité « arrêtée » sur un sujet comme le cheval, qui est un être vivant que nous ne   connaissons encore que très peu en réalité. Les études scienti? ques, encore trop peu nombreuses, ne cessent de   le revendiquer, à juste titre. Nous ignorons beaucoup de choses et même une vie entière à observer les chevaux   n’est pas suf? sante pour « tout savoir » ! Alors que faire ?   Quelle que soit votre discipline avec votre cheval, quels que soient vos   motivations et votre but, sachez avec discernement retenir ce qui est bon pour   lui et pour vous ! La recette de l’un ne sera pas forcément la panacée et le remède   miracle pour l’autre et pour tous. N’oubliez jamais cette règle simple, qui est   sans doute la seule « vérité » reconnaissable : le cheval nous donne les réponses.   Il nous dit ce qui lui convient et ce qui l’ennuie, le dérange, lui fait mal, lui   fait peur… Encore faut-il savoir le décrypter correctement et contrairement à   ce que la plupart des gens pensent au fond des écuries, ce n’est pas si simple :   la règle est aisée alors que son application l’est nettement moins ! Chaque   détail compte, et rien n’est jamais acquis. Je me demande souvent pourquoi   la plupart des cavaliers rangent si vite les chevaux dans des « boîtes » : un tel   est présenté comme rétif, l’autre comme paresseux, etc. À croire qu’il est si   la plupart des cavaliers rangent si vite les chevaux dans des « boîtes » : un tel  la plupart des cavaliers rangent si vite les chevaux dans des « boîtes » : un tel   facile de cataloguer nos amis à sabots et de sortir le tiroir qui nous arrange.   Quelle tristesse ! Le cheval est vivant, tout comme vous. Il a ses humeurs et   ses envies, tout comme vous. Et puis il a surtout ses besoins vitaux.  C’est pourquoi vous comprendrez peut-être mieux ce message au travers   des articles et reportages de ce numéro, qui, entre autres, font la part belle   aux solutions alternatives pour aider nos chevaux à se sentir mieux au   sein des conditions de vie que nous leur imposons. Ces sujets ayant une   grande importance  à nos yeux, nous avons été contraints, faute de place,   d’ôter le courrier des lecteurs ainsi que la rubrique « Histoire » de ce   numéro. Toutes nos excuses et tous nos remerciements à vous tous qui nous   avez écrit (vous pourrez bientôt retrouver vos courriers et nos réponses   sur notre site internet www.cheval-attitude.com en attendant mieux !).  Faites la part des choses : piochez ce qui est positif pour votre compagnon   et pour vous, ce n’est pas si compliqué. Et en termes de pratiques, il y a, à   mon sens, du bon et du moins bon partout, disciplines et attentes confondues.   Pourquoi ? Parce que ce sont des êtres humains qui ont inventé la pratique et   l’art équestres et que, c’est bien connu, nul n’est parfait… Alors tous ensemble…   puis chacun pour soi : pour le meilleur !                                                                                                                        sandrine bertrand-nel  Tous ensemble  et chacun pour soi ?  Photo Noël Nel4      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    Cheval Attitude n° 8 / mai/juin 2007  Directrice de la publication et rédactrice en chef  Sandrine Bertrand-Nel  Conseillère scienti? que  Martine Hausberger, Université de Rennes 1  Conception graphique, mise en page  Arnaud Hussenot / Fabien Darley - studio.hussenot@free.fr  Collaborateurs et remerciements  Jean-Marc Imbert / Marie-Luce Hubert / Jean-Louis Klein / Isabelle Claude / Frédéric Hiberty   / Alain Gosset / Andy Booth / Haras de La Cense / Christelle Grison / Laurent Tatin / Patricia   Wyssenbach  /  Donald  Newe  /  Peter  Andresen  /  Jean-Louis  Savignol  /  Haras  Picard  du   Sant / Christian Pequillet / Abbaye d’En Calcat / Richard Godrant / J.A.K. Curly Cantal / Aline   Verschuren / Marcel Briot / Maison de Retraite du Bas Château / Noël Nel / Cécile Bruderer.  Iconographie  Marie-Luce Hubert / Jean-Louis Klein / Julie Boffy / Dan Guerrera / Demps / Sophie Marty / Marc-  Antoine Calonne / Darrel Dodds / Haras de la Née / H. Paitier / Inrap / CDTE Puy de Dôme / Jean-Marc   Imbert / Jean-Marc Montegnies / Frédéric Hiberty / Fabienne Debuisson / Haras de La Cense /   Christelle Grison / Patricia Wyssenbach / Collection Marcel Briot / Pascale Philpott / Peter Andresen /   Michèle Londono / Cécile Bruderer / Schneider Thorsten / Alexandre Bertrand / Noël Nel / Sandrine   Bertrand-Nel / Siriane.  Web design  Julie Varlois  Technique web  Leuville Objects  Impression  Actis BLG Commerce - ZI de la Croix de Metz - Route de Villey-Saint-Étienne - 54200 Toul  Distribution  MLP  Publicité  Sandrine Bertrand-Nel - Tél. 03 82 56 04 42  sandrine.bertrand-nel@cheval-attitude.com sandrine.bertrand-nel@cheval-attitude.com  Cheval Attitude - 7, rue principale - 57480 Ritzing - Tél. 03 82 56 04 42  contact@cheval-attitude.com - http://www.cheval-attitude.com  Cheval Attitude est une publication bimestrielle des Éditions Bertrand-Nel  EURL au capital de 2 000 euros - R.C.S. Thionville N° 485 308 068  N° TVA intracommunautaire : FR 00 485 308 068  Dépôt légal : à parution  N° de commission paritaire : 0311 K 87797 - ISSN : 1779-8876  Vente au numéro   France : 5,50 C France : 5,50 C France : 5,50 C - Belgique : 6 C France : 5,50 C France : 5,50 C - Belgique : 6 C  - Belgique : 6 C – Portugal : 6,40 C  - Belgique : 6 C  - Belgique : 6 C – Portugal : 6,40 C  – Portugal : 6,40 C – Martinique : 6 C  – Portugal : 6,40 C  – Portugal : 6,40 C – Martinique : 6 C  – Martinique : 6 C – Guyane : 6 C  – Martinique : 6 C  – Martinique : 6 C – Guyane : 6 C  – Guyane : 6 C  Guadeloupe : 6 C Guadeloupe : 6 C Guadeloupe : 6 C – Nouvelle–Calédonie : 800 xpf – Tahiti : 800 xpf – Maroc : 65 DH Guadeloupe : 6 C Guadeloupe : 6 C  Les opinions présentées dans la revue n’engagent que leurs auteurs. Tous les textes et   photographies sont protégés par le Copyright -   Cheval Attitude  . Toute reproduction, même   Cheval Attitude Cheval Attitude  partielle, est formellement interdite, dans quelque pays que ce soit. Sauf accord particulier,   les manuscrits, photos et dessins adressés à   Cheval Attitude   ne sont ni rendus ni renvoyés,   Cheval Attitude Cheval Attitude  et ceci qu’ils soient publiés ou non.  La rédaction se réserve le droit de refuser à la publication tout type d’élément rédactionnel   ou photographique, sans avoir à expliquer sa décision, en application de la loi de 1881   relative à la liberté de la presse.  D’éventuels coordonnées ou tarifs peuvent ? gurer dans certains articles à titre purement   informatif. La rédaction ne saurait être tenue responsable du contenu des petites annonces   en p. 65 et 66 de ce numéro.   Magnifique pouliche Spanish Mustang   qui s’éveille, USA.  Photo Marie-Luce Hubert / Jean-Louis Klein  4    Pistes à explorer  14 Cheval et Handicap   « Équithérapeuthe »  Cheval et Handicap  Cheval et Handicap   Un métier émergent ?  16 Cheval et Handicap   Une nouvelle vocation ?  17    Remise en question  18 Interview   La Cense  Pour qui, pourquoi ?  20 Interview   Andy Booth  La passion à fleur de peau  24 Des écuries pas comme   les autres ?   Grand bien leur fasse !...  www.cheval-attitude.com  expérience 51 Campo, criollo, gaucho   y viento…  Patagonie (première partie)  actualités C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 5  sommaire  ABONNEZ-VOUS  FORMULAIRE   PETITES ANNONCES  PETITES ANNONCES  LES ADRESSES   DE LA RÉDACTION  63  64  65  66  bien-être 42 Que peut-il se passer sous  les mains d’un Shiatsuki ?  32 Lorsque les chevaux   vivent libres,   que font-ils de leurs journées ?  46 L’Herbier de Pégase   41    Poulinage en liberté  34 Les poulains   (première partie)  60 C’est peut être vous...  Une si jolie mémoire  55 Le grand tralala   de Dom Robert  passion  12 Les Compagnons   de Jean-Marc Imbert  Patrick Faure, le Hussard voltigeur  44 La tradition et le Statu Quo,  Ou la science et l’avenir ?  48 Une fleur au stylo   49 Pieds nus : oui ou non ?  science  connaissance  Rencontre  découverte  race 58 Frisottis de CurlyPhoto Julie Boffy       C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    actualité  Pistes à explorer  Allez encourager les enfants !  Une compétition inter-établissement (en association avec   handisport) d’enfants handicapés à poney se déroulera le   mercredi 25 Avril 2007 à Bailly (78) 2 grande rue, Institut   d’Education Motrice de Bailly. Une journée très sympa-  thique qui sera peut-être le départ d’un circuit de compéti-  tions à poney pour ces enfants un peu exclus du fait de leur   handicap, et qui, pourtant, développent la même énergie   que nos plus grands compétiteurs ! Nous comptons sur   vous pour les soutenir !   Informations :   Blandine Bruyat Caussarieu,   Association Loi 1901 Le Pied à l’Étrier  lepiedaletrier-association@orange.fr  Salon Équibourgogne  2007  Du vendredi 27 avril au dimanche   29 avril, 14h à 20h le vendredi ; 10h   à 20h le week-end.   Le salon du cheval et du cavalier   de Dijon change d’allure pour faire   de cet événement une véritable fête   du cheval où passionnés et profes-  sionnels se rencontreront en toute   convivialité dans un environnement   agréable et adapté au bien-être des   équidés. L’objectif de cette manifestation est non seulement de faire décou-  vrir les différentes disciplines de la monte classique et western, mais égale-  ment de présenter un maximum de races de chevaux, avec la volonté de   valoriser les élevages et l’activité équestre de la Bourgogne. Rendez-vous au   Parc des Expositions de Saulieu (21210). Entrée : 5 C=CC  adultes et enfants de +  CC  12 ans ; demi-tarif : 3 C=CC  licenciés F.F.E. et enfants de -12 ans et gratuit pour  CC  les enfants de - 4 ans. Animations : baptêmes à poneys ; démonstrations de   maniabilité ; balades ; randonnée dans les environs de Saulieu le dimanche   matin ; démonstrations des laboureurs-vignerons et animations diverses sur   la carrière ; conférence sur la traction animale, etc.   Informations : 03 80 60 86 08.  École de parage naturel  La première école professionnelle de parage naturel vient d’ouvrir ses portes   en Suisse Romande. Les cours y sont donnés par Dan Guerrera, maréchal-  ferrant américain de formation, ayant développé sa propre méthode de parage   naturel et étant devenu grand spécialiste de ce type de parage, avec la colla-  boration d’Ursula Schminke de La Paloma, écurie située à 40 minutes de   Genève (à Yens). C’est une première en Suisse Romande car jusqu’à présent,   de tels cours ne pouvaient se faire qu’aux USA ou en Grande-Bretagne. Le   but est de montrer qu’une vie sans fers est possible pour un cheval et cette   école va permettre de former des professionnels. Elle est ouverte à tous :   maréchaux, vétérinaires ou passionnés désirant devenir pareurs naturels   professionnels. La formation se compose de 6 modules répartis sur l’année   2007, représentant environ 200 heures de cours théorique et pratique, donnés   en anglais (mais une traduction est possible si demandée) et abordant les   thèmes suivants : anatomie et fonctionnement du sabot, parage du sabot et   son entretien, santé du sabot et connaissance de ses   forces et faiblesses et en? n « Horsemanship » car   cela concerne la relation homme-cheval. Les élèves   recevront au terme de leurs études un certi? cat qui   attestera de leurs connaissances autant théoriques   que pratiques sur le sujet. Début des cours le 26   avril 2007 et ? n en décembre 2007. Vous voulez   vous faire votre propre avis ? Attention les places   sont limitées à 6 personnes !   Pour tous renseignements :    www.lapaloma.ch et  www.barehoof.com  Contacts :  info@lapaloma.ch  ou  dan@barehoof.com  Patagonie  1 mois au pays des gauchos et des criollos  Vendredi 4 mai à 20h30  Salle des fêtes de la Chapelle Montligeon (61 – Orne)  Diaporama de Valérie Beuzelin : éducation de chevaux   vivant dans des conditions naturelles et découverte de la   culture équestre des gauchos. (article page 51)   Renseignements :   Valérie Beuzelin – valerie-beuzelin@wanadoo.fr  Tél. 02 33 83 38 00  Photo Dan Guerrera Photo Sophie MartyOiseau de Régagnas   et Heide Coissieux.  Photo Demps  C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 7  Compétition internationale d’endurance équestre (120 Km)  A Sommant, en plein cœur du Parc Naturel du Morvan, le samedi 5 mai. Sous la houlette de la   Fédération Equestre Internationale, en partenariat avec la Région, le Département et la ville d’Autun,   l’association du centre équestre À Hue et à Dia organise sa première compétition internationale à   l’occasion de son vingtième anniversaire au service de cette discipline. 120 kilomètres de chemins   aux dénivelés sélectifs, plus de 3000 mètres d’ascension, une dizaine de communes rurales traver-  sées : la course de Sommant en Morvan réserve de belles émotions aux compétiteurs (une centaine)   autant qu’aux spectateurs. Une belle opportunité pour les amoureux des chevaux et de la nature.   Compétition et performance de l’animal alliées à la découverte de grands espaces naturels, tel est   l’esprit de l’endurance équestre.   Contact : Jean de Châtillon au 03 85 82 66 48. ahueetadia@wanadoo.fr  Inédit en Alsace  Premier concours international d’attelage du 16 au 20 mai   au Haras de la Née. Cette compétition de niveau interna-  tional sera ouverte aux meneurs français et étrangers dans   l’ensemble des catégories 1, 2 ou 4 chevaux (ou poneys).   17 nations y sont invitées ! Le concours complet d’Attelage   comprend trois épreuves. Il se déroulera sur 4 jours pour le   concours international, suivi d’un concours amateur 3 le   dimanche 20 mai. Mercredi 16 mai : visite vétérinaire des   chevaux et préparation des équipages. Jeudi 17 mai : dres-  sage. Vendredi 18 mai : marathon. Samedi 19 mai : mania-  bilité sur la grande carrière. Dimanche 20 mai, concours   Amateur 3 organisé pour remercier tous ceux qui ont œuvré   pour l’existence de ce concours. Entrée libre. Restauration   assurée sur place. Tout bénévole pour aider à la prépara-  tion des différentes tâches qu’exige un tel évènement est   bienvenu.   Information : contactez Estelle Hoffarth au 06 61 70 42 53   ou info@haras-de-la-nee.com  Stages   Locomotion du Cheval   et Fonctionnement   du Cavalier  Marie Odile Sautel et Laurent Mézailles   vous proposent de connaître les prin-  cipes de base du fonctionnement du   cheval et faire le lien avec l’équitation ;   apprendre à détecter les anomalies ;   savoir évaluer la qualité de la locomo-  tion et l’état musculaire, et en? n choisir   les exercices utiles et le matériel adapté.   Tout pour ressentir et comprendre la   locomotion de son cheval. Sessions le   8 mai (locomotion du cheval) de 9h à   18h30 et le 3 juin (fonctionnement du   cavalier) au Manège Franklin - 23 rue   Franklin - 78100 Saint-Germain-en -  Laye. Tarifs : 150 C=CC  sur inscription avec  CC  votre cheval – 90 C=CC  en auditeur libre.  CC  Informations :   Laurent Mézailles, 06 86 79 56 88.  La petite Fête 2007, les 19 et 20 mai  À l’écurie de Régagnas, chez Yasmine Coissieux, deux journées de festivités et de   découvertes. Le 19 mai à 18h : démonstration de tournage par Agir Céramique   et exposition vente : le Cheval Céramique. À 21h : L’École des Chevaux présente   sa Chorégraphie Équestre «Décrocher la Lune», créée et réalisée par Yasmine   Coissieux.  Le 20 mai à 14h : Approche – Découverte des Coulisses de L’École   des Chevaux ; atelier découverte par Agir Céramique.   Entrées gratuites les deux journées mais réservations obligatoires   sur yasmine.c@tiscali.fr  ou au 04 67 15 01 26 (rép.).  Yasmine Coissieux – Ferme de Régagnas – 30770 Alzon-Vissec – Fax 04 67 82 03 31.  « Sabot sain pour une vie saine »   et Parage naturel   pour une vie saine »   pour une vie saine »   Stages «Sabot sain pour une vie saine» et Parage naturel.  Trois séminaires pour découvrir la Méthode de Parage du   Docteur en Médecine Vétérinaire Hiltrud Straßer. Du 21   au 23 avril en Lorraine (Rouvres-la-Chétive), du 18 au 20   mai en Vendée au Puy-du-Fou et du 26 au 28 mai à Seron   (Pyrénées, 70 km au sud de Toulouse). Ces stages sont   réservés à des personnes motivées et s’adressent surtout   aux propriétaires de chevaux et poneys, aux véterinaires,   aux maréchaux-ferrants et à tous ceux qui s’intéressent au   bien-être des chevaux. Le but est de comprendre comment   obtenir des chevaux en bonne santé, plein de vitalité et   équilibrés, grâce à la santé qui «passe» aussi par leurs pieds!   Programme type d’une session : premier jour : anatomie et   fonctions du sabot ; le fer, le déferrage et les conséquences ;   protection alternative du sabot ; principes des soins aux   sabots. Deuxième jour : in? uences de l’environnement ;   in? uence par la façon de monter à cheval ; cadre de vie   optimal. Troisième jour : parage d’un sabot avec instruc-  tions et analyse d’un pied de cheval. Une formation longue   de deux ans débute aussi le 17 août à Tübingen.   Informations sur www.der-hufheilpraktiker.de    Pour des informations complémentaires, n’hésitez pas   à écrire à info@der-hufheilpraktiker.de ou contactez   Christoph Gehrmann, Manager pour la formation fran-  cophone, au 00 49 - 65 57 90 00 00. Il est très sympathique   et se fera un plaisir de vous informer. Quant à nous, nous   allons sans doute tester le séminaire dispensé en Lorraine,   nous vous tiendrons informés!  Photo Haras de La Née8      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    Pistes à explorer  Stage   « équitation éthologique »   Stage  Stage   et Principes   « équitation éthologique »  « équitation éthologique »   Haute École Nevzorov  Les 2 et 3 juin, avec Donald Newe à   Quesques (62249), à 20 minutes de   Boulogne.   Informations et inscriptions :   Madame Alex Hunt   au 03 21 91 60 49   ou alexhunt@orange.fr   Bientôt la transhumance !  Réservez vite vos places pour un voyage d’exception :   accompagnez les Mérens du Haras Picard du Sant (notre   rubrique) pour leur montée à la transhumance du 31 mai   au 3 juin. 40 chevaux de Merens sur 65 kilomètres à pied   et à cheval dans un décor de rêve et des émotions que vous   n’oublierez jamais, croyez-nous sur parole (Cheval Attitude  numéro 3) !   Informations :    www.merens-ariege.com.   Famille Savignol au 05 61 66 65 34   ou au 06 14 42 93 18  contact@merens-ariege.com  Stages Michel Ladouceur  Chez Thierry Ensenat du 1 er  au 4 juin  Pony-Express – La Rivoire Vignieu.   Tél. 04 74 18 57 74 – pony-express38@wanadoo.fr  Chez Vincent Hasler les 9 et 10 juin  Méval 14 – Tramelan 2720 – Suisse   Tél. 011 41 32 487 53 12  Stages avec votre cheval (3 jours) en groupe : 4 couples cava-  lier / cheval maximum – places limitées, pensez à réserver   au plus vite. Progresser ensemble, en instaurant un climat   de con? ance, quelles que soient la discipline et la race de   votre monture. Savoir monter dans un manège aux trois   allures, en présence d’autres chevaux. De 10h à 17h avec   conférence et visionnage de ? lms éducatifs. Tarif : 400 C=CC  par cavalier (comprend boxe, paille, foin et repas froid du   midi) ou 15 C=CC  par jour dans la limite des places disponi- CC  bles. Dates : 25 au 27 mai, 28 au 30 septembre et 23 au 25   novembre. À la ? n de chaque stage, Michel Ladouceur va   vous élaborer un plan de travail individuel a? n de conti-  nuer la progression de votre apprentissage. Les 16 et 17 juin,   Michel Ladouceur sera également présent au salon de La   Motte Beuvron, où il s’occupera d’une équipe formée de   ses clients et élèves. Il pourra vous dédicacer sur place son   livre Cheval Référence.  Journée Initiation à l’osthéopathie  Module d’initiation Palpation et Massage chez Antoine   Bastiaan près de Dieppe, au Centre de remise en forme   Synequine – 76510 Freulleville, les 9 juin et 7 juillet. Module   Stretching les 8 et 21 juillet.   Informations :   Jean-Michel Boudard – Ostéopathe D.O.   224, rue de la convention – 75015 Paris.   Portable : 06 86 78 47 45.    infos@boudard-osteo.com  www.boudard-osteo.com  « La vérité sortirait-elle   de la bouche des chevaux ? »  X e XX  colloque de l’École nationale d’Équitation le 16 juin 2007   à Saumur, avec pour thèmes phares : mobilité et décontrac-  tion de la mâchoire en équitation ; leurs incidences sur la   locomotion du cheval ; son bien-être et son emploi, sous   la direction de Patrice Franchet d’Espèrey et en partenariat   avec Laetitia Bataille. Que ce soit dans les Traités d’équita-  tion classique ou chez certains cavaliers qui se réclament de   l’éthologie, une grande importance est accordée aux mouve-  ments de la langue et de la mâchoire du cheval, qu’ils soient   ou non spontanés. Lorsque le cheval mobilise sa mâchoire,   il se passe quelque chose dans son ensemble qui depuis   plusieurs siècles est ressenti et décrit par le cavalier mais   n’a pas été encore bien analysé ni soumis à l’épreuve de la   science. Ce colloque a pour ambition de faire un état des   lieux et d’ouvrir des pistes de recherches les plus scienti? -  ques possibles pour le respect de la biologie du cheval, son   bien-être et un meilleur emploi de ses facultés. Programme   de la journée : accueil à 9h. Première conférence : la mobi-  lité de la mâchoire. Déjeuner et travaux pratiques à 11h30 :   méthodes de décontraction. Pause à 16h, puis dernières   conférences : les effets de la décontraction active de la   mâchoire sur le travail du cheval et sur la prévention des   pathologies. Restauration sur place.   Programme détaillé et réservations :   Brigitte Dupont au 02 41 53 50 59 du lundi au vendredi   (de 8h à 12h et de 13h30 à 17h) ou sur  www.cadrenoir.fr – Inscription 15 C=CC par personne. CC  Photo Alexandre Bertrand  Photo Alexandre BertrandC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 9  Championnat de France   de   Championnat de France  Championnat de France   TREC en attelage  Championnat de France  Championnat de France   Padoux, entre Épinal et Rambervillers, entre la vallée de la   Moselle et le massif vosgien, organisera du 22 au 24 juin   le championnat de France de TREC en attelage. Pour la   première fois dans les Vosges et en Lorraine, une centaine   d’attelages de toute la France viennent s’affronter en toute   convivialité. Maniabilité et orientation seront à l’honneur.   Plus de 300 personnes d’équipage sont attendues. Spectacle   gratuit ouvert au public, village « Tourisme et terroir », créa-  tion d’images d’Épinal par un véritable artiste spéci? que   à cette manifestation et à l’ef? gie des départements de la   Lorraine.   Organisation : Les Cavaliers du Padozel, Philippe Fringand   (Tél. 06 16 90 83 09) et Éliane Lorandini (Tél. 03 29 38 43 71)  Informations sur www.trec-france.com  La Curly Attitude ?  Vous avez la Cheval Attitude ? Sans doute si   vous lisez ces lignes, alors adoptez aussi la   Curly Attitude ! Ce sera peut être bien le nom   de la prochaine rencontre annuelle du Curly   Français, pour laquelle nous serons parte-  naires ! Une occasion unique pour vous de voir   de vos propres yeux ces chevaux « nounours »   hypoallergéniques et aux si jolies bouclettes !   Rendez-vous les 23 et 24 juin, et assistez aussi   aux démonstrations de dentisterie, parage   naturel ou équitation éthologique.   Informations :   Aline Verschuren au 04 71 49 96 01   ou  alineverschuren@wanadoo.fr  Venue exceptionnelle de Josh Lyons  en Belgique  Venue exceptionnelle de  Venue exceptionnelle de   Symposium de deux jours : les 21 et 22 juillet. Josh Lyons   travaillera et expliquera sa méthode avec des chevaux qui   lui seront présentés. Les auditeurs pourront poser toutes les   questions qu’ils souhaitent. Traduction simultanée assurée   en français le samedi et en néerlandais le dimanche. Sont   également proposés deux stages de trois jours chacun : les   23, 24 et 25 juillet ainsi que les 27, 28 et 29 juillet (15 parti-  cipants par session), qui s’adressent aux cavaliers accompa-  gnés de leur cheval, quelle que soit leur discipline équestre.   Au programme : travail en liberté, travail à pied et travail   monté ; éducation, rééducation, technique de dressage ;   contrôle des émotions du cheval et du cavalier ; contrôle   des mouvements, aisance et légèreté, harmonie entre le cava-  lier et son cheval et en? n complicité et compréhension.   Informations et inscriptions :   Graziella & Didier Kempter (certi? és entraîneurs John et   Josh Lyons et brevetés formateurs FFE France Niveau 3   en Équitation Éthologique). Equi Harmony.   Tél. 00 32 (0) 495 43 33 19 - www.equiharmony.com  Original : un camping « village western » !  Jusqu’alors activité interne du Camping la Rotonde,   Westerlies Farm, devient une écurie à part entière, école   d’équitation pour tous niveaux et écurie de proprié-  taires, ouverte toute l’année et af? liée à la F.F.E. Les disci-  plines proposées en loisir et compétition, tous âges, tous   niveaux sont : Reining, Trail, Pleasure et Horsemanship.   Programme d’équitation éthologique et passage des Savoirs.   Vous souhaitez passer des vacances inédites en continuant   à vivre votre passion ou monter dans un centre quelque   peu atypique ? Arnaud Péroux, le Directeur, recherche sans   cesse le meilleur pour vous, tant du point de vue des acti-  vités que du confort, du cadre de vie, etc. de son centre et   camping !   Informations :  05 56 09 10 60 - www.village-western.com  Josh Lyons et Tari Trash  Photo Darrel Dodds  Photos Camping « Village western »  Photo Aline VershurenCrâne d’un adulte   entouré de deux   crânes de chevaux   déposés tête-bêche   (probablement III e  siècle de notre ère)   Photo H. Paitier/  Inrap, 2007  Photo CDTE Puy-de-Dôme  10      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    Pétition Brigitte Bardot   contre l’hippophagie   Brigitte Bardot   Brigitte Bardot   « Ceux qui aiment les chevaux les aiment vivants et libres   dans les prés, pas dans leur assiette » Brigitte Bardot.   Soutenez la pétition de Brigitte Bardot contre l’hippo-  phagie et signez-la ! Vous la trouvez sur   www.fondationbrigittebardot.fr/site/petitions/petition_  hippophagie.pdf – Fondation Brigitte Bardot – 28,  rue   Vineuse – 75116 Paris. – Tél. 01 45 05 14 60.  Sauvegarde  du cheval d’Auvergne  Sauvegarde Sauvegarde  L’Association pour la sauvegarde   et la relance du cheval d’Auvergne   a mené en 2006 une promotion   active : Rallye d’attelage de tradition   de Bulhon (Puy-de-Dôme) ; Fête du   parc naturel régional Livradois Forez   (Puy-de-Dôme) ; Sommet de l’éle-  vage de Cournon ; Salon du cheval de   Montpellier. En janvier 2007, l’inven-  taire recense 161 animaux, 37 saillies   enregistrées pour 12 naissances. Côté   communication : 7 articles de presse   (dont notre double reportage Cheval   Attitude) et 2 passages en télévision.   Cette année, l’Association souhaite   mettre sur pied un système de dépla-  cement d’étalon : c’est Babeliba qui   remonterait à partir du 15 mai des   prairies du Haut Languedoc pour gagner la Ferme équestre   de Montcodiol, vers le col de Supeyres. Objectif : 40 saillies.   En? n, l’association souhaite innover en réalisant un ? lm et   en organisant une randonnée itinérante avec chevaux bâtés   sur le territoire du Parc des volcans. Siège social : Parc des   volcans d’Auvergne, Château de Montlosier, 63 970 Aydat.   Rédaction du Bulletin d’information :   Muriel Ronez (notre correspondante).    www.chevalauvergne.org  info@chevalauvergne.org  Une pratique funéraire inconnue   en Gaule romaine  pratique funéraire pratique funéraire  Une équipe de l’Institut national d’archéologie préventive   (Inrap) met actuellement au jour les vestiges d’une pratique   funéraire inconnue en Gaule romaine. Sur prescription de   l’Etat (Drac, SRA de Haute-Normandie), les archéologues   travaillent sur une parcelle de 200 m 2  vouée à la cons-  truction d’un pavillon à Évreux (Eure). L’un des élèments   exceptionnel découvert sur ce site est le dépôt de quartiers   de chevaux dans la plupart des sépultures. Il s’agit le plus   souvent de crânes ou de quartiers de rachis. Une structure a   cependant livré trois chevaux quasiment complets déposés   simultanément les uns au dessus des autres. Le dépôt le   plus singulier est celui d’un adulte dont la tête est enserrée   par deux crânes de chevaux. Les ossements d’équidés ont   été déposés directement au contact des défunts, ou dans   le remplissage des fosses. Ce geste délibéré - le dépôt de   quartiers de chevaux dans des sépultures gallo-romaines -   serait actuellement unique en France. Faut-il envisager la   présence d’une population particulière, soit par son origine,   soit par sa religion ou son corps de métier ? S’agit-il de la   survivance d’un culte à la déesse gauloise Épona ? La pour-  suite de la fouille et des recherches apportera peut-être des   éléments de réponse.   Pour plus d’informations :   Mahaut Tyrrell au 01 40 08 80 24 – mahaut.tyrrell@inrap.fr   ou Céline Soret au 02 23 36 00 58 – celine.soret@inrap.fr  Escapade à cheval   dans les Cheires d’Aydat  Escapade  Un nouveau circuit pour satisfaire vos envies d’évasion   équestre, entre volcans, chaîne des Puys, lacs et vergers!  Née de l’initiative de quatre propriétaires de relais d’étape,   passionnés de chevaux et de leur région, cette escapade vous   garantit une randonnée d’exception. Gorges de la Monne,   puys, mégalithes, lacs d’Aydat et de la Cassière, montagne de   la Serre, mais aussi églises romanes, châteaux, villages pitto-  resques... Autant de sites qui vous permettront de décou-  vrir un patrimoine naturel surprenant et une architecture   locale haute en couleur.   Contact : Lionel Fernandez au 04 73 79 37 69   www.aydat.com – ot.aydat@wanadoo.fr  Pistes à explorer  Photo Noël NelC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 11  Le Tee-Shirt que tout le monde   va vous envier !  Le Tee-Shirt que tout le monde  Le Tee-Shirt que tout le monde   Testé pour vous dans les pires conditions : le tee-  shirt Arod ! Technicité et bien-être sont les points   forts de ce nouveau textile. Une douceur incom-  parable, un effet-détranspirant qui permet d’éva-  cuer les désagréments liés à la sueur, une action   anti-odeur grâce à des ions argent contenus dans   la fibre, fabriqué sans additif chimique, chaud   l’hiver, frais l’été et sans repassage ! Le rêve des   amoureux de chevaux, qui suent et se salissent   encore plus que la moyenne et qui n’ont pas de   temps à perdre à repasser ! Si vous avez besoin de   tee-shirts pour cet été, de caraco pour les femmes,   et même de caleçons pour les hommes, n’hésitez pas car   franchement, nous l’avons testés pour vous et la qualité de   ces produits ne se dément pas. Ils sont plus qu’agréables et   faciles à porter, très confortables et adaptés au sport et à une   vie active. Je vous avoue que j’ai porté une semaine (jour et   nuit, si, si !) le même tee-shirt – ce n’est pas très joli comme   exemple, je sais, mais c’est pour vous rapporter mon réel   ressenti à ce sujet, c’est donc pour la bonne cause – et j’ai été   plus que surprise par son excellente tenue, sa résistance aux   odeurs (merci mes juments !) et sa douceur exceptionnelle.   Sans compter l’accueil excellent au téléphone de Rodolphe   Quémener, le Directeur de la collection, qui peut s’enor-  gueillir d’avoir décroché un Trophée de l’Innovation le 22   janvier dernier pour ce produit de très grande qualité. Et   puis, cerise sur le gâteau, Jean-Marc Imbert aussi l’a testé et   il en est vraiment content ! Alors, pour la belle saison déjà là,   pro? tez vite de la collection Arod, qui propose principale-  ment des tee-shirts à manches courtes mais aussi à manches   longues et des caleçons, le tout en plusieurs coloris.   Informations : Arod by TLD - Z.I. Bois Chéri  43260 Lantriac – Rodolphe Quéméner au 04 71 05 88 55   www.arod.fr – contact@arod-boutique.com  Vaincre la dermite estivale naturellement  L’un des principaux soucis de vos chevaux à la venue de   la belle saison est apporté par les insectes piqueurs : la   dermite estivale peut faire des ravages ! Enrayez-la à l’aide   d’un produit qui a fait ses preuves depuis plus de 12 ans en   Allemagne. Testé sur 1000 chevaux, les résultats sont très   positifs et permettent d’avancer une nette amélioration de   leur état dans la majorité des cas, ainsi qu’une une dispa-  rition totale des symptômes pour 21% des chevaux testés.   Composé essentiellement d’algues prélevées dans les profon-  deurs de l’océan atlantique où l’eau est pure et froide, Bio-  Tonique conserve vitamines, sels minéraux, oligo-éléments et   acides aminés grâce à son procédé de déshydratation. Riche   de plus de 60 éléments nutritifs, il apporte une amélioration   visible après 3 à 4 semaines. Son atout principal réside bien   dans le fait qu’il renforce naturellement le système de défense   immunitaire du cheval, qui peut ainsi mieux se protéger et   résister aux piqûres d’insectes. Il est donc particulièrement   recommandé en prévention de la gale d’été ; il renforce aussi   l’équilibre corporel, réduit le stress, diminue la sensibilité   aux maladies, améliore l’activité intestinale, et en? n promet   un beau poil à votre cheval ! N’hésitez plus : Bio-Tonic de   chez Hippo-Top –Tél. 03 87 06 12 48  www.hippo-top.com – hippo@hippo-top.com  Produits de saison  ///  Pensez à gâter vos chevaux !  De temps en temps, cela leur fait du bien à eux aussi !   Friandises, granulés, matériel neuf et d’occasion, vous trou-  verez plein de choses à petits prix chez 1001 Bonsplans Sarl !   Visitez le site et commandez en direct ou devenez déposi-  taire des produits sans quotas imposés.   Informations : 00 352 661 81 39 40 ou 00 33 6 62 81 39 40   www.mille1bonsplans.com – mille1bonsplans@hotmail.fr  Clôtures haute sécurité  Sécurisez toutes vos clôtures grâce au cordon électrique   « X TREM wire 5mm », la technologie au service de l’éle-  vage moderne ! Informations : équit’elec au 0 810 811 416  Fax 0 810 000 446 – www.equitelec.com  L’Annuaire des éleveurs de   chevaux de race Camargue  Pour tous les amoureux du Cheval   Camargue, sortie d’un annuaire   des éleveurs de la race par Christine   Granier. Vous y trouvez des indica-  tions sur la race (origine, morphologie,   zone d’élevage, utilisation) en français   et en anglais, des informations sur le   Gardian (costume, instruments, etc.)   puis toute une foule d’informations   relatives à la race (manifestations où   on trouve ce cheval, Maison du Cheval   Camargue, etc.) et enfin toutes les   adresses à connaître. Un guide utile   pour tous ceux qui veulent découvrir   ce cheval et ses éleveurs. Prix : 30 C=CC .  CC  Informations : Paul Tacussel, éditeur –   191, boulevard Baille – 13005 Marseille.   Tél. 04 91 94 24 80  editions@tacussel.fr  Collier insectifuge écologique  L’arrivée de la belle saison va de pair avec l’arrivée des   insectes pour vos chevaux. La société AB7 INDUSTRIES,   spécialiste des polymères actifs (matières plastiques   capables d’emmagasiner un actif puis de le libérer de   façon progressive et continue sur une longue durée), a   mis en place un procédé de fabrication permettant de   diffuser via un bracelet ou un collier des actifs à base de   plantes qui protègent l’homme ou l’animal contre les   nuisances de certains insectes. Cette innovation, véritable   nouveauté sur le marché des insecticides, assure à l’instar   des aérosols et insecticides nocifs, une ef? cacité longue   durée dans le respect de la santé et de l’environnement.   Un collier insectifuge composé d’actifs issus de plantes   a donc été mis au point à destination des chevaux, leur   procurant une protection optimale d’un moins environ.   Il s’avère être une solution pratique, ef? cace et écolo-  gique et sera vendu entre 9 et 11  C=CC  Informations : René Chelle au 05 62 71 78 88  www.ab7-industries.fr – r.chelle@ab7-industries.frNuméro du Hussard  Photo Jean-Marc Imbert  12      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    passion  Photo Schneider Thorsten  Patrick Faure,   le hussard               voltigeur  « Comme beaucoup de personnes   dans le spectacle équestre, j’ai   débuté seul. Mais cette passion   m’a conduit depuis 6 ans à créer   de gros spectacles de 1 h 30. Qui dit   gros spectacle, dit équipe et bonne   entente. Comme vous le savez bien,   il n’est pas facile de travailler   en groupe. C’est pourquoi mon choix   s’est tourné non seulement vers   des cavaliers de qualité, mais surtout   vers des personnes respectables et   humbles. Basée sur l’amitié, l’union   de ces dix à quinze personnes   nous permet d’avoir une équipe   soudée, malgré toutes les dif? cultés   de ce métier ». Jean-Marc Imbert  Patrick Faure est discret, attentif à ce   qu’il dit et respectueux de l’amitié. Il   a bien voulu se con? er sur sa pratique   équestre dans l’équipe de Jean-Marc.   Leurs deux parcours n’ont cessé de se   rejoindre, après quelques coupures    passagères.  Cheval Attitude : quel passé avez-  vous dans le domaine du cheval ?   Patrick Faure : J’ai commencé le   cheval vers l’âge de 8 ans. J’ai grandi   dans le sillage de mon père, qui était   accompagnateur équestre. Je suis donc   moi-même devenu accompagnateur   équestre, puis j’ai passé des diplômes   de monitorat que je n’ai pas pu mener   à leur terme. À cette époque, Jean-  Marc avait avec ses parents un club   de randonnée équestre, à La Fenière,   à côté de Sisteron. Il organisait déjà de   petites fêtes pour ses parents. J’ai voulu   ensuite faire de la voltige avec lui.  Comment s’est donc passée la   rencontre avec Jean-Marc ?  J’ai toujours voulu travailler avec Jean-  Marc. Tous deux, nous ne savions pas   voltiger et il nous a fallu apprendre.   Après quelques années d’apprentis-  sage en solo, nous avons travaillé avec   Les « Cavaliers de l’Impossible » de   Chaps, un cavalier de spectacle très   réputé. Jean-Marc est resté un peu   avec lui. Moi, j’ai voulu monter mon   équipe. J’ai travaillé comme cascadeur   avec Mario Luraschi, sur un tournage   et dans quelques spectacles, et avec   Cheval Cascade. Le tout, pendant une   dizaine d’années. Les retrouvailles avec   [ Les compagnons de Jean-Marc Imbert ]       DURANT QUELQUES NUMÉROS,   CE SONT LES COMPAGNONS   DE SPECTACLE DE JEAN-MARC   IMBERT QUI VONT VOUS ÊTRE   PRÉSENTÉS. LA RAISON ?   JEAN-MARC VOUS LA DONNE   CI-CONTRE...Un artiste au cœur   bien accroché !  Photo   Jean-Marc Montegnies  C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 13  Jean-Marc ont eu lieu en 1999-2000.   Disons que j’ai voulu me rapprocher de   lui, qui, avec sa générosité, a su m’aider   et me dépanner vraiment.  Pouvez-vous présenter avec vos   mots et de l’intérieur votre numéro   dans l’équipe de Jean-Marc ?  Je fais le numéro du Hussard, rênes   à la ceinture. Je crois que je suis un   guerrier dans l’âme. J’adore l’action et   l’ef? cacité.  Et je cherche à produire de   l’émotion. Il faut donc que mon cheval   soit à l’unisson, qu’il devienne aussi   guerrier dans l’âme pour faire passer   le frisson dans le public. J’ai ma pano-  plie : de petits couteaux cosaques, que   je ne plante plus maintenant, suite à   quelques problèmes. Un javelot, un arc   et des ? èches. Quand j’arrive en scène   je communique avec mon cheval sans   lui parler. Je le sens. Je dois aussi m’oc-  cuper de mes armes. Bien sûr, je suis   aussi voltigeur, et postier Hongrois. Je   fais des courses debout sur deux ou   trois chevaux.  En quoi le travail avec Jean-Marc   a-t-il in? uencé votre pratique ?  Je sais ce que nous avons toujours eu   en commun. Nous tenons absolu-  ment à avoir une bonne relation avec   le cheval, à communiquer avec lui, à   le respecter sans jamais le « casser ».   Et il y a une différence : Jean-Marc est   un être très sensible, qui comprend   très vite le cheval. C’est chez lui un   don, et même un trait de génie. Il   utilise le cerveau de l’animal. Il lui   parle beaucoup, et moi, pas. Moi, je   suis plus centré sur le physique du   cheval, et pour mon numéro, il me   faut toujours bien préparer mon   compagnon. Un exemple : il y a quel-  ques années. Jean-Marc a eu l’idée   géniale de monter un numéro avec   un cheval déguisé en Dragon qui   crache du feu. C’est lui qui a créé le   costume du Dragon et le mécanisme,   et c’est moi qui ai eu la tâche de bien   préparer le cheval à cette nouveauté.   Nous allons présenter ce Dragon dans   un autre spectacle « Le Prince » fin   avril à Bern, en Suisse. Ainsi va notre   amitié, dans la recherche perpétuelle   de nouveauté et d’amour du cheval !  propos recueillis par noël nel  Programme de la tournée 2007 de Jean-Marc Imbert    Mises à jour régulières sur www.imbertjeanmarc.com  France, Danemark, Belgique, Suisse, Espagne... Et d‘autres à venir !  LES 27, 28 AVRIL ET 3, 4 ET 5 MAI À BERN EN SUISSE   Intervention dans le Spectacle « Le Prince »  Poste en liberté, Le cheval dragon cracheur de feu, voltige...  Renseignements et réservation www.horsemusical.com  LE 18 JUIN À MESLIN L’EVÈQUE EN BELGIQUE (LE DIMANCHE APRÈS MIDI),   pour l’association « Animaux en Péril »   Spectacle « Gigi » la voiture à galoper à travers les temps, version courte.  Spectacle gratuit mais privé, au pro? t d’Animaux en Péril. Réservé aux parrains et marraines   des chevaux sauvés par l’association. Devenez parrain ou marraine et participez au spectacle.  Renseignements sur www.animauxenperil.be  LE 8 JUILLET « LA FÊTE DU CHEVAL » À LUCINGES DANS LE 74.  Entrée gratuite. Spectacle vers 15h (durée 1h). À 11h bénédiction des chevaux et à 12h repas   sur réservation à la mairie au 04 50 43 30 93.   LE SEUL DANS MA RÉGION ! LE 29 JUILLET À ST-MARTIN-LES-EAUX À CÔTÉ DE MANOSQUE (04) !  1h de spectacle avec une partie de l’équipe, détails à suivre...  LE 3 AOÛT AU HARAS DE RODEZ DANS L’AVEYRON  Spectacle son et Lumière en soirée, entrée gratuite.  1h30 de spectacle avec toute l’équipe  LE 2 SEPTEMBRE À LIXIÈRES (15 KM À L’EST DE PONT-À-MOUSSON DANS LE 54)  Spectacle pour l’association Équit’aide  1h20 de spectacle, renseignements au 03 83 31 32 85.  LES 29 ET 30 SEPTEMBRE  À NEVERS, TERRAIN DE L’ÎLE SAINT-CHARLES (DANS LA NIÈVRE)  45 minutes le samedi soir et 4 x 20 minutes le dimanche après midi  20 e  anniversaire de l’Association de la fête du cheval.   Renseignements chez M me  Michèle Meunier au 03 86 68 50 64.  LE MARDI 6 NOVEMBRE À LIÈGE EN BELGIQUE,   notre grand spectacle « La légende de Java », le cheval Prisonnier d’un monde fantastique  avec 15 personnes et 19 chevaux   et pour la 1 ère  fois à l’étranger ! Gradins de 6000 places.   Venez nous encourager, un spectacle son et lumière pour tout public,   cheval dragon, robot, liberté, tandem, dressage ...14      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    actualité  Depuis quelques années, l’engouement   pour les A.A.C (voir n°7 de   Cheval Attitude  )   fait naître des vocations.   Mais est-il possible aujourd’hui de parler   d’une profession, d’un métier?   Un métier nécessite de l’expérience et une profession   requiert, d’une part des connaissances fondamentales iden-  ti? ées par un référentiel et d’autre part une reconnaissance   en terme de diplôme qui permette d’exercer une activité   et d’en tirer des moyens d’existence. Telles qu’elles sont   conçues à l’heure actuelle, toutes les formations spéci? ques   « cheval et handicap » s’adressent à des personnes ayant   déjà une profession éducative, sportive ou thérapeutique.   Aucune de ces formations, si qualitatives soient-elles, n’est   sanctionnée par un diplôme d’état. Chaque organisme de   formation délivre des certi? cats de pratique ou des diplômes   privés qui n’engagent que leurs auteurs et permettent de   justi? er d’une formation spéci? que ouvrant à une quali? -  cation complémentaire à une formation initiale, à condition   que celle-ci soit admise comme qualitative bien souvent par   le « bouche à oreille ». Ceci est important à préciser. En effet,   nous n’avons pas le droit de « leurrer » les personnes atti-  rées par ce secteur d’activité. De plus en plus de jeunes et   d’adultes souhaitant se reconvertir se tournent vers nous et   veulent devenir « Equithérapeute ». Peut-être ce terme géné-  rique qui est employé aujourd’hui pourra-t-il un jour servir   à identi? er une véritable profession reconnue et sanctionnée   par un diplôme, mais à ce jour, ce n’est pas le cas.   CONNAISSANCES ET COMPÉTENCES  Si vous souhaitez donc en faire votre «métier» et encadrer   des personnes handicapées avec le cheval, il est important   de vérifier de quel champ d’application vous souhaitez   commencer. A ce jour, deux orientations sont possibles :   soit à partir d’une profession équestre   soit à partir d’une profession médico-sociale.  Dans les deux cas, il vous faudra y adjoindre une formation   spéci? que « Handicap cheval » de votre choix.   En tout état de cause, pour encadrer ces activités, il est essen-  tiel de posséder d’excellentes connaissances du cheval a? n   d’en tirer toute sa richesse et de détenir de solides connais-  sances dans le domaine du handicap et du développement   de la personne. Il s’agit donc bien de cumuler des connais-  sances et compétences dans ces deux domaines que j’appelle   « agro social ». C’est donc une formation longue et qui doit   se faire en alternance de théorie et pratique.  « Équithérapeute »  « Équithérapeute » Un métier émergent ?... Un métier émergent ?...  [ Cheval et handicap ]       Isabelle Claude  Photo Alexandre BertrandC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 15  Si vous n’avez qu’une des deux qualifications requises ;   équestre ou médico-sociale, vous pouvez vous garantir de   votre binôme manquant en travaillant en pluridisciplinarité.   C’est d’ailleurs ce que font la plupart des professionnels en   attendant de se former. Les centres équestres n’ont générale-  ment pas les moyens ? nanciers de créer des emplois, quant   aux structures médico-sociales, elles recrutent sur diplômes   identi? és dans la branche santé sociale. Il existe un certain   nombre d’organismes de formation « cheval et handicap »,   à chacun de choisir celui qui lui convient.   UNE DISCIPLINE À PART ENTIÈRE  L’enthousiasme pour les activités adaptées avec le cheval   est-il une mode ou une vraie nécessité ? Est-ce le besoin   qui a créé la fonction ou est-ce un autre désir d’identité   professionnelle qui a créé le besoin... ? Peut-être et sans   doute les deux, mais il me semble important de relever que    la prise en charge des publics handicapés avec le cheval ne   devrait plus être considérée comme une « sous -activité »,   un « bouche - trou » des centres équestres ou une activité   occupationnelle pour les établissements médico-sociaux,   mais bel et bien comme une discipline à part entière.   isabelle claude  Un métier émergent ?... Un métier émergent ?...  Noémie et Mara « travaillent »   dans la bonne humeur.   Admirez le talent de la petite fille !  Photos Julie Boffy  Alice fait un câlin   à May.  Photo Julie BoffyFrédéric Hiberty  16      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    actualité  « Les yeux ouverts » ou le parcours original d’un enseignant d’équitation   spécialisé dans les activités adaptées avec le cheval.   « Mes aventures équestres commencent à l’âge de 9   ans à poney, puis plus tard en équitation western et de   loisir.  C’est vers l’âge de 20 ans, pour les besoins du monitorat,   que j’ai pris une orientation plus classique, particulière-  ment en dressage. Après avoir exercé ma profession quel-  ques années en tant que travailleur indépendant, j’ai pris   en 1996 la direction d’un centre équestre dans l’agglomé-  ration nantaise. Objectif : équitation de loisir et ponctuel-  lement Concours Complet d’Equitation, saut d’obstacle   et dressage.  2003 marque un virage dans ma profession : c’est l’année   d’une douloureuse prise de conscience. Les reprises s’en-  chaînent à un rythme effréné, les chevaux n’ont pas le temps   de souf? er. Cette situation dans laquelle le cheval est avant   tout considéré comme une machine à porter des cavaliers   me pèse, je dois y remédier. Je décide alors de vendre le   centre équestre et de revoir en profondeur ma pratique   professionnelle.  Mon désir est de conserver la dimension sociale de mon   activité en redonnant au cheval une place centrale en tant   qu’être vivant. Je choisis alors de m’orienter vers la rela-  tion d’aide car malgré quelques expériences peu fructueuses   d’encadrement de séances pour un public handicapé, je   restais persuadé des possibilités du cheval dans ce domaine.   Aussi décidais-je de suivre une formation « cheval et   handicap ». C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de l’as-  sociation Equit’Aide, alors Délégation Régionale Handi   Cheval Lorraine. Rapidement, la philosophie d’Equit’aide   m’a été familière. Au-delà de la formation qui m’a permis   d’appréhender les différents types de handicaps et d’ap-  prendre à mettre en place des projets pour ces publics, j’ai   surtout appris à regarder le cheval sous un autre angle et à   envisager la relation cavalier/cheval différemment.  Aujourd’hui, mon activité s’est diversi? ée et je peux af? rmer   que je suis un enseignant pour tous. Mon orientation plus   médico-sociale m’a permis de faire de nouvelles rencontres   et d’acquérir des connaissances auxquelles je n’aurais pas   eu accès si je n’avais pas pris cette voie.  eu accès si je n’avais pas pris cette voie.   Par ailleurs, j’ai continué à enseigner à des cavaliers valides,   mais l’enseignement technique a diminué au pro? t d’une   approche basée sur la communication et l’observation du   cheval. Les cavaliers y trouvent plus de plaisir, attendu qu’ils   peuvent ainsi être plus rapidement indépendants avec leur   cheval. J’ai également redécouvert le plaisir de travailler avec   des enfants, ce qui ne m’arrivait plus depuis longtemps !  Si je devais avoir un regret, cela serait de ne pas avoir été   initié plus tôt à cette philosophie. Je pense également qu’il   serait souhaitable que cette approche soit transmise dans   toutes les formations équestres a? n que le cheval retrouve sa   juste place d’être vivant et que tout enseignant soit capable   d’accueillir dans les meilleures conditions les personnes en   situation de handicap ».  frédéric hiberty  Remise des prix de la rencontre   « cheval et handicap » à Cordemais (44) le 30 avril 2006.  Photo Fabienne Debuisson  [ Cheval et handicap ]       Nous avons rencontré Frédéric Hiberty en mars 2006, à la conférence « Cheval et Handicap » orga-  nisée par Équit’aide et au sujet de laquelle nous avions consacré un reportage complet (Cheval   Attitude numéro 2). Nous avons été enthousiasmés par ce que Frédéric a eu le courage de dire au  Attitude Attitude  public lors de son intervention : l’aveu de son désarroi face à son manque de connaissances autrefois   sur le cheval, malgré un monitorat en poche et un centre équestre sous sa coupe. Il a voulu consi-  dérer le cheval autrement, ainsi que l’être humain, a? n de vivre et de partager vraiment toute une   expérience. Il s’est donc complètement remis en question et cette capacité à analyser ses faiblesses,   ce courage à les exprimer en public, et cette grande force d’âme pour ce qu’il fait aujourd’hui ne   pouvaient pas nous laisser indifférents. Nous sommes donc ravis de l’accueillir pour qu’il vous livre   ses sentiments sur la question.  Une nouvelle   vocation ?Remise en question  Au fond, cet article d’introduction aux deux inter-  views qui vont suivre va dans le même sens que l’édito-  rial de ce numéro : arrêtons de nous « battre » et sachons   trouver ce qui est bon pour chacun de nous. C’est dans   cet état d’esprit que j’ai pu constater dernièrement que   certains Centres équestres ou certaines personnes du   « milieu » peuvent évoluer favorablement en cherchant   à s’améliorer et à se remettre en question. Le Haras de   la Cense en fait partie. Si je peux vous l’af? rmer, c’est   parce que je le connais assez pour être apte à en parler.   J’y ai suivi au début des années 2000 une formation sous   forme de stages pendant deux ans ; tous les stages jusqu’au   niveau « instructeur » de leur système à l’époque. Et j’en   suis revenue, parce que si j’avais pu y trouver de bonnes   choses, j’en ai aussi trouvé d’autres qui ne me conve-  naient pas et avec lesquelles je n’étais pas du tout d’ac-  cord. Néanmoins, j’ai toujours reconnu un grand mérite   à ce Haras : celui d’avoir « secoué » les puces à tout le   monde, ce qui a donné naissance à tout un courant émer-  gent depuis. Comme toute nouveauté, cela a fait désordre   et a provoqué l’apparition de nombre de dérives. Mais ne   sommes-nous pas assez grands pour y voir clair et faire   nos choix en connaissance de cause ? J’ose espérer que   si ! Pour ma part, je n’ai jamais renié ce que j’ai appris   là-bas, ni ce que je n’y ai pas apprécié à l’époque ; j’ai   fait le tri, tout simplement…  L’enseignement apporté au Haras a changé. Il est à mes   yeux meilleur qu’avant car ils se sont libérés de la coupe   d’un personnage, certes fort connu et diversement apprécié,   mais dont le « business » prêtait à polémique ; ils se sont   adjoints la collaboration de scienti? ques, des éthologistes   du cheval, des « vrais » ! Sans doute ne peut-on pas faire   évoluer les pratiques équestres en demandant aux équitants   de suivre un nouveau maître, quel qu’il soit, mais plutôt   en avançant les bases d’un savoir transversal, applicable   à toutes les disciplines. Et ces bases viennent des scien-  ti? ques. La Cense semble avoir compris dans un même   élan qu’il fallait remettre la pratique d’un seul homme à sa   place (une parmi d’autres), expliciter institutionnellement   (avec la FFE) le nouveau savoir (création des Savoirs étho-  logiques même si l’appellation reste discutable), engager   un travail de fond avec les scienti? ques (mis en lumière   lors des conférences du week-end éthologique organisé   chaque année et au cours de la formation longue qu’ils   proposent) et avec les connaisseurs éclairés. Ce change-  ment-là est profond et courageux. Quant à Andy Booth   (interview plus loin) aujourd’hui Directeur Pédagogique   du Haras, débarqué il y a plus de six ans sans parler un   mot de français, j’ai été très positivement étonnée par son   évolution. Ayant longuement discuté avec lui à plusieurs   reprises (il parle très bien français maintenant !), je peux   vous garantir que si autrefois il n’entendait pas toujours de   la même oreille ce que l’on pouvait essayer de lui dire sur   les dysfonctionnements et les incohérences d’un système   (il est mon ancien Instructeur), ce n’est plus le même   aujourd’hui. Il fait preuve d’un changement et d’une ouver-  ture d’esprit qui ne sont pas anodins, et qui m’ont paru   fort intéressants. Comme dit le dicton « il n’y a que les   … qui ne changent pas d’avis ».   Voilà pourquoi j’ai eu envie de mettre ce sujet au goût du   jour. Personnellement, j’apprécie beaucoup cette nouvelle   ouverture d’esprit et cette recherche d’amélioration perma-  nente. Ce que le Haras peut ensuite faire sur le plan du   « business » le regarde, ce n’est pas l’objet de mon propos.   Le seul message que je souhaite faire passer est le suivant :   si vous ne connaissez pas encore ce lieu et l’enseignement   qui y est prodigué, faites-y un tour si l’occasion se présente   et faites-vous votre opinion personnelle. Une remise en   question n’est-elle pas une preuve d’intelligence ?...  sandrine bertrand-nel  AVEZ-VOUS DÉJÀ REMARQUÉ COMBIEN IL EST AISÉ DE CRITIQUER   OU D‘ENCENSER SANS CONNAÎTRE RÉELLEMENT CE DONT ON PARLE ?   CETTE ATTITUDE SEMBLE MALHEUREUSEMENT ÊTRE TYPIQUE   DE NOTRE CULTURE. C’EST EN TOUT CAS LE SENTIMENT QUE J’AI   PERSONNELLEMENT DANS BIEN DES DOMAINES, ET IL ME SEMBLE   ENCORE PLUS VRAI DANS LE MONDE DU CHEVAL…    Photo Haras de La Cense18      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    La Cense :          pour qui, pourquoi ?        pour qui, pourquoi ?  Pour cet entretien, Alain Gosset, directeur de La Cense, a accepté   de nous livrer son point de vue sur les changements récents qui affectent   le Haras et sur le « virage » entamé.   Cheval Attitude : pour ceux qui ne connaissent pas   encore, La Cense qu’est-ce que c’est ?  Alain Gosset, directeur de La Cense : « Implantée dans   les Yvelines dans un cadre exceptionnel, La Cense est un   centre de formation et d’accueil du grand public en « équi-  tation éthologique ». La Cense souhaite se positionner   comme le leader européen et donc la locomotive de tout   ce milieu. Nous avons développé un panel de services en   ce sens : la méthode La Cense tout d’abord, qui constitue   notre «socle», car le but premier était de se sortir de la   dépendance d’un autre en mettant au point une méthode   de référence, non pas d’une personne, mais d’un centre   de formation avec une marque institutionnelle. Ensuite,   un cursus de formation complet, des stages grand public,   un programme de partenariat pour enrichir les relations   de proximité, etc. Le centre de formation professionnelle   est très important car il permet d’alimenter le marché en   moniteurs experts. Il se compose, en autre, de 2 sessions :   une de 18 mois d’abord, qui permet de passer le monitorat   en équitation ainsi que les brevets fédéraux en équitation   éthologique, ce qui permet de devenir un moniteur poly-  valent. Ensuite, la seconde partie est de 12 mois et a lieu   au Montana, avec une spécialisation : l’apprentissage des   jeunes chevaux. Cette seconde session permet de devenir   réellement un « homme de cheval ». Nous proposons aussi   deux gammes de services qui permettent d’intervenir ou   d’aider à l’éducation ou la rééducation du cheval, avec une   offre « standard » de 5 semaines de débourrage/éducation ou   rééducation et une offre « pro » de 2 semaines de débour-  rage. La pension est également une option possible chez   nous dans ce lieu d‘exception, dédié au bien-être du cheval   et du cavalier. Chacun peut y faire sa propre discipline et   le cheval peut être logé en pré avec abri ou en boxe (bien   que nous préférions la première solution pour le bien être   du cheval). Une formule « tout compris haut de gamme »   est proposée aux propriétaires, avec la pension du cheval,   un accès aux stages à volonté, au matériel, et la possibilité   de faire sa propre discipline dans les meilleures conditions.   Nous voulons nous ouvrir à toutes les disciplines et ne pas   rester un centre 100% « équitation éthologique ».  Pourquoi avoir quitté le système Parelli ?  S’af? lier à une personne physique est en réalité dangereux   stratégiquement pour une société. De plus, le système mis   en place à « l’époque Parelli » (années 2000) était un but en   soi, Parelli n’ayant pas envie d’être transversal à toutes les   disciplines équestres. Il n’avait pas envie de changer et de   s’adapter, ce qui n’est pas notre cas. Pour autant, nous ne le   renions pas mais nous avons considéré qu’il était nécessaire   d’avoir une autre démarche pour la France et l’Europe. Nos   chemins se sont donc séparés.  Donnez - nous quelques chiffres : infrastructures,   chevaux, instructeurs agréés etc.  La Cense accueille actuellement 70 chevaux sur 240 hectares   de prés. On y trouve 2 manèges, 1 carrière de 110m X 55m   avec, sur une partie, un parcours d’obstacles permanent.   Nous avons aussi une autre carrière pour nos étudiants   en formation, qui se trouve près de Brétigny. En? n, à La   Cense, vous trouverez aussi 4 round-pens, un petit manège   de travail et 30 boxes avec pour la plupart un petit paddock   extérieur. Les chevaux en pension en boxe béné? cient de   sorties quotidiennes en grand paddock d’une 1/2 journée   chacune. Notre équipe pédagogique est composée de 6   moniteurs autour d’Andy Booth.  Travaillez-vous aussi avec des éthologistes ? Pourquoi ?  Oui, nous travaillons avec eux en collaboration dans la   formation longue durée, qui comporte une partie scienti-  ? que avec l’éthologie du cheval. Dans la première phase de   la formation, sur les 6 premiers mois, il y a quatre interven-  tions d’une demi-journée dispensées par des éthologistes.   Nous avons eu Marie-France Bouissou entre autres, qui a   dispensé ces périodes. Nous pensons que c’est indispen-  sable au cœur de la formation car nous nous nous sommes   rendus compte que ce n’est pas en lisant simplement un   ouvrage sur la question que nos étudiants étaient capables   de répondre à toutes les situations et de comprendre tous   les comportements. Il faut apprendre sans cesse et cela est   un point essentiel à nos yeux. Les éthologistes du cheval ont   des clefs extrêmement importantes pour progresser et mieux   comprendre et interpréter le comportement des chevaux,   c’est donc forcément indispensable pour nos étudiants et   actualité  Alain Gosset.C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 19  Aujourd’hui, êtes-vous satisfait du nouveau « système »   que vous avez mis en place ?   On n’est jamais assez satisfait de ce que l’on fait ! Ceci dit,   nous avons beaucoup de retours positifs car nous tentons   de rendre autonomes les personnes qui en ont besoin. Nous   privilégions effectivement ce mode de travail pour tous   ceux notamment qui ne peuvent pas venir en stage chez   nous pour de multiples raisons (distance, frais de dépla-  cement et d’hébergement, dates, etc.). C’est la raison pour   laquelle la méthode existe aujourd’hui : permettre à chacun   de faire chez soi en se sentant accompagné par tout ce qu’elle   propose. Nous construisons actuellement le cycle 2 et avons   entamé une démarche de partenariat avec l’Angleterre, La   Belgique, la Suisse, le Portugal, l’Espagne, etc. Nous avons   en projet pour septembre aussi « d’ouvrir » à côté d’An-  gers un poney-club municipal que nous reprendrons en   gestion, a? n d’y amener en plus une démarche « d’équitation   éthologique ». Nous ne souhaitons pas casser les habitudes   existantes mais les améliorer en apportant un savoir-faire.   Nous faisons ce que nous essayons de dire dans de multi-  ples domaines. Nous avons cette approche transversale que   chacun d’entre nous devrait avoir avec un cheval !  Que retenir de plus?  Notre prochain « Rendez-Vous éthologique », qui aura lieu   les 14, 15 et 16 septembre sur le thème « Jeunes chevaux   et performances ». Avec, comme à chaque fois, des confé-  rences le vendredi menées par des scientifiques et des   experts, des démonstrations de la méthode (entre autres   appliquées à l’équitation sportive) le samedi et le dimanche   un peu « réunion de famille » que nos habitués connais-  sent bien : une journée plutôt sous le signe de la détente   avec toutes sortes de démonstrations et mini « shows ». Et   pour la première fois, nous organiserons un chalenge et   une démonstration de débourrage et d’éducation de jeunes   chevaux en « live ». On y trouvera aussi notre village d’ex-  posants. Vous pourrez réserver vos places sur notre site   internet dès le 1er mai. »  propos recueillis par sandrine bertrand-nel  photos haras de la cense  toutes les personnes intéressées de près ou de loin par les   chevaux.  Quel est pour vous le sens de « équitation éthologique » ?  On aurait dû bannir cette expression dès lors qu’elle a   commencé à être prononcée. L’éthologie est bien une   science qui n’appartient qu’aux scientifiques mais l’ex-  pression « d’équitation éthologique » s’est complètement   implantée sur le marché et il n’est plus possible de faire   machine arrière. Nous illustrons un métier de l’équita-  tion. Etant donné que des Savoirs Ethologiques existent   maintenant, créés et of? cialisés par la FFE, on ne peut plus   changer les mots. A notre sens, l’expression « équitation   éthologique » représente ceux qui ont envie d’améliorer la   relation entre l’homme et le cheval, avec plus de sécurité,   plus de respect et de complicité. C’est un outil pour plus   de plaisir dans toutes les disciplines équestres.   Quel est votre but ?  Nous souhaitons diffuser au plus grand nombre l’idée que   tout cavalier européen peut et doit utiliser les concepts de   cette équitation dite « éthologique », pour améliorer la rela-  tion avec son cheval déjà mise en place en équitation tradi-  tionnelle. Ce que nous souhaitons rendre accessible à tout   le monde, ce sont les outils mis en œuvre pour y arriver et   être accompagné si nécessaire. Nous voulons nous ouvrir   à toutes les disciplines.   Peut-on dire que vous amorcez un « virage » ?  C’est en fait une continuation, pas une rupture totale avec   ce que l’on proposait déjà il y a quelques années en arrière.   Nous abordons un virage, mais pour être transversal avec   toutes les disciplines de l’équitation.   La Cense bénéficie de terrains superbes et très vastes   à disposition des chevaux toute l’année.  Nous souhaitons diffuser au plus grand   nombre l’idée que tout cavalier européen   peut et doit utiliser les concepts de cette   équitation dite « éthologique », pour améliorer   la relation avec son cheval déjà mise en place   en équitation traditionnelle.20      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    Andy Booth  La passion à ? eur de peau  Andy Booth Andy Booth  Andy Booth est passionné et passionnant. L’ennui,   c’est qu’en échangeant points de vue, anecdotes   et bonheurs partagés, les journées sont trop   courtes ! On y resterait des heures à se raconter   de multiples expériences et constatations,   et d’ailleurs on l’a fait ! C’est donc avec plaisir   que je vous rapporte ses propos.   Cheval Attitude : racontez-nous : qui êtes-vous ? Cheval Attitude Cheval Attitude  Andy Booth : « Je suis né en 1970 en Australie. Mes parents   dirigeaient une ferme et étaient déjà dans le monde du   cheval pour plusieurs raisons. D’abord, les chevaux sont un   « outil de travail » classique chez nous. Il n’y a pas d’engins   motorisés sur de grosses distances et le cheval est tout à fait   adapté. Ensuite, mon père s’intéressait beaucoup au CSO   tandis que ma mère aimait le dressage. Les deux étaient très   sportifs et aimaient la compétition, jusqu’à l’arrivée de mon   frère et de moi-même ! Jusqu’à l’âge de 12 ans, j’étais tout   le temps à poney et avec le même poney, mon frère et moi   avons chacun gagné des concours différents. Sans doute   grâce à ce poney, je suis toujours resté passionné par le   monde équin. Après l’école, j’ai eu envie de partir découvrir   les grands espaces du Nord de l’Australie, où il y a une forte   culture du cheval. Là-bas, c’est une ? erté pour un homme   de travailler avec un cheval « bien dressé ». Cette idée est   très répandue : si on a un chien et un cheval bien dressés,   alors on est forcément quelqu’un de bien et on peut être   ? er! Cette idée me plaisait, c’est une vraie identité culturelle   en fait. En Australie, les chevaux sont de type pur-sang, ils   sont adaptés aux distances et aux fortes chaleurs car c’est   un pays assez rude. Mon objectif à l’époque était de faire   le tour d’Australie et de travailler avec le bétail. Je pensais   partir pour 9 mois mais ça m’a pris 3 ans car c’est tellement   grand ! J’avais cette envie de bouger mais la vie itinérante   était dif? cile et sans le sou. J’ai fait pas mal de rodéo et puis   j’ai arrêté et je suis revenu dans le Sud pour retourner à   l’école. J’ai passé un Diplôme de Management des Finances   dans l’Agriculture, mon nouveau but était alors de gérer une   entreprise telle que la ferme de mes parents, en gardant le   côté débourrage des chevaux venant de l’extérieur mais aussi   tout l’aspect agricole. Mais vers 1994, j’ai eu un accident en   rodéo et je me suis retrouvé avec plusieurs côtes cassées,   incapable de continuer ce que je faisais jusqu’alors...  Le rodéo, n’est-ce pas brutal ?  Le rodéo m’a beaucoup appris en fait. J’ai laissé tomber (ça   sauve mes côtes au moins !) mais il faut se poser la ques-  tion suivante : si j’étais un cheval, est-ce que je préfèrerais   faire du dressage ou du rodéo ? En Australie, le rodéo ne   fait pas mal au cheval. La sangle qu’il a proche des posté-  rieurs est enrobée de laine de mouton pour ne pas le blesser   et en réalité, beaucoup de chevaux de rodéos vivent très   vieux. Leur espérance de vie est longue et dès qu’ils ont ? ni   leurs quelques secondes de sauts de cabris, ils retournent   en liberté au sein de leur troupeau et vivent continuelle-  ment ainsi. C’est en fait l’idéal pour les chevaux qui ont la   fâcheuse habitude de virer leurs cavaliers ! Alors c’est sûr,   le rodéo est un truc de « macho », sans doute perçu comme   ridicule et violent chez vous, mais en même temps, c’est   une « discipline » (si on ose l’appeler ainsi !) qui permet   d’apprendre à gérer sa peur, à contrôler son mental, c’est   une vraie école ! Curieusement d’ailleurs, j’y ai souvent vu   des cow-boys très croyants, qui allaient à la messe tous les   dimanches et qui étaient des personnes réellement gentilles.   C’est un peu bizarre mais c’est comme ça en Australie ! Aux   Etats-Unis aussi d’ailleurs, où le « horsemanship » provient   beaucoup de cette culture du rodéo.  Quel rôle ont joué les États-Unis dans votre parcours ?   Pour le comprendre, il faut commencer par le début.   Quand j’étais en Australie donc et suite à mon accident   de rodéo, je me retrouve un jour avec une cliente qui avait   une petite jument pur-sang avec laquelle elle avait grand   peine à s’en sortir, et qui voulait faire un stage Parelli. À   l’époque, c’étaient les premiers stages organisés en Australie   et je n’avais aucune idée de ce qu’on y faisait. J’ai donc   voulu aller voir de quoi il s’agissait. L’entraîneur était Ken   Faulkner et il m’a autorisé à suivre gratuitement en auditeur   le matin. Je ne pouvais normalement pas rester l’après-midi   Andy Booth  Photo Haras de La CenseC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 21  que c’était toujours le même type de clientèle qui venait,   nous ne parvenions pas à capter l’attention du plus grand   nombre. Au début, on fonctionnait avec l’enseignement de   Parelli mais ? nalement on a compris que ce n’était pas vrai-  ment compatible dans la mesure où ce dernier ne souhai-  tait pas changer quelque chose dans son offre alors que   nous étions obligés de nous adapter à la culture française.   Il s’est donc détaché de La Cense et nous avons revu tout le   mode de fonctionnement. Cela a commencé avec la FFE :   nous nous sommes concertés et de là sont nés les Savoirs   Ethologiques. Mais en même temps, je trouve que cela n’est   peut être pas la meilleure appellation. « L’équitation étholo-  gique » ne devrait pas être une discipline à part, l’éthologie   du cheval devrait être la base de toute discipline équestre   en fait ! En France, on a du mal à se remettre en question   et il faut comprendre que c’est à l’homme de s’adapter au   cheval et non l’inverse ! Si on n’y est pas attentifs, on va   passer à côté de beaucoup de bons chevaux ! Je trouve cela   très frustrant à la longue. J’avais une motivation immense   en arrivant ici, je croyais qu’en un an beaucoup de choses   pourraient évoluer. Je me suis trompé à ce sujet et cela   a calmé mon enthousiasme... peut-être trop débordant !   En tout cas, cela n’enlève en rien mes convictions : pour   apprécier le cheval, il faut apprécier les gens. Je ne peux   pas imaginer ne pas être passionné par ce point de vue.  Pensez-vous avoir changé ou évolué ? Comment ?  Oui, je crois vraiment que j’ai beaucoup changé ces dernières   années. Quand je regarde les cassettes du travail que je faisais   il y a 4 ou 5 ans, je vois que je ne procède plus de la même   façon aujourd’hui. Même si je ne trouve pas la France très   facile, cela m’a fait beaucoup de bien. Je souffre moins   d’excès de motivations qu’auparavant et je me fais cons-  tamment une autocritique sévère. En fait, le pire pour moi,   c’est moi ... ! J’ai compris que je ne peux pas tout faire : je ne   peux pas écrire la méthode pour La Cense en même temps   que je fais les formations, etc. Dans ma tête, je retournerai à   des choses plus « spectaculaires » après avoir ? ni la méthode.   Avant je voulais être le meilleur ; ce n’est plus mon objectif   aujourd’hui, j’ai d’ailleurs compris que ce n’est pas cela   l’essentiel. Je dois m’occuper de mes chevaux avant tout,   voilà ce qui compte en réalité. Dans la méthode, si le cycle   1 donne des outils pour pouvoir apprendre, je me tourne   plus vers les besoins propres du cheval dans le cycle 2 en   préparation en ce moment. J’explique que justement il ne   faut pas rester cantonné à la méthode (et attention, je n’ai   rien inventé !). J’y développe beaucoup plus d’exercices pour   que ça ne soit pas ennuyeux, pour que les chevaux aient   plus « la pêche » ! Et puis, peut- être que dans 6 mois, j’aurai   de nouveau envie d’y changer des choses... Je mets en tout   cas plus d‘importance sur le côté « confort » qu’avant. Dans   la culture « à la cow-boy », on privilégie encore trop l’in-  confort envers le cheval pour arriver à ses ? ns. Alors qu’on   peut faire le contraire, augmenter le confort pour obtenir   ce que l’on souhaite avec plus de bien –être, de plaisir et de   punch ! Le renforcement positif est une bonne chose, même   car il fallait payer et je n’avais pas le sou mais quand j’ai vu   ce qu’il parvenait à faire avec ce petit pur-sang qu’on lui   avait amené et avec lequel nous avions tant de mal, je me   suis dit qu’il se passait quelque chose que je ne connaissais   pas. La jument était vraiment avec Ken Faulkner, beaucoup   plus qu’avec moi, et cela m’a impressionné. J’ai payé et suis   resté tout le stage. Suite à ça, je me suis remis complètement   en question et j‘ai commencé à travailler différemment. A   l’époque, il n’existait qu’un seul livre d’exercices Parelli, j’ai   fait avec et peu à peu c’est devenu mon « hobby » et j’ai ? ni   par en faire autant avec mes chevaux habituels de travail.   Mon père a alors commencé à s’y intéresser, c’était vraiment   passionnant. Finalement, je me suis rendu aux Etats-Unis, je   voulais suivre Parelli pendant un an et j’y suis resté 5 ans !   Ce qui m’a plu dans ce qu’il propose, c’est son approche très   latérale : il vous apprend à ré? échir autrement et donc à ne   plus aller droit au but. Et c’est vrai que quand on pratique   ainsi avec les chevaux, ça marche...  Aux Etats-Unis, je suis entré dans différents concours et je   faisais de petites démos pour avoir des chevaux en débour-  rage. C’était toujours très dur ? nancièrement. En 97, je   me suis présenté, sans y croire, à un concours de jeunes   talents en Angleterre, le Prix de la Reine d’Angleterre. J’y   ai gagné un prix en présentant sur une cassette ce que je   faisais avec les chevaux : un mélange de ce que j’avais appris   chez Parelli et de ma petite expérience privée! C’était le bon   moment en fait...  Pourquoi être venu en France ?  J’ai toujours été fasciné par l’Europe et j’avais envie de vivre   dans cette culture. En Australie, il y a beaucoup de cow-boys   mais on ne monte pas bien. Aux Etats-Unis, c’est un peu la   même chose : les gens sont souvent bien meilleurs comporte-  mentalistes que cavaliers. J’ai commencé à étudier les grands   cavaliers de tradition équestre en France et en Allemagne.   Mon objectif était alors de venir ici et de concilier le côté très   bon cavalier typiquement français avec celui de comporte-  mentaliste, ou disons, bon observateur des chevaux. Je suis   arrivé en 2001 et je me suis vite rendu compte qu’il fallait   que je m’adapte à la France car il est très dif? cile d’y faire   bouger les choses. Lors de nos stages, nous avons remarqué   « L’équitation éthologique » ne devrait pas   être une discipline à part,   l’éthologie du cheval devrait être la base   de toute discipline équestre en fait !  Stormy, la Zorse, est l’un des « défis » qui fût le plus difficile   à tenir en terme d’éducation, ou même tout simplement   d’habituation à l’homme ! Andy en sait quelque chose   et vous le racontera volontiers si vous le lui demandez.   Photo Alexandre BertrandEn pleine démonstration en liberté   avec Oakies, sa jument « fétiche ».  Photo Haras de La Cense  22      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    si je ne suis pas encore persuadé que l’on peut tout obtenir   avec, sans jamais utiliser le renforcement négatif. Mais je   ne demande qu’à voir et apprendre encore !   Justement, comment est née cette méthode ?  L’idée vient des nos relations avec la FFE et l’envie de s’ouvrir   à toutes les disciplines pratiquées en France. Pour l’écrire,   l’équipe pédagogique que j’anime se documente sans arrêt.   Nous avons une grosse bibliothèque de livres qui compose   le « ciment » de ce que nous rédigeons et l’expérience ajoutée   dans la pratique quotidienne fait le reste. Nous essayons de   trouver sans cesse quoi faire pour que ça fonctionne mieux,   mais encore une fois nous n’inventons rien. ...  Les éthologistes qui interviennent dans la formation   vous ont-ils apporté quelque chose ?  Oui, beaucoup ! Leurs cours me passionnent, ils m’ont   énormément appris et ce n’est pas ? ni. J’adore discuter   avec eux, j’ai passé beaucoup de temps dans des échanges   passionnants avec Marie-France Bouissou par exemple.   Parfois, j’ai le bonheur de constater qu’ils arrivent à des   conclusions identiques aux miennes dans certaines circons-  tances où je me posais des questions, et ça c’est génial ! Un   exemple simple : je vois tellement de gens dans les écuries   qui pensent et disent que leur cheval fait « exprès de les   embêter ». Ils croient vraiment que leur animal est doué de   mauvaises intentions volontaires envers eux. J’ai toujours   pensé que ce n’était pas possible et de fait, les scientifi-  ques ont con? rmé cette « impression ». Alors c’est un vrai   bonheur d’être sûr de ça !  Qu’aimeriez-vous encore apprendre ?  J’ai toujours envie d’apprendre et je crois que ça ne s’arrêtera   jamais. J’adore échanger avec les scienti? ques et en même   temps je suis obligé de rester dans ma réalité de praticien de   tous les jours. Il faut conjuguer les deux et toujours décou-  vrir plus et mieux. Les gens comme Andrew Mac Lean me   subjuguent : voici un scienti? que reconnu (australien de   surcroît !) et en même temps cavalier de complet averti. Il   est passionnant et j’ai discuté des heures avec lui.  Quel est votre but aujourd’hui ? Quels moyens   êtes-vous prêt à mettre en œuvre pour y parvenir ?  J’aimerais vraiment que tout le monde se mette d’accord   pour que l’on puisse progresser ensemble, quelles que soient   les disciplines et les écoles ! On peut éduquer un cheval,   donc lui expliquer des choses, communiquer avec lui mais   pas l’entraîner. Je n’aime pas ce mot. Aujourd’hui, je tente   d’apprendre des disciplines qui sont nouvelles pour moi,   comme le CSO a? n d’être ouvert à tout le monde, en fonc-  tion des besoins de chacun. Je pense sincèrement qu’il y   a un grand intérêt à proposer aux gens d’avoir une autre   perception de l’animal. J’anime aussi des stages pour la   MSA pour la prévention des risques et des accidents avec   les chevaux et j’aime vraiment beaucoup le faire.  Si c’était à refaire ?  Je ne sais pas... J’ai un ami australien qui a réussi aux   Etats-Unis. J’ai donné beaucoup de stages aux US et ils   étaient toujours pleins, ce qui m’a donné l’envie de cons-  truire la même chose en Europe. J’espère vraiment que ça   marchera ici comme là-bas... J’ai vraiment envie d’avoir   un avenir en France, mais ce « marché » que je croyais idéal   bouge beaucoup plus lentement que ce que je supposais.   Mon rêve idéal : que les très grandes écoles comme l’ENE   (École Nationale d’Équitation de Saumur) s’intéressent à   tout ceci. »   propos recueillis par sandrine bertrand-nelC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 23  Catalogue 2007 sur demande   (coût d’un appel local)  tél. 0 810 8 1 1  4 1 6  fax  0 810 000 446  www.equitelec.com  équit’élec  Toute la clôture électrique   chez vous,  sans bouger,  sans soucis                             Méthode La Cense :                             Plus de compréhension                             et moins de problèmes  www.lacense.com  Avec la Méthode La Cense, conçue et mise au point par des professionnels reconnus   de l’équitation éthologique, apprenez à mieux comprendre votre cheval.     Atteignez en?n avec lui des résultats exceptionnels, quelle que soit votre discipline.   Découvrez un mode de communication qui valorise l’échange, la compréhension et le   respect du cheval a?n de créer une relation équilibrée et durable avec lui.  Extraits vidéo   et ?ches d’exercices   sur notre site.  1er opérateur  d’équitation  éthologique  agréé par la FFE  La Cense - 78730 Rochefort-en-Yvelines - TEL: 01.30.88.49.00 - FAX: 01.30.88.49.05  8 ème  RdV éthologique,   14, 15 et 16 sept.  Créez une relation privilégiée avec votre cheval,  Prénom :  Adresse électronique :  OUI,  La Méthode La Cense  Les stages grands public  Le débourrage / éducation  La pension et la ½ pension  L’École Internationale La Cense La formation professionnelle continue  8 éme  RdV éthologique  Code postal :  Tél. :  Ville :  Nom : m  Adresse :   Oui, je désire recevoir gratuitement la newsletter La Cense   « Vous disposez à tout moment d’un droit d’accès de recti?cation, d’opposition et de   suppression des données vous concernant (loi informatique et liberté du 06/01/78) »  je désire recevoir  une documentation sur :  © www.natcom.fr  pour plus de plaisir, de sécurité et de performance pour plus de plaisir, de sécurité et de performance pour plus de plaisir, de sécurité et de performance  MCA05   Des écuries pas comme     les autres ?  Grand bien leur fasse !... Grand bien leur fasse !...  pas comme     les autres ?  Les structures équestres en France sont   multiples et variées. Du centre au club,   en passant par la ferme, l’élevage ou les   grosses écuries of? cielles, vous croiserez   dans toutes les régions des chevaux, des   poneys, des ânes, de-ci de-là... hébergés   et entretenus dans différentes conditions.   Depuis longtemps, aussi loin que je m’en   souvienne, je me suis posé la question   du bien-être de ces animaux au vu de ce   qui leur était offert pour vivre. Sont-ils   vraiment faits pour vivre dans des boxes,   pire dans des stalles, pour manger de la   nourriture rapidement deux à trois fois   par jour, pour ne croiser un pré que six   mois dans l’année dans bien des cas ?   Pour apporter des éléments de réponse, nous allons   tenter d’une part, de nous remémorer les aspects essen-  tiels de la vie d’un cheval, et d’autre part, de chercher si un   autre mode de vie est possible pour eux à nos côtés, mode   compatible avec leurs besoins et les nôtres ! Et je peux déjà   vous donner la réponse : cela existe, ce qui fait l’objet de   ce premier article.  DES BESOINS VITAUX CLAIREMENT   IDENTIFIÉS  Si vous êtes lecteur assidu de Cheval Attitude, vous avez   déjà potassé les dossiers éthologiques qui s’égrènent au   fur et à mesure des numéros, et si vous les ajoutez à votre   propre expérience, vous commencez à avoir une connais-  sance sympathique de nos amis les équidés. Quels sont les   besoins fondamentaux des chevaux ? Le cheval étant un   animal grégaire, il lui est nécessaire, voire vital de vivre en   troupeau. Ce n’est pas un animal asocial qui aime la soli-  tude, loin de là ! La proximité de ses congénères et ( l’union   faisant la force ) sa survie sont assurées d’abord par la loi du   plus grand nombre. En conséquence de quoi, deux chevaux   ensemble, c’est toujours mieux qu’un tout seul, et ainsi de   suite... Raison pour laquelle une personne normalement   constituée et respectueuse des chevaux conseillera à une   autre souhaitant en acquérir un de s’assurer d’avoir une   solution où elle est sûre qu’il ne sera pas seul. Un cheval livré   à lui-même ne peut compter sur la solidarité et la protection   d’un congénère, il lui devient donc dif? cile, pour ne pas   dire impossible, de s’assurer un repos complètement conve-  nable par exemple. Il est probable en effet, si vous pouvez   observer un animal dans cette situation dans un pré, que   ce cheval ne se couchera que rarement au sol. Et pourtant,   aussi court qu’il soit (quelques minutes sur 24 heures), le   sommeil profond ou sommeil paradoxal lui est indispen-  sable pour rester équilibré... Et ce sommeil lui est assuré   par la fonction de guet d’un congénère à ses côtés, d’où il   est simple de comprendre les conséquences en l’absence de   compagnon ! Tout le monde n‘ayant pas les moyens d’avoir   plusieurs chevaux chez soi, une solution simple consiste   au moins, si le cheval doit vraiment être chez vous, à lui   trouver un autre compagnon : mouton, chèvre, etc. Une   autre est de le mettre en contact avec d’autres chevaux, ânes   actualité  La première écurie visitée présente une aire de vie commune   en plein air et sous auvent, ainsi que des couloirs de circulation   qui mènent notamment à l’abreuvoir, situé en haut du terrain   (couloir qui monte sur la droite). C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 25  pas comme     les autres ?  vaut de bien belles sorties à nos petites ? lles qui adorent   autant que Nuage et Vicky ces escapades improvisées, c’est   donc réconfortant ! Et puis il y a pire...  Je pense à tous ces chevaux enfermés au moins la moitié   de l’année, dans leur boxe prison dorée dont parfois   même ils ne sortent qu’une heure par semaine. Le quoti-  dien d’un grand nombre des chevaux en France ! On peut   cumuler dans leur situation la privation de liberté, la   privation de mouvements corrects, la privation parfois de   contacts sociaux (murs de séparation des boxes, portes à   barreaux)... Pourquoi un tel mode de vie ? Pour faciliter la   tâche à tous ces cavalier(e)s qui n’ont pas envie de se fati-  guer à aller chercher leur cheval au fond d’un pré, qui ne   veulent surtout pas le retrouver « sale », qui ne souhaitent   pas voir leur terrain dégradé, qui individualisent facile-  ment l’alimentation grâce aux boxes, qui font de l’anthro-  pomorphisme avec leurs chevaux - le plus souvent sans   s’en rendre compte – et puis aussi, tout simplement, parce   qu’ils ne connaissent pas d’autre solution ! Une situation   donc peu enviable et qui engendre tout naturellement des   soucis plus ou moins importants. Tel cheval va se mettre à   tiquer, l’ennui lui gâchant sa vie ; tel autre va exploser quand   il sera ENFIN sorti de son boxe. Ce qui mènera son cava-  lier à le cataloguer comme étant un animal dangereux, sur   lequel on va mettre de plus en plus d’équipements coercitifs,   histoire de lui apprendre à se contrôler ! Un cercle vicieux,   une honte... et malheureusement un grand classique ! Sans   parler des problèmes de coliques ou autres conséquences,   liées la plupart du temps au mode d’alimentation dont nous   parlerons dans le prochain numéro, et aussi évidemment   au manque de déplacements et au stress probable (le tout,   dû au con? nement dans le boxe).   COMMENT FAIRE MIEUX ?  Sur la base de cette amère réalité, comment apporter des   conditions de vie optimales à nos chevaux ? Plusieurs   choix existent mais sont évidemment étroitement liés à   nos moyens et possibilités pratiques. Tout le monde n’est   pas concerné par ce constat. Fort heureusement, il existe   des endroits en France où les chevaux peuvent s’épanouir   au sein d’élevages respectueux, de pensions, d’écuries ou   de centres « avertis » disposant d’espace, des connaissances   et des compétences nécessaires pour leur assurer un mode   de vie proche de l’état naturel. Mais au fond, même si nous   avons pour la plupart beaucoup d’égards pour nos chevaux,   il est sans doute toujours utile de nous remettre en question   et de savoir évaluer si leurs conditions de vie sont toujours   satisfaisantes.    ou poneys qui ne sont pas forcément à vous. Cela peut être   de placer votre animal dans une pension, une ferme... mais   encore faut-il qu’il ne soit pas séparé de ses congénères par   toute une batterie d’arti? ces. C’est la raison pour laquelle   nous développons une véritable aversion notamment envers   les stalles. D’ailleurs pour la « petite histoire », certains de   nos voisins proches ont compris bien avant nous l’inuti-  lité et surtout la cruauté de ce mode « d’hébergement » : en   témoigne l’interdiction d’utiliser ce moyen en Suisse par   exemple (et peut être même dans d’autres pays européens).   Avec ce besoin de vivre en groupe, le cheval a toujours eu   un mode de vie privilégiant les déplacements, étroitement   rattachés à la fonction vitale de recherche de nourriture. A   l’état sauvage en effet, un troupeau de chevaux parcourt de   nombreux kilomètres journaliers, toujours en quête d’une   nourriture providentielle mais aussi pour échapper à ses   prédateurs, même si de nos jours cela devient de plus en   plus rare. Dans tous les cas, le cheval est conçu pour vivre à   l’extérieur avant tout, manger en petite quantité tout au long   de la journée, être confronté aux conditions climatiques du   sol sur lequel il est né, se déplacer et vivre en groupe.   UN CONSTAT ÉVIDENT  Or, que peut-on observer en France ? Rares sont les chan-  ceux béné? ciant de ces conditions optimales ! Evidemment,   le rêve est de disposer d’une surface de terrain relative-  ment importante, en terrain varié qui assure des modes   de déplacements différents, une usure naturelle des sabots,   une source diversi? ée de nourriture, des abris naturels, etc.   Mais qui aujourd’hui peut se prévaloir de disposer de telles   conditions ? Peu de monde en réalité. L’agriculture inten-  sive qui existe depuis bien longtemps chez nous, la surpro-  duction encouragée à grands coups de primes, l’élevage   intensif en batterie... toutes ces joyeuses et excellentes choses   pour l’avenir et la santé de nos enfants (ironie, vous l’aurez   compris) contribuent, outre les dégâts irrémédiables in? igés   à la nature et aux animaux d’élevage, à réduire comme peau   de chagrin les surfaces de terrain disponibles. Notre propre   région en est un excellent exemple. Nous avons des voisins   adorables et nous habitons un petit village « paumé » de   Lorraine mais les terrains sont une mine d’or, un véritable   patrimoine. Résultat ? Au bout de six années, pas moyen   d’obtenir mieux pour loger nos juments que notre propre   petit bout de quelques ares et deux, trois « morceaux » à   gauche, à droite généreusement prêtés en échange de quel-  ques services. C’est déjà drôlement bien, me direz-vous,   car nos deux juments ont malgré tout le bonheur de vivre   libres toute l’année avec une belle grange comme abri où   elles rentrent et d’où elles sortent vraiment comme elles en   ont envie. Mais ceci dit, en cette période par exemple, le sol   est devenu un immonde bourbier. Tant et si bien qu’elles   ne quittent plus le paddock attenant à la grange. Alors dès   que possible, nous les sortons de là, nous les promenons et   nous jonglons avec les petits bouts de terrains prêtés. Cela   Des chevaux heureux de vivre ensemble...26      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    UN « NOUVEAU LIEU DE VIE »  Quand on m’a présenté ce concept, je me suis posé des   questions, tout en sentant un enthousiasme grandissant   m’envahir ! Posé des questions sur l’aspect « arti? ciel » que   cela peut induire, en tout cas par les apparences et en même   temps, le sentiment que là, les chevaux devaient certaine-  ment être plus heureux (encore une fois, nous ne compa-  rons pas cela aux conditions de vie optimales que certains   peuvent offrir avec beaucoup d’espace dans la nature). Mais   un sentiment, ce n’est pas suf? sant pour se faire une idée.   Rendez-vous a donc été pris avec Christelle Grison (www.  active-stable.com), représentante of? cielle en France de ce   concept allemand, pour aller visiter deux de ces écuries en   Allemagne justement, a? n de mieux comprendre de quoi   il s’agit et de « tâter » l’humeur des chevaux concernés sur   place ! Une petite escapade qui nous a emmenées dans   deux écuries actives quelque peu différentes, l’une étant   de surcroît quasi neuve (juillet 2006) et la seconde datant   (déjà ! hé oui, nous avons bien du retard !) de 2002.  « PFERDE-IM-SOHL »   PETIT COIN DE PARADIS  Chez Monsieur Weiland, l’écurie accueille 18 chevaux en   pension. Située près de Karlsruhe, elle est à seulement une   heure de Strasbourg (avis aux Alsaciens mais aussi à tous   les autres qui auraient envie d’aller constater de visu !).   Monsieur Weiland est extrêmement accueillant et plutôt   heureux de faire visiter sa merveille de pension, plantée   au milieu de la campagne. Sur place, vous trouvez un très   beau manège en bois, avec un sol parfait (irrigation par le   sol). Mais aussi et surtout ce qui nous intéresse ici : une aire   de vie offerte aux chevaux pensionnaires, qui ne connais-  sent pas le boxe, sauf pour les quelques jours d’intégration   nécessaires à chaque nouvel arrivant. Sur place, un senti-  ment contradictoire m’envahit : une sensation de froideur   dans la partie à l’abri car je découvre avec surprise une   place où les litières habituelles en paille sont remplacées   par... des matelas noirs en mousse enrobés de caoutchouc   intégrés dans le sol et complètement étanches. Le bâtiment   qui abrite ces matelas est vaste et le sol ailleurs est dur. C’est   vrai que cela fait une drôle d’impression mais très vite je me   rends compte que les chevaux non seulement sont parfaite-  ment à l’aise sur ces matelas, mais aussi qu’ils les apprécient   royalement ! Monsieur Weiland nous con? rmera qu’ils s’y   couchent en nombre et j’en surprends qui semblent forte-  ment aimer le simple fait de se reposer debout dessus en   journée. Alors pourquoi ces matelas plutôt que nos litières   habituelles ? La réponse est simple : des dif? cultés propres   à cette écurie –du fait de sa situation – pour le stockage   et l’évacuation du fumier. La solution proposée est donc   la fourniture de ces matelas, juste souples comme il faut,   offrant un confort indéniable aux chevaux (puisqu’ils sont   libres de leurs mouvements et décident eux-mêmes s’ils   veulent y aller ou non) et permettant d’oublier le souci du   fumier (à savoir que de petits espaces de litière sont disposés   à des endroits bien précis de l’écurie, où les chevaux vien-  nent naturellement faire leurs besoins).  À ma droite, deux boxes d’intégration en bois, avec une   litière en chanvre. Tous deux se prolongent sur l’extérieur   avec une petite partie en paddock de l’autre côté du mur.   Leur rôle ?... Uniquement de permettre aux nouveaux arri-  vants d’être en contact avec les autres chevaux avant d’être   intégrés dé? nitivement au « troupeau ».  Une précaution   nécessaire et suf? sante qui comble tout le monde : tous les   chevaux passent par cette étape et cela fonctionne très bien.   Monsieur Weiland a observé qu’en général, quelques jours   seulement suf? sent amplement pour que tous les chevaux   soient venus saluer et « inspecter » le nouvel arrivant et   lorsque l’on décide de joindre ce dernier au groupe, tout   se passe le plus naturellement du monde.  Bienvenue dans   PREMIÈRE PARTIE  DE QUOI S’AGIT-IL ? UNE ÉCURIE ACTIVE, C’EST UNE ÉCURIE OÙ  LES PENSIONNAIRES PEUVENT ÊTRE ACTIFS ET AUTONOMES TOUT   AU LONG DE LA JOURNÉE. UN ENDROIT OÙ LES CHEVAUX VIVENT TOUS   ENSEMBLE, DÉCIDENT EUX-MÊMES DU MOMENT OÙ ILS ONT ENVIE   DE MANGER, DE BOIRE, DE JOUER, DE SE REPOSER, DE GALOPER,   DE SE ROULER... BREF, UN LIEU OÙ NOMBRE DE LEURS FONCTIONS   VITALES ET NATURELLES SONT PRÉSERVÉES AU MIEUX. POUR LA   PREMIÈRE PARTIE DE CET ARTICLE À LA DÉCOUVERTE DE CE NOUVEAU   CONCEPT (DU MOINS « NOUVEAU » EN FRANCE), NOUS NOUS PENCHE-  RONS SUR LE CÔTÉ « TROUPEAU » ET LE BESOIN DE VIVRE EN GROUPE.   DANS NOTRE PROCHAIN NUMÉRO, NOUS VOUS PRÉSENTERONS TOUT   CE QUI CONCERNE LA NOURRITURE ET L’EAU.  Ce cheval se repose de sa séance de dressage, sous l’auvent et la tête   au soleil (il vient de rentrer, déposé par sa cavalière) tandis que l’un des   compagnons du groupe (18 chevaux en tout) se promène dans l’un des   couloirs de circulation sur le haut du terrain.Les interactions sociales   sont réelles et semblent   vraiment permettre aux   chevaux d’établir un bon   équilibre psychologique.  C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 27  UNE ÉCURIE PLUS ANCIENNE   MAIS AUX MÊMES RÉSULTATS  Même son de cloche chez Madame Wöllner, qui dirige   depuis 2002 une écurie active pour 24 chevaux près de   Mannheim, à environ deux heures du Luxembourg. Chez   elle, le cadre est sensiblement différent et les chevaux béné? -  cient pour leur repos entre autres, de trois grands bâtiments   en bois à deux larges entrées et présentant en leur centre   une petite cloison sur une partie, ce qui leur permet de se   reposer plus tranquillement et à certains d’être plus sereins   quand ils sont sous la coupe momentanée d’un dominant.   Ici, les litières sont traditionnelles, en paille, nul besoin donc   des matelas. Les chevaux entrent et sortent comme bon leur   semble de ces bâtiments. Des « minis paddocks » d’intégra-  tion sont aussi présents chez elle et d’ailleurs, avant d’ins-  taller cette écurie active chez elle, la propriétaire avait déjà eu   cette démarche de recherche d’amélioration des conditions   pour les chevaux qu’elle accueillait, puisque neuf boxes avec   paddocks intégrés étaient présents dès le début. Cela permet   donc aux chevaux en hiver, quand ils ne peuvent pas être   dans les pâtures, de pro? ter malgré tout de l’air frais, du   soleil, et d’avoir des contacts entre eux, les paddocks étant   séparés par de simples barrières.   UNE AIRE DE VIE COMMUNE  Dans les deux écuries, le terrain est aménagé pour offrir aux   chevaux un lieu commun où tous vivent ensemble quelles   que soient les conditions météorologiques. L’alternance   de bâtiments couverts et de zones extérieures permet une   diversité de déplacements, d’interactions dans la plus totale   autonomie. Le sol a donc été étudié et aménagé et consé-  quence, ce qui évite totalement aux chevaux la boue de la   mauvaise saison et les inconvénients qui y sont liés. Ce sol   est stabilisé par des dalles en polyéthylène. D’ailleurs, outre   ÉquiNova qui commercialise ces dalles en France, d’autres   sociétés conçoivent également et vendent ce type de produit.   Il va sans dire que ce matériel professionnel est d’excellente   qualité et permet de rendre les sols stables, sablonneux ou   en terre plus solides, plus propres et surtout d’éviter les   « bourbiers » ! Je l’ai très facilement constaté, car le jour de   notre venue à ces deux écuries, la météo n’était guère propice   (surtout l’après-midi), cela faisait plus d’un mois que la   pluie s’abattait plus ou moins régulièrement dans la région.   Or le sol était parfait, pas de ? aque, pas de boue, malgré le   martèlement permanent de plusieurs dizaines de sabots !   Les sols étaient parfaitement drainés, une réussite donc !   Ces sols sont de surcroît de nature variée dans chacune des   deux écuries : durs à certains endroits, stabilisés à d’autres,   sablonneux en épaisseur à d’autres, etc. Ainsi les chevaux   se déplacent constamment sur des parterres qui sollicitent   différemment leurs sabots et leurs membres. Sans doute une   bonne alternative, en tout cas meilleure que de stagner dans   un boxe ou dans la boue à la mauvaise saison.   INTERACTIONS SOCIALES ET SÉRÉNITÉ  Indéniablement, ce qui m’a séduite encore plus en visitant   ces écuries, c’est l’ambiance qui y règne entre les chevaux.   Tout cela respire le bien-être, le calme, l’absence de stress   apparent et de nervosité inutile. Pour mon plus grand   bonheur, j’ai pu constater combien les chevaux échangeaient   entre eux, jouaient à se mordiller, le tout dans une ambiance   complètement bon enfant. Aucun signe d’agressivité réelle   constaté dans chacune des écuries et je peux vous dire que je   suis restée plusieurs heures à les observer, discrètement dans   mon petit coin ! Je n’y ai vu que des animaux complètement   détendus, d’ailleurs très à l’aise avec les nouveaux arrivants   « humains » pénétrant sur leur terrain, voire presque trop   envahissants parfois, mais toujours en parfaite sympathie.   Quelle joie de voir une cavalière de dressage, effectuant une   reprise concentrée avec son cheval de très haut niveau, dans   dans les écuries actives !Il est passionnant et vraiment instructif d’observer les chevaux   vivre ainsi. La zone définie tout simplement par une litière   en copeaux pour les besoins a été très vite adoptée par 80 %   des chevaux de cette pension comme étant la zone « pipi »   prioritaire  (en haut à gauche). Les matelas ancrés dans   le sol sont aussi un lieu privilégié de repos (en bas à gauche)   fort apprécié. Quant à ce cheval qui souhaite boire, il va devoir   pousser le portillon pour accéder à l’abreuvoir et devra   ensuite emprunter un autre chemin pour retourner à l’aire   de vie centrale, située au bas du terrain.  28      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    le manège de Monsieur Weiland, venir ensuite remettre ce   dernier en liberté au milieu des siens. Quel bonheur de   voir ce cheval entrer en toute quiétude au sein du groupe,   échanger quelques contacts de naseaux à naseaux et ensuite   s’installer tranquillement pour une petite sieste, la tête au   soleil et le corps sous l’auvent. Ou encore de voir une autre   cavalière ayant ? ni sa séance avec son cheval chez Madame   Wöllner, offrir à celui-ci en complète liberté à ses côtés quel-  ques carottes bien méritées puis le ramener sans longe ni   licol sur son lieu de vie où l’attendent ses compagnons. Et,   vous me croirez si vous voulez, mais j’ai bien vu et entendu   cette personne adresser un « non » ferme à son cheval, qui la   suivant en liberté, tentait de brouter l’herbe sur son chemin.   Et bien, il l’écouta !... Incroyable, il releva la tête et partit   rejoindre ses compagnons, cette anecdote ne peut-elle pas   signi? er quelque chose ? En tout cas, cela donne envie d’y   croire, à ce bonheur que peut apporter une telle aire de vie   à des chevaux en pension...  DÉPLACEMENTS PRIVILÉGIÉS  Chez Monsieur Weiland, les chevaux béné? cient aussi d’un   système ingénieux de passage « obligatoire » pour aller boire   et revenir au sein de l’aire commune. Ils doivent en effet   grimper le long d’un chemin pour accéder au point d’eau   et redescendre ensuite par un autre parcours pour retrouver   l’aire centrale. L’utilisation de ces pentes est intéressante   pour la condition physique des chevaux. La conformation   du terrain étant donc favorable, Monsieur Weiland a eu   l’heureuse idée de tirer le meilleur parti de l’ensemble et   de proposer aux chevaux ce petit parcours qu’ils doivent   toujours emprunter lorsqu’ils ont soif. Pour y parvenir, ils   doivent pousser un portillon qui les empêche de revenir en   arrière par le même chemin. Le passage pour le retour est   lui en pente dans l’autre sens et j’ai eu la chance d’assister   à une petite galopade effrénée de tout le troupeau dans la   descente ! Car quand l’un monte, peu à peu tout le troupeau   le rejoint et se synchronise. C’est de ce chemin d’ailleurs que   partent les accès aux pâturages pour la belle saison.  Chez Madame Wöllner, le terrain ne permet pas de béné-  ? cier de chemins supplémentaires mais néanmoins, il est   suf? samment vaste pour que les chevaux y vivent en parfaite   harmonie et prennent tout le temps nécessaire à leurs occu-  pations quotidiennes normales. Ils jouent de manière très   bon enfant, et j’ai vu beaucoup de hongres s’adonner à ces   plaisirs. Ils peuvent trottiner ou galoper comme bon leur   semble, bien que la surface ne soit pas du tout immense ! En   fait, l’utilisation du lieu est optimale en termes d’aménage-  ments, voilà le secret ! Il s’agit véritablement d’un concept   d’ensemble : respect des surfaces minimales couvertes et   extérieures, respect des espaces de dégagements, le tout étant   « pensé » en prenant en compte les comportements naturels   des chevaux. Et chaque écurie nouvellement créée béné? cie   des conseils de spécialistes qui savent exactement selon votre   surface combien de chevaux vous pouvez y accueillir. Car   la surpopulation pourrait être un facteur de souci aussi. À   titre indicatif, ils conseillent un minimum de 9 m 2  d’espace   abrité et environ 100 m 2  d’espace extérieur par cheval.  UN GAGE DE SÉCURITÉ  Que rajouter ? Ces aires de vie offrent réellement des condi-  tions idéales pour tous ces chevaux. Sans parler de tout   ce qui concerne l’alimentation, dont je vous parlerai la   prochaine fois, qui surprend tout aussi favorablement. Les   chevaux que j’ai vus me semblaient tous équilibrés, bien   dans leurs sabots et dans leur tête, sereins, en bonne santé   physique et psychologique. D’où, nul doute, une meilleure   aptitude à être à l’écoute de leurs cavaliers. Alors évidem-  ment, cela ne va pas sans quelques remises en question de   leur propriétaire ! A commencer par le problème des fers : Les hongres jouent volontiers,   et apparemment plus que les juments   (observé par la propriétaire   de cette pension qui s’en occupe   depuis plus de cinq ans).   C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 29  il serait en effet inconscient de mettre des chevaux complè-  tement ferrés ensemble ainsi, la règle de sécurité est bien   la même qu’au pré. Le mode de vie en groupe nécessite en   effet le déferrage des postérieurs des chevaux (même si tous   ces chevaux que j’ai croisés étaient bien loin du comporte-  ment des Przewalski !).  Pendant quelques mois, et dans certains cas, du fait des   déplacements très importants générés par le mode de vie   en écurie active, l’usure des pieds pourra être supérieure   à sa pousse (par exemple pour des chevaux qui étaient   précédemment ferrés et en boxes). Il existe des solutions   techniques pour éviter que le cheval ne souffre pendant   cette période. Après quelques mois, le cheval récupère une   pousse correspondant à l’usure du sabot et il peut ainsi vivre   pieds nus et même être monté sans fer sans souci notoire.   L’utilisation de chaussures équines peut intervenir ponc-  tuellement pour éviter une usure trop importante lors de   randonnées sur des sols caillouteux par exemple. Un maré-  chal ferrant spécialisé dans les techniques « pieds nus » ou   au moins simplement « ouvert » à un parage différent du   traditionnel (comme c’est le cas de Marc Monpeurt, Cheval   Attitude numéro 3) pourra également vous conseiller et   entretenir les pieds de votre cheval.  Le fait que ces chevaux soient en liberté toute l’année évite   les phénomènes liés à l’isolement des boxes, au manque   de communication et à la privation de déplacement. Une   application simple à comprendre : si vous partez en vacances   pour trois semaines, vous êtes sûr de retrouver votre cheval   aussi serein et calme qu’à votre départ. En votre absence, il   est bien et vous aussi, que rêver de plus ? Et ce mode de vie   vous permet « d’entraîner » régulièrement votre cheval à être   séparé des autres. Ce problème est bien connu des cavaliers,   notamment à la belle saison, quand un cheval vit au pré   avec ses congénères après avoir passé un hiver complet au   boxe. Il devient parfois très dif? cile de l’en séparer, pour   peu qu’il ne soit sorti de son pré que de temps en temps   et que le groupe social au sein duquel il a sa place soit très   petit (en effet, la belle saison pousse souvent les cavaliers   qui peuvent mettre leur cheval au pré à l’en sortir moins   souvent qu’ils ne le faisaient du boxe s’ils n’ont pas trop le   temps car ils savent que leur cheval est en théorie bien au   milieu de ses congénères. Si de plus, les chevaux ne sont que   deux ou trois, cela devint plus compliqué). En vivant dans   une écurie active, votre cheval s’habitue vite et au fur et à   mesure à être temporairement séparé du groupe où il vit car   il sait qu’il va le retrouver de toute façon, et si vous le faites   régulièrement, cela en sera d’autant plus facile. Dans son cas   par exemple, Monsieur Weiland a pensé à tout car un « sas »   permet de rentrer ou sortir son cheval de l’écurie active   sans se soucier que les autres chevaux viennent vous gêner,   bloquer le passage, tenter de sortir en même temps, etc. Et   d’ailleurs, cela se passe le plus naturellement du monde dans   les deux sens. J’ai vu des chevaux revenir de leur reprise,   dont le cheval de dressage de haut niveau dont je vous ai   parlé précédemment, entrer dans l’écurie au contact des   autres sans aucun problème particulier.30      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    LE GROUPE FAMILIAL RETROUVÉ ?  En outre, tous ces chevaux vivent ensemble sans distinction   d’âge, de sexe, d’expérience, etc. En fait, cela semble recréer   la notion de groupe social qui existe chez les chevaux vivant   naturellement. Les hongres entre eux jouent à simuler des   combats, par le bais d’interactions aux formes diverses et   variées : ils se mordillent les jarrets, la queue, se cabrent en   face à face (preuves à l’appui : regardez les photos ! Quel   plaisir de les observer ainsi). Les échanges sont vraiment   riches et variés. Les juments avec les hongres peuvent se   « coller » à des jeux amoureux. Les jeunes grâce à leur fougue   dynamisent les plus âgés au sein du groupe et en même   temps apprennent le calme et la sagesse à leur contact, etc.  J’ai donc découvert dans ce nouveau concept un moyen   fort sympathique d’offrir au cheval confort psychologique   et physique. Je vous parlerai la prochaine fois de tout ce qui   concerne l’alimentation car il y a dans ce sujet beaucoup   de choses à dire également et cela vous surprendra certai-  nement (favorablement, je précise) ! Mais en attendant, je   ne saurais que trop vous conseiller si cet article a retenu   votre attention, de contacter Christelle Grison (coordonnées   complètes en page 66) pour obtenir toutes les informations   que vous souhaitez ou pour visiter l’une de ces écuries. À   titre indicatif, il est bon de savoir qu’il n’existe pour l’heure   qu’une seule écurie de ce type en France (Poney Club de 25   poneys à Nantes) contre environ trois cent en Europe, répar-  ties majoritairement en Allemagne, mais aussi en Hollande,   Suisse, Autriche, Danemark, Écosse... etc. Certaines sociétés   françaises commencent à saisir l’intérêt de ce concept et   présentent des alternatives aussi intéressantes. Mais tout de   même, en bon Français que nous sommes, comme d’habi-  tude, nous avons fort à apprendre de nos voisins et à savoir   ré? échir et regarder au-delà du poids de nos traditions. Car   la tradition équestre en France, c’est aussi ces longs couloirs   sombres d’écurie aux boxes alignés, perçus par presque tous   les cavaliers de France comme étant la norme à respecter et   la normalité pour les chevaux. Une lourde erreur, qui sert   surtout encore et toujours la cause de ces cavaliers – comme   nous l’avons dit auparavant : un cheval propre au sortir   du boxe, directement « sous la main ». Inutile de courir le   chercher à l’autre bout d’un pré et de le brosser pendant   1/2 heure, vu son état de « pâté en croûte » (j’adore appeler   mes juments comme ça à la mauvaise saison car avec la   boue séchée partout, elles y ressemblent vraiment !). Bref,   la facilité pour l’être humain est bien souvent l’enfer pour   le cheval. Pourtant, certains vont sembler s’adapter bien   mieux que d’autres aux conditions des écuries classiques.   Oui, mais ne l’oubliez jamais, nous vous l’avons déjà dit :   le cheval coopère pour survivre...  sandrine bertrand-nel,   avec le très sympathique concours de madame wöllner,   monsieur weiland & christelle grison  photos christelle grison & sandrine bertrand-nel   Le bonheur est dans   l’écurie ! Des chevaux   heureux et expansifs…C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 3132      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    UN RYTHME CIRCADIEN  Premier constat : les chevaux sont réglés sur le rythme   circadien de 24 heures, lequel se découpe en périodes de   3 à 4 heures, pouvant s’étendre jusqu’à 12 heures (Berger,   1999). Les principales activités réalisées sont le pâturage   (statique ou en se déplaçant), le repos (couché ou debout),   les déplacements (aux trois allures), la posture d’alerte et le   comportement social (rituel, combat, jeu, etc.). Le « facteur   temps » alloué à chacune de ces activités n’est pas toujours   évident à cerner. Contrairement à ce que nous pourrions   croire à voir la plupart des photos de magazines, galoper   et se cabrer ne sont pas les activités les plus fréquentes. En   effet, les chevaux libres passent en moyenne, sur 24 heures,   55 à 60 % du temps à se nourrir, 20 à 25 % au repos, 7 %   à se déplacer, 6 % en alerte et 2 % seulement sont alloués   au comportement social (Duncan, 1992 et 1985 ; Boyd et   al. 1988). Bien que ces durées soient in? uencées par divers   facteurs (que nous verrons plus loin), dans l’ensemble, cet   emploi du temps est relativement stable (Duncan, 1979 ;   Boyd & Bandi, 2002). Par comparaison, les ruminants sont   beaucoup plus variables dans la durée qu’ils allouent à ces   activités.  LE PÂTURAGE  Il constitue bien l’activité principale des chevaux. En effet,   ils se nourrissent à n’importe quel moment de la journée,   mais plus intensément à l’aube et en ? n d’après-midi. Leur   système digestif trouve son ef? cacité maximale lorsque l’es-  tomac est plein, c’est sans doute pourquoi ils évitent de   trop longues périodes de jeûne et se nourrissent tout au   long des 24 heures. Car ils assimilent très vite les aliments   « pauvres » qui sont ingérés, il leur faut donc approvisionner   la « machine » continuellement. Le repos est la deuxième   activité la plus importante : environ un tiers du temps et   sa durée ne peut pas être trop réduite.  Cet emploi du temps stable peut quand même être modi? é   par l’environnement du cheval, son âge et son sexe. Le repos   couché est de moins en moins fréquent lorsque le cheval   vieillit (Crowell-Davis, 1994). Les étalons sont plus souvent   en alerte et en déplacement rapide que les juments, ainsi ils   passent un peu moins de temps à pâturer (Duncan, 1979).   Les juments qui allaitent augmentent de 6 à 8 % leur durée   d’alimentation (Duncan, 1985). En hiver et en automne,   périodes les plus stables, ce sont plutôt les températures   basses et surtout la pluie qui réduisent la durée de pâturage.   Au printemps et en été, les principales causes de change-  ment dans le déroulement des activités sont les insectes   piqueurs (Duncan, 1985 ; Berger 1999) et les fortes tempé-  ratures. Les chevaux ont alors tendance à se réfugier dans   les abris et à se tenir tête-bêche quand les insectes sont   abondants. Il est d’ailleurs commun, en été, de voir des   chevaux au repos pendant les heures chaudes de la journée   Lorsque les chevaux vivent libres,      que font-ils de leurs journées ?  Lorsque les chevaux vivent libres,     Lorsque les chevaux vivent libres,      La plupart des activités biologiques indispensables à la vie sont soumises à des variations   cycliques de leur durée. Le rythme le plus important et le plus connu est le rythme   circadien (alternance des cycles de 24 heures). Chez les animaux, cela concerne   la recherche de nourriture, le repos, la migration, la régénérescence cellulaire, etc.   Chez les plantes, il s’agit du mouvement des feuilles, des réactions photosynthétiques,   etc. L’étude des rythmes d’activités permet, entre autre, de pouvoir identi? er d’éventuels   problèmes d’adaptation à l’environnement. Plusieurs études ont été menées chez   les chevaux et peuvent nous permettre de mieux comprendre comment est rythmée  la vie de nos compagnons lorsqu’ils vivent libres.   science  Des Przewalski « amis »   broutent côte-à-côte.C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 33  clos dans lequel vivent les chevaux. Plus l’enclos est grand,  clos dans lequel vivent les chevaux. Plus l’enclos est grand,   plus le temps alloué au pâturage est important, indépendam-  ment de la quantité d’herbe disponible (Hogan et al. 1988).   UN OUTIL POUR LA COMPRÉHENSION  Connaître le rythme d’activité des chevaux n’est pas seule-  ment utile pour comprendre leur nature, mais c’est aussi   un moyen de mettre en évidence d’éventuels problèmes   d’adaptation à leur environnement. L’étude du temps alloué   à chacune des activités a été réalisée dans le programme de   réintroduction du cheval de Przewalski à Hustaï Nuuru, en   Mongolie (Boyd, 1988 et 2002). Elle a permis de véri? er que   la durée journalière de pâturage n’était pas affectée par le   nouvel environnement. Heleski (2002) a montré que les   chevaux mis en paddock (par trois) montrent un emploi du   temps proche de celui des chevaux vivant à l’état sauvage,   alors que les chevaux en boxe individuel allouent le temps   qu’ils auraient passé au pâturage et au déplacement, à des   occupations plus « décalées » (qui seront évoquées dans des   numéros à venir).   SOMMES-NOUS VRAIMENT CONSCIENTS   DE CES BESOINS NATURELS ?  Que pouvons-nous en conclure ? La vie des chevaux s’écoule   plutôt lentement, guidée par de grandes phases de pâturage   et de repos, et entrecoupée par de brèves périodes plus   dynamiques de déplacements et d’interactions sociales.   Le cheval libre est peut être aussi vif et alerte à ses heures   parce qu’il a la possibilité de combler son appétit et sa   fatigue quand il le souhaite. S’il a trop chaud et que les   insectes le dérangent, il se repose et pro? tera de la douceur   et de la tranquillité de la nuit pour pâturer et échanger des   interactions sociales avec ses congénères. Dans nos actions   quotidiennes de propriétaires ou d’éleveurs, respectons-  nous cette nature ? Par exemple, faisons-nous l’effort, en été,   de mettre les chevaux au paddock ou au pré la nuit ?...  laurent tatin  photos noël nel  LIVRES  A. Berger, K-M. Scheibe, K. Eichhorn, A-M. Scheibe   and J. Streich, 1999.   Diurnal and ultradian rhythms of behaviour in a mare group   of Przewalski horse (Equus ferus przewalskii), measured   through one year under semi-reserve conditions. Applied   Animal Behaviour Science, vol. 64, Issue 1 : 1-17  L. Boyd, D. Carbonaro and K. Houpt, 1988.   The 24-hour time budget of Przewalski horses. Applied Animal   Behaviour Science, vol. 21, Issues 1-2 : 5-17  L. Boyd and N. Bandi, 2002.   Reintroduction of takhi, Equus ferus przewalskii, to Hustai   National Park, Mongolia: time budget and synchrony of  National Park, Mongolia: time budget and synchrony of   activity pre – and post – release.  Applied Animal Behaviour   Science, vol. 78, Issues 2-4 : 87-102  P. Duncan, 1985. Time-budgets of Camargue horses. III.   Environmental in? uences. Behaviour 92 (1-2) : 188-208  P. Duncan, 1992. Horses and grasses : the nutritional ecology   of equids and their impact on the Camargue. Ecological   studies 87. Springer Verlag  E. Hogan, K. Houpt and K. Sweeney, 1988. The effect of   enclosure size on social interactions and daily activity patterns   of the captive Asiatic wild horse (Equus przewalskii). Applied   Animal Behaviour Science, vol. 21, Issues 1-2 : 147-168   C. R. Heleski, A. C. Shelle, B. D. Nielsen and A. J. Zanella,   2002. In? uence of housing on weanling horse behavior and   subsequent welfare . Applied Animal Behaviour Science, vol.  subsequent welfare subsequent welfare  78, Issues 2-4 : 291-302  Après le pâturage, le repos est la seconde activité   préférée des chevaux. Ici, un troupeau de Konik Polski,   veille sur ses poulains tout en se reposant.   Les Les poulainsC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 35  Dans les troupeaux sauvages, après   onze mois de gestation, la jument   sur le point de pouliner s’éloigne   du groupe social a? n de s’isoler.   Dans cette intimité, quelques instants   seulement après la naissance, un lien   très fort unit la jument à son petit.   Au ? l du temps, cet attachement   puissant, sélectif et réciproque,   permet la survie du jeune poulain puis   son éducation progressive jusqu’à ce   qu’il quitte le groupe familial.   poulains PREMIÈRE PARTIE  Ce petit mâle Mustang, observé en liberté au sein   de son troupeau aux États-Unis dans les Rocheuses, joue déjà   au grand, en tentant de « monter » sa demi-sœur yearling.  Photo Marie-Luce Hubert / Jean-Louis Klein36      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    SECRETS DE LA NAISSANCE D’UN POULAIN...  ET DE LA FIBRE MATERNELLE  Durant la majeure partie de sa gestation, le comporte-  ment de la jument ne change pas notablement. Ce n’est   que dans les dernières semaines qu’apparaissent des symp-  tômes précurseurs du terme : sa nervosité augmente, elle   se couche pour se relever aussitôt, se roule et se regarde   les ? ancs. Puis dans les deux dernières semaines, ses ? ancs   s’arrondissent et ses mamelles grossissent. Un bouchon de   « cire » se forme à l’extrémité des tétines, empêchant ainsi   les fuites de lait des derniers jours. La future mère évite alors   ses congénères, se montrant même quelquefois agressive   envers son entourage. En conditions naturelles, elle s’isole   de son groupe social 2 à 24 heures avant la parturition...   Le comportement maternel qui apparaît aussitôt après la   mise bas est exprimé dans sa forme quasi dé? nitive dès   le premier cycle reproducteur de la jument. Mais on ne   connaît pas encore les mécanismes responsables du main-  tien et du développement de l’attachement mère-jeune.   Chez d’autres espèces (ovins, caprins, bovins), le compor-  tement maternel est favorisé par des facteurs physiologiques   ainsi que des modi? cations hormonales liées à la gesta-  tion et à la parturition. Les déterminants physiologiques   sont ensuite relayés par les informations sensorielles en   provenance du nouveau-né : signaux visuels, acoustiques et   surtout olfactifs. Cela marquerait le passage d’un contrôle   hormonal de l’expression du comportement maternel à un   contrôle neuro-sensoriel. On peut supposer que c’est aussi   le cas chez le cheval.  Dans les premiers jours suivant la naissance de son jeune, la   jument cherchant à le protéger de toute approche étrangère   va empêcher tout contact entre lui et les congénères. Cet   Chez les animaux dits « nidicoles » par analogie avec les oiseaux   (littéralement qui restent au nid, comme les passereaux), les   jeunes naissent physiologiquement immatures et vont demeurer   au nid pendant une période prolongée. Ils ne sont pas capables de   se déplacer et ont besoin de la chaleur d’un nid, en particulier pour   assurer leur régulation thermique. C’est le cas des marsupiaux,   des rongeurs, des lapereaux, des chiots et des chatons qui restent   attachés à l’endroit où ils béné? cient des soins parentaux. Dans   ce cas, le comportement maternel s’articule autour d’un nid plutôt   qu’autour des individus. Cela explique que le lien mère-jeune soit   peu sélectif : la mère prodigue des soins à tous les petits, même   étrangers, présents dans le nid (cette reconnaissance individuelle   peu marquée facilite l’adoption).   Chez les animaux dits « nidifuges » (littéralement qui s’éloignent   du nid, comme les poussins ou les canards), les jeunes sont très   matures. Ils naissent à un stade de développement sensoriel et   moteur déjà avancé qui leur permet une certaine autonomie.   En particulier, ils peuvent suivre leur mère et les autres adultes   très tôt après la naissance. Chez ces animaux, et qui de plus vivent   en troupeau, il est essentiel qu’un lien puissant et sélectif unisse   rapidement la mère à son ou ses jeunes après la mise bas et qu’ils   Quels sont les animaux « nidicoles » et « nidifuges » ?  soient capables de se reconnaître individuellement.   Parmi les espèces « nidifuges », on distingue les animaux   « cacheurs » (ou « hideurs » en anglais) et les animaux   « suiveurs » (ou « followers »). Dans le premier cas, comme chez   les cervidés, les bovins ou les caprins, le jeune reste dissimulé   dans la végétation au cours des premiers jours, pendant que   la mère va s’alimenter parfois assez loin. Elle ne revient près de lui   pour l’allaiter qu’à intervalles réguliers (voire une seule fois   par jour). C’est alors le jeune qui prend l’initiative de sortir de   sa cachette. Dans le cas des suiveurs, qui est celui du cheval,   de nombreuses antilopes et du mouton, au contraire, le jeune suit   sa mère puis le reste du troupeau dans tous ses déplacements   dès la naissance.   En? n, chez les espèces dites « semi-nidifuges », dont l’homme et   les primates non-humain font partie, la situation est intermédiaire.   Les jeunes disposent d’une sensorialité bien avancée à   la naissance, mais d’une motricité réduite, les rendant incapables   de suivre leur mère. Dans ce cas, le comportement maternel   va être caractérisé à un stade précoce par le transport des jeunes   et les relations mère-jeune vont se traduire par une mise en place   progressive d’un lien sélectif.   Dans le quart d’heure qui suit la naissance,   la jument lêche activement son nouveau-né   pour le sécher, le réchauffer   et activer sa circulation sanguine. Poulain qui s’apprête à prendre une têtée :   la position inverse par rapport à sa mère est typique.  C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 37  Passage d’une nourriture lactée à la prise d’aliments solides  isolement pourrait être un moyen d’éviter les interférences à   un moment crucial du développement du lien mère-jeune.   En effet, à la naissance, la mère établit un premier contact   avec son petit en découvrant son odeur par un contact   « naseaux à naseaux ». Puis, dans le quart d’heure qui suit   la naissance, elle se met à le lécher activement tandis qu’il   tente maladroitement de tenir debout (il y parviendra entre   40 minutes et 1 heure post-partum). Ces léchages se limi-  tent en moyenne à la première demi-heure post-partum.   Grâce à cette phase de léchages actifs, la jument nettoie son   nouveau-né, le sèche, le réchauffe et active sa respiration   ainsi que sa circulation sanguine. Avec les premières tétées   (entre 1 heure et 4 heures après la naissance, avec un pic   vers 2 heures), ces léchages semblent jouer un rôle essentiel   dans la création du lien mère-jeune unique. On suppose que   la jument devient ainsi capable d’identi? er sa progéniture   sans hésitation, même après une longue séparation.  Un tel lien à la mère dans le jeune âge est une étape essen-  Pendant la tétée, le poulain se place généralement en position   parallèle inverse par rapport au corps de sa mère, ce qui met   sa croupe à proximité directe des naseaux de la jument qui peut   ainsi le ? airer et s’assurer de son identité. Pour le jeune poulain,   l’allaitement maternel ne serait pas purement et simplement   un mode d’alimentation mais un comportement qui le rassure.   La tétée qui est très fréquente durant la première semaine   (4 à 7 tétées par heure), diminue ainsi progressivement et se   régularise à l’âge d’1 mois. À l’âge d’1 mois et demi on ne compte   (4 à 7 tétées par heure), diminue ainsi progressivement et se  (4 à 7 tétées par heure), diminue ainsi progressivement et se   plus que 2 tétées par heure. Parallèlement le temps passé   à brouter augmente (15 %). En situation domestique, il semble   important de fournir aux jeunes une alimentation mixte et   un accès aux fourrages avant le sevrage pour faciliter le passage   à une alimentation uniquement solide et limiter la perte de poids   observée dans les semaines suivant le sevrage. Par ailleurs,   un régime alimentaire à base de lipides et de ? bres semble   permettre au poulain de mieux supporter l’étape du sevrage.  tielle pour le développement comportemental de l’indi-  vidu chez de nombreuses espèces. Il s’agit d’un attachement   réciproque et sélectif qui sous-entend une reconnaissance   individuelle. Celle-ci fait intervenir les cinq sens : indica-  tions olfactives, visuelles, auditives, gustatives et tactiles.   Chez les ovins, la reconnaissance olfactive du nouveau-  né se met en place rapidement. Elle permet en particulier   l’identi? cation à courte distance ainsi que l’acceptation à   la tétée. Plus tard, la femelle utilisera d’autres informations   sensorielles comme la vue et l’ouïe qui interviendront dans   la reconnaissance à distance. Par exemple, la couleur et les   particularités de la robe des poulains orienteraient la jument   vers son propre jeune.  DU CÔTÉ DU JEUNE...  UNE AUTONOMIE TRÈS PROGRESSIVE  Peu de données existent sur la manière dont le jeune va   être capable de reconnaître et d’établir un lien avec sa mère.   La tendance à « suivre » - dès la 2 e  heure post-partum, le   poulain est capable de marcher et trotter - ainsi que le besoin   de téter lui font chercher le contact. À cela s’ajoutent la   sélectivité des autres juments et la vigilance de la mère. La   première tétée pourrait être également chez le poulain un   élément crucial dans l’établissement du lien mère-jeune, sa   perturbation induit un attachement excessif et un retrait   social par rapport aux autres (Hausberger, Larose, Henry,   Richar-Yris, « First Suckling : a crucial event for noter young   bon ? A study in foals », J. Comp. Psychol. 2007). Dès le 2 e   jour, le petit poulain saura reconnaître sa mère de près.  La perturbation de la première tétée pour   le poulain induit un attachement excessif et   un retrait social par rapport aux autres…  Dessin Siriane38      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    Lorsque le poulain atteint l’âge d’1 semaine, des relations   sont déjà bien établies entre lui et sa mère. Il en reste large-  ment dépendant les premières semaines de sa vie et passe   la quasi-totalité de son temps dans ses environs immédiats   (90 % du temps à moins de 5 mètres). Le comportement de   toilette mutuelle, appelée toilettage social, apparaît déjà dans   le répertoire comportemental des poulains. Mais toujours   avec leur mère puisque, à cet âge, ils n’ont encore que peu   de contacts avec les autres membres du groupe. Alors qu’il a   établi tout un ensemble de relations avec sa mère, le poulain   n’en a pas encore avec ses congénères. Son environnement   social reste essentiellement limité à sa mère. Il passe un   temps considérable à jouer et à dormir. Le temps qu’il reste,   il le passe à téter. Il ne broute encore que de façon occa-  sionnelle et seulement pendant quelques instants. 1 ou 2   semaines plus tard, la jument aura cessé de se montrer aussi   protectrice à l’égard de son poulain, ce qui ne l’empêchera   pas néanmoins d’intervenir lorsque des intrus constituent   une menace pour son jeune. L’intimité du poulain avec sa   mère diminue et l’on assiste à une acquisition progressive   de l’autonomie. Vers l’âge de 2 ou 3 semaines, il prend ses   distances et établit des liens avec les autres membres de son   groupe familial, en particulier les autres poulains. À 3 ou   4 semaines débutent des toilettages mutuels entre jeunes   partenaires. Ils passent déjà autant de temps à jouer entre   eux que tout seuls ou avec leur mère. Cela ne fera que s’ac-  centuer au cours des semaines suivantes. Réciproquement,   les juments n’hésitent pas à s’éloigner de leur progéniture.   Au-delà de ce premier mois d’existence n’apparaissent   plus ensuite d’éléments radicalement nouveaux. Ce sont   plutôt les évolutions déjà amorcées au cours des premières   semaines qui se poursuivent. Ainsi, on peut observer que les   poulains s’orientent vers une alimentation mixte vers l’âge   de 1 mois et qu’ils entrent en phase de socialisation intense   vers 3 mois. Alors qu’ils passaient entre le tiers et la moitié   de leur temps à se reposer pendant leurs 3 premiers mois   d’existence, vers l’âge de 1 an, ils n’y consacrent plus que   le quart de leur temps. En parallèle, la fréquence des tétées   décroît considérablement entre l’âge de 9 et 12 semaines.   LA MÈRE ET LE GROUPE SOCIAL   COMME FACTEURS DE DÉVELOPPEMENT   COMPORTEMENTAL  Comme chez tous les mammifères, la mère va jouer un rôle   fondamental dans la construction individuelle de son jeune.   Elle apparaît en effet comme le premier et le seul congénère   interagissant avec ses jeunes à un stade précoce du déve-  loppement. Compte tenu de la relation étroite et durable   existant entre la jument et son poulain, il est probable qu’il   existe des in? uences maternelles via la facilitation sociale.   C’est le fait de produire un comportement réalisé par   d’autres juste avant. Ainsi, la transmission d’informations   par l’observation du modèle maternel a particulièrement été   mise en évidence chez les ovins dans le cadre de l’acquisition   de comportements ou techniques alimentaires. Les jeunes   chevaux acquièrent également des connaissances sur leur   environnement par l’intermédiaire d’autres partenaires,   dont l’identité varie en fonction de leur âge. L’expérience   acquise par le jeune au contact de ses différents parte-  naires sociaux est susceptible de moduler profondément   les caractéristiques comportementales et les compétences   sociales de ce jeune. Au fur et à mesure de la prise d’indé-  pendance du poulain par rapport à la mère, l’apprentis-  sage se poursuit par interaction tout d’abord avec d’autres   jeunes, puis avec des adultes. Au ? l du temps, il continue   son apprentissage des relations sociales et af? ne sa recon-  naissance des signaux de communication. Ainsi, les 8 à 10   premiers mois constituent pour le poulain une découverte   de l’environnement social dans lequel il baigne. Par le   style de maternage qu’elle adopte, la mère peut également   in? uer sur le développement individuel et le développe-  ment social du jeune, en permettant ou au contraire en   inhibant les prises de contact de son jeune avec l’envi-  ronnement. Bien que les partenaires sociaux autres que la   mère (jeunes, adultes) puissent in? uer sur son compor-  tement au cours de la phase de maternage, leur in? uence   est d’autant plus marquée après le sevrage. L’éducation   du poulain passe aussi par le jeu. Ainsi, favoriser la vie   sociale des jeunes chevaux semble être une condition   majeure pour leur bon développement et leur bien-être.   Il ne faut donc pas négliger l’impact des adultes autres   que la mère dans le modelage comportemental du jeune.  Favoriser la vie sociale des jeunes chevaux   semble être une condition majeure   pour leur bon développement et leur bien-être. C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 39  QUAND VIENT L’HEURE DU SEVRAGE...  Le jeune poulain s’éloigne de plus en plus de sa mère. En   parallèle, alors que celle-ci ne lui présentait que des réponses   positives, des réponses de rejet de plus en plus fréquentes   vont s’installer. Ainsi, le jour du sevrage, lié à la naissance   d’un autre poulain, le jeune aura déjà construit tout un   réseau de relations sociales au sein du groupe. Le sevrage   s’opère à l’initiative de la mère de façon parfois brutale. Il   s’agit d’un sevrage alimentaire et une relation privilégiée   entre la mère peut être maintenue jusqu’à l’âge de deux   ans. Dans la nature, les juments qui n’attendent pas de   poulain peuvent continuer à allaiter beaucoup plus long-  temps. En revanche en conditions domestiques, le sevrage   est brutal et intervient en général entre l’âge de 4 mois et   demi (États-Unis) et 6 mois (France). À cet âge, le poulain   est encore immature (grande proximité à la mère, fréquence   de tétées importante...) et la séparation de la mère induit   un grand stress aux conséquences plus ou moins longues   dans le temps. Outre les manifestations comportementales   courantes les premiers jours suivant le sevrage (vocalisa-  tions, locomotion accrue...), on peut observer à plus long   terme une baisse de la prise de poids ou l’émergence de   comportements aberrants ou stéréotypies. Les sources de   stress en cause sont multiples : changement du régime   alimentaire, changement de contexte social, absence de la   mère en tant qu’objet d’attachement, changement du mode   Les facteurs de modulation de la qualité du lien mère-jeune  Ces facteurs peuvent être liés à la mère (expériences antérieures,   tempérament), au jeune (tempérament) et à certains facteurs   environnementaux. L’expérience maternelle et le statut   reproducteur de la femelle peuvent également in? uer sur la durée   de l’allaitement : une jument primipare allaite son poulain plus   longtemps (jusqu’à deux mois de plus) qu’une femelle multipare.   Une jument repousse plus rapidement son petit si elle est gestante.   En effet, dans la nature, la mère ne sèvre son petit à la ? n de la   première année que lorsqu’elle est sur le point de donner naissance   à un autre poulain. Si la nature du lien qui unit la mère et son   jeune change lors de l’arrivée d’un nouveau-né, il peut se maintenir   pendant plusieurs années, surtout s’il s’agit d’une pouliche.   Il est étonnant de constater   à quel point une mère peut inspirer   sa pouliche !  Photos Alexandre Bertrand  L’allaitement est primordial.40      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    BIBLIOGRAPHIE  Waring George,   Horse Behavior,  Editions William Andrew Publishing.   Second edition 2003.  Hausberger, M., & Richard, M. A. (2005),   “ Individual differences in the domestic horse,   origins, development and stability”,  in D. Mills, & S. McDonnell (Eds), The domestic horse (pp. 33-52).   Cambridge University Press.  Henry Séverine,   In? uence des expériences précoces sur le développement   comportemental du poulain domestique,   Thèse doctorale de l’Université de Rennes I. 2006.  de vie (groupe/isolé; pré/ boxe) etc. D’autre part, en situa-  tion domestique, les pratiques actuelles favorisent le main-  tien des jeunes en groupe de même âge, même sexe. Ces   conditions diffèrent grandement de celles, dans lesquelles   évolue un jeune cheval dans un groupe naturel. En condi-  tions naturelles, le jeune cheval se développe au sein d’un   environnement social riche et diversifié, composé de la   mère, du père, de demi-frères et sœurs et d’adultes non   apparentés. Jusqu’à ce que les jeunes quittent le harem, ils   se trouvent donc en étroite association avec leur groupe   familial. Ainsi, jusqu’à l’âge de 2 ou 3 ans, le jeune poulain   joue et se toilette avec les individus qui lui sont familiers.   Peu après le sevrage, la répartition du temps que le poulain   consacre à ses différentes activités se stabilise. Les quelques   changements qui interviendront d’ici à ce qu’il soit adulte   tiennent essentiellement à un certain raccourcissement du   temps de sommeil et au caractère plus marqué des diffé-  rences liées au sexe.   L’établissement des rapports mère-jeune est donc capital   pour le bien-être et la protection du très jeune cheval.   Comme le cheval est une espèce « nidifuge » à maturation   post-natale rapide, ses jeunes sont autonomes dès la nais-  sance et un lien sélectif puissant est d’autant plus indispen-  sable. De la réciprocité de ces liens dépendent la survie du   poulain ainsi que ses comportements sociaux ultérieurs.   Cependant, l’individu en développement ne peut être consi-  déré comme un récepteur passif des in? uences maternelles :   ses caractéristiques propres, en parties déterminées par son   équipement génétique, vont moduler l’impact qu’auront   sur lui les facteurs d’expérience. Les applications pratiques   en situation domestique vont concerner la manipulation du   jeune, la gestion du cheptel, le sevrage qui peut être consi-  déré comme un traumatisme... En effet, un sevrage brutal   aurait des répercussions négatives sur le système digestif du   poulain, mais probablement aussi sur son équilibre affectif   et sur le déroulement de son apprentissage. Nous en repar-  lerons dans d’autres numéros.   texte et dessins cécile bruderer  Ce poulain Mustang,   encore bien petit,   n’hésite pas à tirer   les crins de la queue   de son père   (un étalon rouan   rouge) pour jouer !  Photo   Marie-Luce Hubert /   Jean-Louis KleinC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 41  Poulinage en liberté  Dans notre métier d’éleveur de chevaux de Mérens en mode Bio, le poulinage   (juin pour 2007) est une étape essentielle et nécessaire pour le bon   fonctionnement du haras. Une poulinière porte 11 mois son poulain et durant   cette période, plusieurs phases préparatoires favorisent cet événement,   à chaque fois particulier et différent d’une poulinière à l’autre, mais aussi   d’une année à l’autre.  Au Haras Picard du Sant, les poulinières mettent bas en   extérieur et en complète liberté. Nous considérons (voir    Cheval Attitude numéro 6) que le poulinage est aussi une  Cheval Attitude Cheval Attitude  phase de vie de l’animal en liberté. Quelles sont les phases   préparatoires à ce moment si intense ? Et si rapide si tout   se passe bien...  Le troupeau ayant été constitué avant l’arrivée de l’étalon,   nous ne changerons rien après son départ. Toutes ces   juments meriguaises resteront ensemble jusqu’au pouli-  nage. On y trouve une vraie homogénéité, l’harmonie règne   dans le troupeau et limite les agressions (morsures, coups   de pieds...) des dominantes. Il nous est nécessaire d’être   présent chaque jour, à heure ? xe (6h30 pour nous) un mois   avant le premier poulinage supposé (note de la première   saillie par l’étalon, juillet 2006, puis calcul des 11 mois de   gestation). Chaque jour, nous surveillons l’évolution de la   taille et de la dureté des mamelles. Notre travail étant basé   sur des rapports de con? ance et de respect réciproques, la   jument sait qu’elle peut compter sur nous et nous attend s’il   y a un problème. Dans 90% des cas, les juments poulinent   seules et lorsque nous arrivons, le poulain est sec et tête.  En avril 2006 nous avons aidé Irma de Lasserre à pouliner.   Moment magique, car tout s’est bien passé malgré un début   dif? cile. A notre arrivée, personne dans le pré de Toine, tout   le monde était dans le bois, en cercle : toutes les juments, le   cul à l’intérieur et les têtes observant les alentours, comme   pour protéger la mise bas. Au centre, Irma avec son poulain   déjà engagé mais visiblement coincé : un antérieur dehors,   le second à peine sorti, la moitie de la tête sortie, nous déchi-  rons la poche. Il a la langue qui pend d’un côté, la jument   se couche, se relève, se recouche, nous regarde... « Aidez   moi... je n’y arrive pas ! » Nous observons sa respiration   et saisissons chaque petit antérieur, nous faisons pivoter   l’ensemble de la poche et donc le poulain. L’expulsion se   fait en quelques secondes. Nous observons, ébahis à chaque   fois. Deux petites oreilles se mettent à bouger... Hourra !   Il est vivant. Toutes les poulinières qui montaient la garde   se sont éparpillées. Leur rôle est terminé. Tout va bien.   Alors nous nous écartons pour laisser Irma découvrir son   petit, le lécher, le sentir. Le poulain se lève au bout de quel-  ques minutes, chancelant, reste près de la mère (l’éduca-  tion commence) et ira téter rapidement. Nous attendons   la délivrance de la mère qui doit se faire dans la prochaine   heure et véri? ons que la poche est entière... tout va bien.   Nous l’appelons Stwuball.  Malheureusement, sur une gestation de 11 mois il nous   arrive de rencontrer différents problèmes : 1er cas, l’avor-  tement entre le 1 er  et le 10 e  mois ; 2 e  cas, le poulain est   arrivé à terme mais est resté enfermé dans sa poche, placenta   trop épais, il s’est noyé dans le liquide amniotique ; 3 e  cas,   le poulain naît mais non viable, il respire difficilement   (malformation, problème cardiaque...), meurt dans les deux   ou trois heures qui suivent, souvent avant l’arrivée du vété-  rinaire. Après un poulinage, nous surveillons attentivement   la maman ; elle doit rejeter la poche rouge très vascularisée   appelée placenta, nous véri? ons qu’elle soit entière car s’il   manque un morceau, une adhérence se fait dans l’utérus et   déclenche une infection, avec risque de mort de la jument   si elle n’est pas soignée à temps.  Dans le cas où tout se passe bien, le poulain tête ; il suit   maman comme son ombre. Notre travail va commencer.   Les premiers soins : désinfecter son nombril, lui faire ses   premiers vaccins, attendre son premier méconium (1er   caca glaireux). Durant les douze heures qui suivent la nais-  sance, le poulain doit téter pour absorber le colostrum ; ces   anticorps sont fabriqués par la mère avant la mise bas et   seront transmis au poulain pour lui assurer un bon départ.   Nous ne partons pas tant que le poulain n’a pas tété, cela   peut demander dans le pire des cas une dizaine d’heures   de présence et d’essais pour qu’il tète seul. Un poulain tète   les premiers jours toutes les dix minutes (en 1999, notre   premier poulain de l’année, Latou de Lasserre a eu un départ   dif? cile et sans colostrum naturel. Il a été élevé au biberon,   gâté, pourri et aujourd’hui, c’est un cheval adorable avec un   comportement d’enfant unique. Mais nous l’avons sauvé !).   Ensuite, va commencer le travail d’imprégnation primor-  diale, durant les trois premiers jours de la naissance puis    - c’est important - lors de ses trois premières années. Nous   vous en reparlerons prochainement.  haras picard du sant haras picard du sant  connaissance connaissance  La vie   est magnifique,  est magnifique,   en plein air  en plein air   avec maman…  Photo   Alexandre Bertrand42      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    bien-être  Dans le précédent numéro, vous avez fait   connaissance avec les principales caractéristiques   de l’élément Bois, je vous propose cette fois   d’aborder celles de l’élément Feu. Mais avant cela,   je vais répondre à différentes questions que vous   pouvez vous poser lorsque vous regardez œuvrer   un Shiatsuki, nom donné au praticien Shiatsu. Cela   vous permettra également de discerner un vrai   praticien en Shiatsu équin de tout charlatanisme   employant aisément le terme de Shiatsu.  Combien de temps dure une séance ?   Une séance dure de 45 à 60 minutes selon le patient à traiter.   On ne fait pas plus de 20 à 30 minutes sur un sujet jeune   ou âgé car cela serait trop épuisant.  A quelle heure de la journée et dans quelles conditions   cela se pratique- t-il ?   Il faut juste éviter l’heure des repas et attendre une heure   après. Cela se passe dans l’environnement du cheval, dans   son boxe ou son paddock, s’il n’y a pas d’autres chevaux   à côté. Le cheval ne sera pas attaché, éventuellement tenu   en main par un assistant. L’idéal étant que le praticien soit   seul avec le cheval en liberté dans son boxe.  Puis- je transporter mon cheval ou le faire travailler   après une séance ?  Après une séance d’une heure qui vient de le détendre,   cela serait dommage et risqué de lui demander de faire   des efforts pour se caler dans un van. C’est pour cela que   nous nous déplaçons à domicile car de plus, nous prenons   en compte l’environnement (état du boxe, pré, alimenta-  tion, travail). Le travail peut être repris doucement dans   les deux à trois jours.  Combien de temps avant une épreuve de compétition ?  Au minimum huit jours avant, car chaque individu réagit   différemment après une séance. Certains sont fatigués dans   les deux ou trois jours. Il faut laisser le temps au corps   de trouver son nouvel équilibre, et effacer les compensa-  tions.  Comment se déroule une séance ; par quoi   commencez-vous ?  On commence tout d’abord par l’observation visuelle   a? n de déterminer les déséquilibres énergétiques, c’est-à-  dire les zones en vide ou en plein d’énergie. Les traces de   boue et de grattage, le sens des crins seront des indices très   utiles. On débute alors l’ef? eurage de tout le corps a? n   de compléter par l’observation manuelle, en ressentant les   différences de températures, les zones tendues ou molles.   Cela permet également d’établir la con? ance entre le prati-  cien et le cheval. Ensuite, on procède à la décontraction   des zones tendues par différentes techniques de percus-  sions et de massages ce qui, avec les étirements, contribue   à la dispersion des excès d’énergie. On toni? era les zones   vides par des pressions lentes et profondes. En fonction des   éléments ressentis, on déterminera les méridiens et points   d’acupuncture nécessitant un travail plus spéci? que par   pressions. Avec de l’expérience, on arrive à voir visuellement   les méridiens et leur état. Toute la séance doit se dérouler   dans le respect mutuel et sans aucune contrainte. Rien n’est   fait contre la volonté du cheval, le praticien propose les   étirements nécessaires en fonction des méridiens trouvés   en excès. À aucun moment le praticien n’utilise la force,   tout doit se passer en douceur.     Que ressentez- vous sous vos mains ?  Le ressenti est différent pour chaque praticien. La circula-  tion d’énergie pourra être ressentie comme le battement   d’un pouls. Certains ressentiront des picotements, d’autres   du chaud ou du froid.   Les séances se ressemblent, et vous touchez toujours   tout le cheval, faites- vous toujours la même chose ?  Effectivement, nous touchons à chaque séance l’ensemble   du corps, et nos gestes sont pratiquement identiques pour   un œil non averti. Mais en réalité, nos pressions et le choix   des méridiens à traiter diffèrent en fonction de notre ressenti   du moment. L’enchaînement et le rythme de travail sont   adaptés à chaque individu.  Combien de séances sont nécessaires et à quelle   fréquence ?  Cela dépend de l’état de santé de l’individu et de son acti-  vité. On préconise en entretien une séance à chaque chan-  gement de saison. Pour un cheval de loisir ou en retraite :   deux à trois séances par an de bilan et d’entretien suf? -  ront. Par contre, pour un cheval au travail ou faisant de la   compétition, il sera nécessaire de faire un suivi plus régulier.   Que peut-il se passer   sous les mains d’un Shiatsuki ?  Exceptionnellement   nous reprenons   une photo déjà parue   (numéro précédent),   en hommage à Black   – le cheval de cette   photo – disparu   récemment. récemment.Les Disciplines :   Modèles et allures, dressage,   spectacle, complet.  À QUI CONVIENT CE CHEVAL ?  Ce sont des chevaux qui s’entendent   bien avec des cavaliers du même élément   qu’eux, même si ce tandem peut être   parfois explosif. Il leur faut un cavalier   aimant également la compétition et le   public. On reconnaît facilement ces cava-  liers car ils aiment le rouge (cheveux, vête-  ments...) et ont le verbe facile. Ce cheval ne   convient pas à des personnes peu expéri-  mentées ou n’étant pas sûres en selle. S’il a   envie de s’exprimer, laissez-le parader mais   sous contrôle, afin d’éviter tout débor-  dement. Le cavalier devra se comporter   avec légèreté et précision, sans brus-  querie dans ses indications et ses aides,   que ce soit en main ou monté. Il devra   avoir une approche douce et confiante   en veillant à ne pas transmettre d’hési-  tation ou de stress. Tout comme pour le   cheval « Bois », les mouvements et dépla-  cements du cavalier dans le travail à pied   devront être vifs et rapides. Compte tenu   du côté émotif de ce type de cheval, lors   d’une séance de Shiatsu, nous aurons un   toucher léger et nous préfèrerons plutôt les   techniques vibratoires aux techniques de   percussions a? n de ne pas le surprendre. Il   faudra attendre que la tension baisse après   une séance avant de la relâcher. Touchez   le mieux !  christian pequillet  photo pascale philpott  C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 43  Pour rappel, le Shiatsu ne remplace en rien l’intervention   du vétérinaire, si vous considérez que c’est urgent, c’est   forcément de son domaine.  Dois-je faire venir un ostéopathe après ou avant   votre visite ?  Le Shiatsu peut être complémentaire avant ou après une   séance d’ostéopathie ; cependant, cela n’est pas nécessaire car   il permet par son approche globale en douceur de résoudre   tout type de problème ne relevant pas du domaine vété-  rinaire.  christian pequillet  En curatif nous faisons en moyenne trois séances espacées   d’une quinzaine de jours.  Mon cheval va bien, que pouvez-vous lui apporter de plus ?  Il est conseillé de faire appel au Shiatsu en préventif car il   permet, par ses séances de bilan et d’entretien, de déceler des   signaux d’alarmes du corps. Cela permet ainsi d’agir tant   que les problèmes sont encore mineurs, ou de s’orienter vers   un vétérinaire, avant qu’ils ne dégénèrent en maladie plus   grave. Attention toutefois lorsque l’on pense que son cheval   va bien, ce n’est pas parce que l’on ne voit rien qu’il va bien.   Il peut avoir des problèmes mineurs qui vont entraîner des   compensations et avoir ensuite des conséquences psycho-  logiques ou physiques plus importantes.  Quelles sont les contre-indications ?  En cas de ? èvre, de maladie infectieuse, virale. Cheval sous   anti-in? ammatoire, tranquillisant ou jument en gestation.   SON ASPECT PHYSIQUE  Il a une bonne musculature tout étant   ? n et délicat. C’est un cheval naturelle-  ment élégant avec beaucoup de grâce et de   magni? ques allures. Sa conformation sera   généralement reconnaissable par un front   large et des veines à ? eur de peau. Il a bon   appétit. Il récupère vite après un travail   difficile, mais aura une tendance à la   transpiration et à s’épuiser avant l’effort.  SON ASPECT PSYCHOLOGIQUE   Le sentiment correspondant à cet élément   est la joie. C’est un cheval très sociable et   joyeux qui vient facilement vers vous pour   un câlin, vous lèche et vous reni? e. Il aime   parader et avoir un public pour l’admirer,   ce qui le stimulera dans ses allures. Il a un   tempérament vif.  A l’inverse, s’il n’a pas de centres d’in-  térêts, il aura une tendance à l’ennui et   développera des vices d’écuries ; il sera   agité et aura un comportement explosif.   Sans être de nature peureuse, il se fera   néanmoins des frayeurs. Il est assez émotif   avec des tremblements d’excitation.  SA SANTÉ  Les méridiens intestin grêle, triple   réchauffeur, maître-cœur, cœur sont asso-  ciés à l’élément « Feu ». Ils gèrent la circu-  lation sanguine, les fonctions du cœur,   le système immunitaire ainsi que la prise   de décision sur le plan émotionnel. En   cas de déséquilibre de cet élément, nous   risquons donc d’avoir des problèmes de   circulation sanguine, de transpiration,   de défense immunitaire. Il se fatiguera   facilement, sera sujet également à des   problèmes d’épaules avec une encolure   creuse et sera panard. Une dé? cience de   l’énergie de l’intestin grêle entraînera un   manque de discernement et votre cheval   deviendra indécis. Cet élément est associé   à l’été pour une période qui va de mai à   juillet. Il sera utile durant cette saison de   faire des massages sur les antérieurs (en   insistant bien au niveau de la couronne et   des articulations), rotations des membres   et des sabots pour faciliter la circulation   de l’énergie.   AU TRAVAIL  Le cheval « Feu », bien équilibré énergé-  tiquement, a une grande capacité à gérer   son stress et s’adapte facilement au chan-  gement. Il est intelligent, il apprend vite et   est relativement facile à éduquer pour un   cavalier expérimenté. Il faut lui rajouter   des dif? cultés a? n de le faire ré? échir et   éviter qu’il s’ennuie. Attention toutefois   à la montée en pression et à son tempé-  rament explosif, surtout chez les jeunes   chevaux. La séance de travail aura un   rythme modérément soutenu et ne devra   pas durer trop longtemps. Elle devra être   constituée d’exercices courts et variés.   C’est un cheval qui va se consumer au   paddock avant l’épreuve. Il faudra donc   bien gérer son échauffement qui devra   être court, grâce notamment à un pré-  échauffement par des massages stimu-  lants.    Le cheval « Feu »44      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    passion  Cher lecteurs,   Avant que je ne vous explique dans les détails les aspects néfastes des   embouchures, au fur et à mesure des prochains numéros de   Cheval Attitude  ,   je voudrais partager l’article du Dr Robert Cook (ci-dessous) avec vous.  Par ailleurs, je voudrais vous lancer un dé?  : envoyez- moi par mail UNE seule   raison valable qui justi? erait l’utilisation d’une embouchure ! Si vous   en trouvez une qui justi? e cette utilisation aujourd’hui, au XXI e  siècle,   je vous offre un abonnement de 2 ans à   Cheval Attitude   !   Envoyez vos suggestions à : pour_le_cheval@yahoo.fr  La limite de l’envoi est ? xée au 1 er  juillet 2007. À bientôt, Donald Newe  « L’universalité d’une opinion n’est aucunement une preuve,   et même, n’offre pas la garantie que l’opinion soit juste. »   Arthur Schopenhauer (L’Art de la Controverse [Stratagem  L’Art de la Controverse L’Art de la Controverse  XXX])  « Les organismes officiels comme la Fédération   Équestre Internationale (FEI) et un certain nombre d’admi-  nistrations des courses connaissent mes arguments pour un   changement des règles qui permette l’utilisation du maté-  riel de type bitless bridle (bride sans mors). Personne n’a,   jusqu’à présent, été d’accord avec un tel changement. Les  jusqu’à présent, été d’accord avec un tel changement. Les   raisons of? cielles ne reposent pas sur des arguments scien-  ti? ques, mais sont fondées surtout sur le désir de conserver   le statu quo. Par exemple, une fédération nationale af? liée à   la FEI a récemment déclaré qu’elle suit cette dernière dans   la formulation de ses règles. Elle a refusé des demandes   répétées de changement de règlement, arguant qu’elle ne   peut pas permettre le mélange des genres bitless bridle et   bride traditionnelle pour le dressage, car cela constitue-  rait un refus de la tradition classique. La réponse fournie   par cette fédération nationale en faveur de la « nécessaire   tradition » accentue le malentendu déjà sérieux et repré-  sente un obstacle injusti? able aux avancées de la recherche.   Cette fédération n’a pas défendu une seule fois l’utilisa-  tion de l’embouchure avec l’argument d’une plus grande   sûreté, ef? cacité ou humanité. Elle a simplement répété  sûreté, ef? cacité ou humanité. Elle a simplement répété   que l’embouchure était ‘traditionnelle ‘ et ‘classique’. Une   telle défense en ce qui concerne une question de gestion   de l’animal est inconvenante. Le même argument de statu   quo dans les affaires humaines soutiendrait la continuation   des pratiques ‘traditionnelles’ dans la noyade de sorcières,   l’esclavage ou le travail des enfants.  La tradition ne devrait pas être invoquée comme une   barrière au progrès humanitaire et scienti? que. La tradi-  tion peut être acceptable sur certaines questions comme le   vol du drapeau britannique ou la priorité au thé ou au lait   dans la manière de faire le thé. Mais la tradition ne devrait   pas être invoquée dans le fait de décider de questions se   rapportant aux intérêts des animaux, à la science étholo-  gique et à la sécurité d’un sport.  La cruauté est dé? nie comme le fait d’in? iger une douleur   évitable. Maintenant qu’une alternative acceptable aux   embouchures est disponible, la douleur causée par une   embouchure est évitable. L’embouchure est cruelle... On   pourrait espérer que, comme l’embouchure peut être consi-  dérée comme cruelle, les corps administratifs prétendant   être les gardiens du cheval se donnent comme objectif et   comme intention avouée de respecter les intérêts du cheval   et d’en interdire l’usage à temps. Chaque cheval est physi-  quement et psychologiquement handicapé quand on place   une baguette en métal dans sa bouche sensible, baguette à   laquelle on attache une paire de courroies qui permettent  laquelle on attache une paire de courroies qui permettent   La tradition et le Statu Quo,  La tradition et le Statu Quo,  La tradition et le Statu Quo,   ou la Science et l’Avenir ?C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 45  pseudo-sciences sont immédiatement adoptés sans discus-  sion. La mode déplorable de l’hyper? exion (Rollkür) dans   le monde du dressage est un exemple fâcheux de la facilité   avec laquelle les pratiques non évaluées et malfaisantes sont   acceptées. Cette pratique particulière a même été endossée   par la FEI. Pourtant, la pratique du réchauffement du cheval   avant une épreuve de dressage en forçant son menton dans   son poitrail est en infraction directe avec les besoins physio-  logiques de cet athlète. Les chevaux ne peuvent pas respirer   correctement avec leurs gorges resserrées par l’hyper? exion.   De tels chevaux sont partiellement asphyxiés. L’obstruction   des voies aspiratoires est suf? sante pour faire saigner les   poumons... L’utilisation d’une bride avec mors et gourmette,   pour imposer cette position bizarre de la tête à l’exercice,   la pression inacceptable sur certains endroits de la bouche   sensible, tout cela provoque la douleur et déclenche la   formation des sur-os sur les barres de la bouche. La douleur   déclenche aussi le mouvement de la racine de la langue   qui obstrue davantage les voies aspiratoires. La liberté de   l’encolure est essentielle à l’accomplissement du mouve-  ment de balance. Un cheval dans l’hyper? exion ne peut   pas s’équilibrer et tend tout son système musculo-sque-  lettal, particulièrement l’épine dorsale. L’hyper? exion rend   un cheval incapable de voir où il va. Bref, la douleur et la   peur sont incompatibles, tant avec les intérêts, qu’avec la   performance athlétique.  Quand on voit l’aisance apparente avec laquelle la magie   noire et le « hocus pocus » sont acceptés dans le monde du   cheval, il est dif? cile de comprendre pourquoi la connais-  sance scienti? que, qui a été évaluée depuis presque une   décade et considérée comme valide, est refusée. Peut-être   qu’après 5 000 ans d’usage de l’embouchure, nous devions   nous attendre à de la résistance avant changement. Peut-  être que quelques con? its d’intérêts sont responsables du   refus dans les changements de règle. Peut-être est-ce simple-  ment la peur de l’inconnu, quand l’éducation est la réponse   pertinente. L’ignorance est un handicap pour les humains,   de même que les embouchures sont un handicap pour les   chevaux ».  par le prof. dr vétérinaire robert cook*  traduit de l’anglais par donald newe   (instructeur agréé de bitless bridle et représentant   officiel de nevzorov haute école pour la france)  *(3o ans de recherches sur les embouchures   ont conduit le dr robert cook à en souligner   les nombreux aspects néfastes)   des pressions hautement concentrées de 20 kilos et encore   plus sur les tissus mous et durs de la bouche.    Une embouchure n’est pas un outil indispensable d’équi-  pement, sans lequel le dressage serait impossible. Le Duc   de Newcastle l’a fait comprendre, il y a 300 cents ans, et   Alexander Nevzorov de même aujourd’hui, quand il déclare   qu’il pourrait dresser un cheval avec une écharpe autour   de son cou. Les chevaux de dressage ne doivent pas être   « sur l’embouchure » mais ils devraient être « sur les outils ».   L’embouchure est une invention digne de l’Âge du bronze   et la FEI et toutes les fédérations nationales qui se plient   aux règlements devraient être heureuses qu’une alternative   acceptable à cet arti? ce primitif et barbare soit maintenant   disponible. Les Fédérations Equestres reconnaissent que   beaucoup de chevaux ont « la bouche réservée » et conseillent   à leurs inspecteurs d’être prudents en véri? ant l’équipement   après une compétition. Se demandent-ils jamais pourquoi   tant de chevaux sont « susceptibles » de leur bouche ? Le   dictionnaire de Webster dé? nit « la tradition » comme «la   livraison d’opinions, doctrines, pratiques, rites et coutumes   de génération en génération par la communication orale.»   La civilisation a sûrement avancé un peu depuis qu’elle a   dépendu de la communication orale. Mais la langue écrite   aide à la ré? exion et à l’évidence scienti? que. La tradition   n’a que « l’effet d’une loi orale » et devrait en rester là. Il n’y  n’a que « l’effet d’une loi orale » et devrait en rester là. Il n’y   a aucune question dans les règles et les règlements écrits   qui, pour être valide, ne doive être constamment révisée et   confrontée à une nouvelle connaissance. Le mors ne nous a   pas été transmis par la révélation divine. C’était l’invention   d’hommes primitifs, il y a 5 000 ans. Avons-nous besoin   vraiment de préserver une habitude si préhistorique ?  Une vieille idée très persistante et incorrecte est que l’em-  bouchure contrôle le cheval. Permettez-moi de citer ici   l’opinion du Dr Jessica Jahiel, cavalière spécialisée, confé-  rencière, professeur, auteur de beaucoup de livres sur tous   les aspects de l’équitation : “En renonçant à l’utilisation de   l’embouchure, vous ne sacri? ez pas le contrôle, mais vous   le gagnez. Un des grands mythes de l’équitation est que   l’embouchure arrête le cheval. L’embouchure n’arrête pas   le cheval. Un mors peut faire mal à un cheval, faire peur à  le cheval. Un mors peut faire mal à un cheval, faire peur à   un cheval, couper sa langue, ou lui nuire autrement. Une   embouchure peut être utilisée pour un cheval, de manière   schématique et durement, ou doucement et légèrement,   selon l’adresse du cavalier. Mais aucune embouchure n’ar-  rêtera jamais un cheval. Toute embouchure peut dire au   cheval que vous voudriez qu’il arrête ... et vous pouvez le   dire SANS embouchure.”  Le monde du cheval est un monde étrange et plein de   contradictions curieuses. Bien que la tradition puisse étran-  gler certaines pratiques et semble capable d’en favoriser   l’adoption de nouvelles basées sur la connaissance réelle,   en même temps, des « trucs » et des mythes fondés sur de   Donald Newe  Photo Alexandre Bertrand   bien-être  L’Herbier de Pégase  TARAXACUM OFFICINALE,   FAM. ASTERACEAE  PISSENLIT, DENT DE LION  BOTANIQUE, HISTOIRE   En Avril et Mai, nous allons voir sortir cette plante très   connue (qui parmi vous n’a pas souf? é dans une aigrette   de pissenlit ?) et répandue comme mauvaise herbe des prés,   mais très souvent sous-estimée quant à ses propriétés cura-  tives. Le Taraxacum dens leonina (Dent de lion, allusion à   la forme dentelée de ses feuilles) ou Taraxacum of? cinale   fait partie des plantes dépuratives du printemps, comme   l’ortie piquante et la pensée sauvage par exemple. On l’uti-  lise souvent chez le cheval. Notre tradition médicinale s’en   sert dans des indications, qui n’ont pas énormément varié   depuis l’Antiquité.  PARTIES UTILISÉES ET COMPOSANTS  La drogue sèche est préparée à partir de la plante entière   avec racine, cueillie avant la ? euraison, (Taraxaci radix cum   herba). Elle contient comme principaux agents :  – des principes amers : Sesquiterpènelactones, qui ont une   fonction digestive ;  – des Triterpènes et stérols ;  – des Flavonoïdes ;  – du Potassium qui est en outre responsable de l’effet diuré-  tique :  – de l’Inuline (dans la racine jusqu’à 40 % en automne,   UTILISATION EN PHYTOTHÉRAPIE   – Stimulateur d’appétit pendant la convalescence, par exci-  tation de la sécrétion de sucs digestifs (estomac, pancréas,   foie). Il est hépato-protecteur et cholagogue.  – Diurétique et salurétique (d’où le nom « Pissenlit »).   – Draineur hépatorénal, il est bon pour la détoxication après   un coup de sang, une fourbure, une myosite ou une colique.  – Bon adjuvant du traitement de la colique du cheval avec   météorisme (beaucoup de gaz, abdomen gon? é). À répéter   La stimulation de l’élimination fait du Taraxacum un   adjuvant draineur dans beaucoup de maladies chroniques   L’UTILISATION EST UNIQUEMENT INTERNE  Doses journalières de la drogue (Taraxaci radix cum herba,   disponible en herboristerie) : 10-25 grammes en infusion   (1 :10 dans l’eau bouillante). Infuser 10 minutes. Les extraits   standardisés sont aussi pratiques, on les trouve chez les vété-  rinaires ou en pharmacies: EPS® (Extrait de Plante fraîche   Standardisé) ou TM (Teinture Mère) homéopathique (TM   diluée à l’eau si le cheval ne supporte pas l’alcool) 5 ml,   1 à 3 fois par jour. 2 à 3 ml pour un poulain, selon la taille.  UTILISATION EN HOMÉOPATHIE VÉTÉRINAIRE  Quasiment les mêmes indications qu’en phytothérapie.   Dilution: 4DH, 5CH rarement plus haut.  À RETENIR   Autant de fois que vous voyez un Pissenlit, pensez donc à   son utilisation médicinale ! Personnellement, je vois des   pissenlits très souvent, et surtout au printemps.  BIBLIOGRAPHIE  Quiquandon, H. (Hrsg.) (1999):   Homéopathie vétérinaire. Biothérapie. 2.    Point Vétérinaire, Paris  Reichling, J.Gachnian-Mitscheva, R.Frater-Schröder,   M. Saller, R. Di Carlo, A. und W. Wildmaier (2005):  Heilp? anzenkunde für Tierärzte - Springer, Berlin-Heidelberg. Heilp? anzenkunde für Tierärzte Heilp? anzenkunde für Tierärzte     peter andresen  Photo Coll. Peter AndresenC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 47  Les algues du complément  alimentaire BIO TONIQUE    renforcent l’immunité de votre   cheval.  Une étude sur 1000  chevaux a démontré de   nombreux effets bénéfiques sur    poils, peau, sabots, stress et   l’activité intestinale. 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Qu’est-ce qui peut bien   vous intéresser me concernant ?   Je n’ai pas de passé avec les Amérindiens, je n’ai pas   travaillé à Pagosa Springs dans le ? ef de Parelli, je n’ai pas   grandi dans une ferme entourée d’animaux ! Je suis juste une   ? lle de la ville qui a la chance, aujourd’hui, d’habiter au cœur   des Alpes valaisannes, en Suisse, avec Christian mon mari,   notre ? lle Isaline de 2 ans et demi avec laquelle vous avez   déjà fait connaissance (Cheval Attitude Numéro 6 !), Pastis   la chienne, Lakota et Zingaro les chevaux, Freesbee le cochon   d’Inde, Miss Duchesse la lapine, Mandarine et Millésime les   chattes de la maison sans oublier quelques araignées ayant   le droit de squatter les coins sombres du plafond... peut-  être en hommage à Iktomi, la plus célèbre d’entre elles ?  Pendant que j’écris ces lignes, je suis assise dans l’herbe,   aux pieds de pins et de chênes. A côté de moi, ma petite   chienne et les chevaux qui broutent au cœur de la clai-  rière les premiers brins d’herbe du printemps. Le ciel est   magni? quement bleu. Des oiseaux chantent leurs émois   amoureux. De rares abeilles butinent les bourgeons des   noisetiers chargés de pollen. Une douce brise me caresse   la peau. Je sens la terre humide, ses vibrations intimes. De   timides effluves chaudes et vivifiantes me parviennent   depuis les épicéas tout proches, et si je lève les yeux, la neige   couronne les sommets de 4000 mètres qui me font face,   Une fleur au stylo.  VOUS N’AVEZ SANS DOUTE PAS OUBLIÉ ISALINE (  CHEVAL ATTITUDE   NUMÉRO 6), PARTIE VIVRE   CHEVAL ATTITUDE CHEVAL ATTITUDE  UNE AVENTURE UNIQUE AVEC LAKOTA ET ZINGARO ET AUSSI, ACCESSOIREMENT, SES PARENTS ?   VOICI PATRICIA, SA MAMAN, RANDONNEUSE AVERTIE, GRANDE CONNAISSEUSE DE « TRUCS »   DE TOUTES SORTES POUR TOUS LES PASSIONNÉS DE CHEVAUX QUE NOUS SOMMES. SON AVIS   ET SON EXPÉRIENCE NOUS AYANT PARU FORT UTILES, C’EST AVEC BEAUCOUP DE PLAISIR   QU’ELLE A ACCEPTÉ D’ÉCRIRE AU SEIN DU MAGAZINE. COMME D ‘HABITUDE, NOUS LUI   AVONS DONC DEMANDÉ DE SE PRÉSENTER TOUT D’ABORD, AVANT DE LA LAISSER LIVRER SON   SENTIMENT SUR DES SUJETS QUI LUI TIENNENT À CŒUR.   habille toujours de blanc les vallées de la rive gauche du Rhône. Et cela m’amène   à retrouver ma première jument : El Djezaïr, avec qui, justement, j’ai vécu sur   l’autre versant. Il y a 20 ans, bien avant que l’on ne parle des chuchoteurs et des   grands noms du spectacle équestre, je galopais avec elle, le long des torrents, à   cru, une simple cordelette d’alpinisme autour de l’encolure de ma partenaire !   Rien qu’en fermant les yeux, je retrouve la sensation de ses muscles roulant entre   mes cuisses, l’odeur de sa sueur, la douceur de ses crins alors que nous « volions »   sous les rayons de lune, au cœur des étendues nivales de la montagne.  Aujourd’hui, elle galope seule, au-delà des nuages, dans les prairies éternelles.   Ce sont Lakota et Zingaro qui ont choisi de prendre le relais pour m’accompa-  gner sur le chemin de la découverte des trésors que nous offrent au quotidien la   nature et les animaux tout comme les plantes et le règne minéral. Patiemment,   ils m’ouvrent les yeux sur ce que signi? ent les mots complicité, amitié, complé-  mentarité. Dans leurs tâches, ils sont soutenus par nos autres amis à poils déjà   cités, mais aussi par ceux, plus sauvages, croisés au détour des sentiers.  Avec Lakota, nous avons parcouru moult kilomètres par monts et par vaux   (en 1997, Suisse-Camargue ; en 1999, tour de Suisse pour les plus grandes   virées). Au retour, nous avons partagé à chaque fois nos plaisirs solitaires dans   des livres retraçant nos aventures ou encore en montant sur scènes pour des   conférences.  En 2000, Zingaro s’est joint à notre équipe pour le tournage du télé? lm « Le   cheval frontière » et fut aussi à nos côtés lorsque l’on nous demanda d’être en   direct sur le plateau de Zig-Zag Café, émission fort appréciée, en son temps, de   la TSR (télévision suisse romande).  Aujourd’hui, après avoir encore ensemble passé l’examen d’ATE, participé à   quelques compétitions de TREC, nous continuons notre petit bonhomme de   chemin sur les douces sentes d’une harmonie la plus totale possible, en expé-  rimentant le Reiki, la cristallothérapie, les ? eurs de Bach, la communication   inter-espèces, le goût des plantes sauvages... et tous les tours et détours que nous   entrevoyons là-bas, se pro? ler à l’horizon !  Doucement le soleil décline dans la clairière alors qu’une buse joue dans les   rayons obliques. Il est temps de remonter au village, donner le picotin, câliner   les chanfreins en souhaitant une bonne nuit à mes amis... et retransmettre toutes   ces lignes écrites à la faveur des énergies du printemps pour que vous puissiez   les lire dans votre prochain Cheval-Attitude. Et me découvrir encore mieux au   ? l des articles qui paraîtront dans votre magazine préféré ».  patricia wyssenbach  passionC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 49  Pieds nus : oui ou non ?  Ces derniers mois,   impossible d’échapper   à de multiples articles   portant aux nues ou   démolissant la « mode »   des chevaux évoluant   sans fer !  Si depuis de nombreuses années, je suis une fervente   adepte des pieds nus durant les mois enneigés de l’hiver,    je n’avais jamais encore tenté l’expérience en été. Bien au   contraire, inquiète de perdre un fer en randonnée, dans des   endroits impossibles à atteindre pour le maréchal, je me   suis entraînée sur de nombreux bouts de bois à planter des   clous en « calculant » la trajectoire pour qu’ils ressortent là   où je le voulais avant de pouvoir rechausser nos amis dans   quasiment n’importe quelle situation !  Et puis, au fil du temps, soucieuse d’offrir à Lakota et   Zingaro des conditions de vie toujours plus naturelles, je me   suis inévitablement posé la question : avec ou sans fer ? J’ai   surfé sur le net, lu, questionné, pour ? nalement apprendre   qu’un cours de parage était organisé quelque part au pied   du Jura suisse et qu’il était complet ! L’organisatrice m’a   alors très gentiment proposé que l’intervenant, un maré-  chal américain expatrié à Londres, vienne parer directe-  ment chez nous. L’aventure des pieds nus était dans les   starting block !  Ma première grande surprise fut de voir le temps mis par   Dan pour couper, râper, nettoyer les pieds de Lakota et   Zingaro ! Et moi qui étais certaine que mes amis avaient   de jolis petons ! Rien à voir avec les deux coups de rénettes   et trois coups de rognoir habituel ! Chaque ligne noire a   été ouverte, curée jusqu’au blanc parfait. Chaque callo-  sité mise à niveau. Un travail d’orfèvre qui a duré presque   trois heures pour peau? ner 8 sabots qui se retrouvèrent   lissent comme les fesses d’un bébé, parfaitement dégagés   de toutes les impuretés pouvant occasionner la moindre   douleur susceptible de modi? er la façon de poser les pieds   et, à la longue, d’in? uencer de façon négative la pousse de   la boîte cornée!  Chris (mon mari) et moi nous nous sommes donc retrouvés   avec deux chevaux pieds nus, parés de frais par un pro ne   dénigrant pas les ferrures, puisque lorsqu’il apprit que nous   faisions des randos avec nos chevaux au-delà des cols et dans   les fonds de vallées valaisannes, il émit de sérieux doutes   quant à la faisabilité de nos projets sans les protections   traditionnelles ! Il nous conseilla dans tous les cas d’être   très attentifs aux réactions de Lakota et Zingaro, de nous   procurer des boots, et surtout de ne pas hésiter à referrer si   nécessaire, l’essentiel, selon lui, étant de laisser une fois par   année le sabot se renouveler naturellement, au moins jusqu’à   ce que la ligne des clous soit enlevée au parage ! Malgré tout,   nous étions prêts à tenter l’aventure, sans pour autant être   certains d’avoir choisi le bon cheminement !   UNE PREMIÈRE EXPÉRIENCE DIFFICILE  Première sortie « sérieuse » durant les relâches de Pentecôte !   Nous sommes partis avec nos chevaux dans une vallée laté-  rale de la Plaine du Rhône, en ayant choisi de randonner   en étoile pour pouvoir réagir immédiatement au moindre   problème survenant au niveau des pieds de nos compa-  gnons. Et ce fut vite le cas du côté de Lakota, qui vit ses   postérieurs en? er du boulet jusqu’à la pointe du jarret, en   lui faisant reporter tout son poids sur les antérieurs. En peu   de temps, ce sont des douleurs relativement fortes (si j’en   crois ses mimiques, sa fatigue et sa locomotion) qui appa-  rurent à chaque posé des pieds avants, les soles encaissant   mal le terrain caillouteux et irrégulier au pied du glacier de   Lakota a mal aux pieds   et se repose.50      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    Ferpècle. Même si les derniers mètres furent un soulage-  ment pour elle, en marchant dans l’argile et l’eau du lac où   se jettent les derniers séracs. Ce jour- là, nous n’avons pas eu   le cœur de demander à notre palomino de faire le chemin   du retour, et c’est en van qu’elle retourna au village !  J’en pro? te ici pour souligner qu’il est heureux qu’à l’époque   je n’aie pas encore appris qu’après plusieurs années de   ferrage, de multiples toxines sont emmagasinées dans les   pieds des équidés, ces dernières ne pouvant se libérer correc-  tement, le mouvement naturel du sabot étant en grande   partie bloqué par l’usage de la ferrure traditionnelle. Mais   par contre, sitôt que le pied est nu, travaillant juste et retrou-  vant sa souplesse, elles se libèrent en? n, remontant dans   l’organisme du cheval qui est alors mis à rude épreuve pour   se nettoyer... Allant parfois jusqu’à provoquer le décès de   certains individus déjà fatigués au niveau des grandes fonc-  tions vitales de leur organisme, qui ne peut supporter ce   surcroît de travail ! Et même si ces cas tragiques restent   de rares exceptions, certains pareurs naturels recomman-  dent d’établir un bilan sanguin avant de faire le choix des   pieds nus !  DES PRÉCAUTIONS À PRENDRE  Bref, pour en revenir à Lakota, elle n’était pas, c’est le moins   que l’on puisse dire, au mieux de sa forme !  Zingaro, quant à lui, était certes un peu timide mais pas   réellement incommodé de retrouver des sensations toutes   neuves sous ses pieds, de renouer avec une part de son indi-  vidu qu’il avait un peu oubliée.  Chris et moi avons tout de même décidé d’insister, y compris   pour notre jolie blonde, partant du principe que chez nous   aussi, en début d’été, il est pénible de courir dans l’herbe   et les cailloux sans nos confortables chaussures et qu’à   l’automne cela est facile... Sauf pour les chaussettes retrou-  vées qui n’apprécient guère les callosités et les peaux dures   faisant rendre l’âme aux mailles des meilleurs tricots !  Mais avant de reprendre la route, il fallait se rendre à l’évi-  dence, la plus élémentaire des prudences voulait que nous   équipions nos chevaux de boots adaptées à eux mais aussi   au terrain dans lesquels nous avions bel et bien l’intention   de crapahuter durant les mois d’été sans oublier de leur   faire faire un entraînement adéquat pour durcir la corne   des sabots au ? l du temps (à suivre)...  texte et photos patricia wyssenbach  Malgré la beauté des paysages,   Lakota ne profite guère   et le retour lui est pénible.C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 51  expérience  Campo, criollo, gaucho,   y viento...   Valérie Beuzelin, éducateur équin (www.valerie-beuzelin.com), rentre d’un  mois passé dans une estancia, au pays des gauchos et des chevaux vivant   à l’état sauvage. Elle a voulu nous faire partager son extraordinaire expérience,   entre constats et éblouissements. Son objectif : vivre des moments qui   lui manquaient dans son cursus de formation éthologique, à savoir éduquer   des chevaux vivant dans des conditions naturelles et observer « l’approche »   pratiquée traditionnellement par les gauchos.  PREMIÈRE PARTIE  Une partie   du troupeau   de l’Estancia   Thelma.Ces « pâturages »   sembleraient   bien étranges   à nos chevaux !  52      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    Un couple d’amis français, rencontré au hasard de ses   formations éthologiques et propriétaire d’une estancia   lui a proposé de venir vivre cette aventure au sein de leur   propriété. Aventure certes pas toujours facile, mais Valérie   ayant cette opportunité n’hésita pas pour aller voir elle-  même ce qui se passe là-bas, au sein d’une culture envers   les chevaux fondamentalement différente de la nôtre et où   la dureté des gauchos n’est pour ces derniers qu’une simple   « technique d’éducation » ! Son récit étant passionnant et   comportant nombre de précisions, nous avons préféré le   scinder en deux parties. Dans ce premier « épisode », Valérie   vous présente le lieu de son séjour puis la façon dont les   gauchos prennent possession des chevaux. Attention, âmes   sensibles s’abstenir !  L’ESTANCIA SANTA THELMA  «  Le 10 décembre dernier, je m’envolais un mois pour la   Patagonie, au pays des Criollos et des gauchos, direction l’es-  tancia de mes amis (www.estanciasantathelma.com), située   en plein cœur de la Patagonie, dans la province la plus   sauvage et la plus authentique, Santa Cruz, région la plus au   sud de l’Argentine. Le premier village, Gobernador Gregores,   est à plus de 50 kilomètres. A l’échelle de la Patagonie, c’est   la banlieue ! Le goudron et le bitume sont absents : les routes   sont essentiellement des pistes. Parfois, le chemin d’accès   à certaines estancias fait plus de 40 kilomètres lorsque l’on   quitte la piste principale.  Une estancia est une ferme d’élevage. Celle de mes amis   présente une super? cie de 8 500 hectares, soit un rectangle   d’environ 6 kilomètres sur 17. Et bien que cela puisse nous   sembler immense, il faut savoir que c’est une petite estancia   car dans la région, la moyenne est plutôt de 20 000 hectares !   La super? cie est divisée en deux parties clôturées : un campo   (champ) d’hiver de 3 500 hectares, proche de l’estancia; le   seul actuellement utilisé par les moutons et les chevaux et   un campo d’été de 5 000 hectares mais mal clôturé, donc   inutilisable pour l’instant. A ce jour, l’activité principale est   l’élevage de moutons (1200 têtes). Marc Antoine et Céline,   les propriétaires, développent l’activité touristique avec un   hôtel de 4 chambres et des randonnées à cheval.  Sur ces terrains désertiques et arides, il faut 3 hectares pour   nourrir un mouton ; or un cheval mange pour 30 moutons.   90 hectares sont donc nécessaires pour nourrir convena-  blement un cheval ! Financièrement, un cheval vaut trois   moutons et enfin un cheval débourré vaut environ 800   pesos, soit 200 euros. Il est à noter que le cheval n’a pas une   grande valeur en Patagonie. Il est considéré comme étant   du bétail comme un autre. Il nourrit aussi son homme et ce   sont surtout les juments qui servent à la consommation.  LE TROUPEAU   Trente chevaux vivent ensemble et sont organisés en deux   groupes. La grande troupe est composée de quatre juments   adultes, un jeune mâle de 2 ans, trois poulains de l’année   dernière, deux poulains de cette année et onze hongres. La   petite troupe, quant à elle, est composée de deux juments   adultes, deux jeunes femelles de 2 ans, un poulain de l’année   dernière, deux poulains de cette année et deux hongres.   Les chevaux vivent en liberté sur les 3 500 hectares, espace   qu’ils partagent avec les moutons. Il leur reste des prédateurs   bien présents (pour ceux qui douteraient que cela existe Les méthodes   des gauchos (lasso,   contention, attache   au pneu ci-dessous et   pages suivantes, etc.)   restent choquantes   et à l’opposé   de ce que Valérie   Beuzelin tentera   de faire par la suite   avec ces chevaux.  C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 53  encore pour les chevaux !) : ce sont les pumas. Leur pâturage   est bel et bien un désert, immense et magni? que mais si...   désertique ! Et pourtant, ils n’ont jamais de complément   alimentaire et je n’ai pas vu de cheval maigre au sens premier   du terme, certains même frisaient l’embonpoint ! Tous les   chevaux du troupeau sont marqués de leur estancia de nais-  sance. Ici, ils sont marqués de ST pour Santa Thelma.  L’APPROCHE GAUCHO  Les chevaux sont utilisés de façon traditionnelle pour   le travail, principalement les mâles qui sont castrés. Les   juments sont rarement montées : elles sont reproductrices   ou mangées. Ce sont essentiellement des chevaux de race   Criollo, mais de plus en plus, il y a des demi-sangs, croisés   avec du Quater Horse et du Pur-Sang. De façon habituelle   chez eux, un cheval est toujours sur place à l’estancia, soit   à l’attache au bout d’une grande longe d’une quinzaine de   mètres, soit dans un pré clôturé de quelques hectares avec   toujours cette longue longe a? n de pouvoir l’attraper, soit   entravé. Quand un gaucho a besoin d’un cheval, il va cher-  cher le troupeau dans le campo, le pousse dans le corral et   attrape le cheval soit au lasso, soit aux bolas. Il change de   cheval régulièrement, tous les sept jours, et relâche celui qui   est au repos. Les chevaux sont ferrés principalement des   antérieurs et parfois des quatre pieds, surtout si l’estancia   a du terrain rocheux.  Les gauchos font eux-mêmes, l’hiver, leur propre matériel   de sellerie. Le licol traditionnel est en cuir de vache. Ils   utilisent des mors plus que sévères : l’un coince la langue   quand on tire sur les rênes ; l’autre qui est ? xe, rentre dans   le palais du cheval... La selle en cuir de vache est recou-  verte d’une peau de mouton : un vrai fauteuil mais on se   sent écartelé ! Il n’est pas possible d’avoir un contact avec   le cheval au niveau des jambes, ce qui n’est pas forcément   agréable et peut être très déstabilisant si on a l’habitude de   se servir de ses jambes !  L’ÉDUCATION « GAUCHO »  La technique pour attraper un cheval pour les diverses inter-  ventions de la vie courante (changer de cheval, le tatouer, le   vermifuger etc.) est ef? cace, mais à quel prix ! Jugez-en par   vous-même ! Une fois le troupeau poussé et enfermé dans   le corral, un gaucho lance le lasso autour du cou du cheval   qu’il souhaite prendre. Dès que le cheval a le lasso, très   rapidement, le gaucho en passe l’autre bout dans un pneu   enfoncé au sol pour le bloquer. Deux autres personnes pous-  sent le cheval vers le centre, et celui près du pneu raccourcit   le lasso ; ainsi le cheval attrapé n’est plus dans le même cercle   que les autres chevaux et il se retrouve stoppé net dans sa   fuite. Paniqué, il se défend beaucoup. Ensuite, deux scéna-  rios sont possibles : soit un autre gaucho lui lance un second   lasso aux antérieurs et tire dessus pour le faire tomber à   terre. Les premières fois, le cheval se débat et fait souvent   un grand soleil sur le dos ; son état de frayeur et le bruit   de la chute sont plus qu’impressionnants. Couché alors à   terre, il est licolé. Soit le licol lui est passé directement alors   qu’il est encore debout.  Cheval et humain se retrouvent dans la même appréhension   de l’un envers l’autre et ce n’est pas plaisant à voir. Ensuite,   pour sa première séance « d’éducation », le cheval est attaché   au pneu. Il y passe souvent la nuit : ainsi « il apprend à ne  au pneu. Il y passe souvent la nuit : ainsi « il apprend à ne Une selle   de gaucho   avec sa peau   de mouton,   si confortable   mais qui vous   écartèle !  54      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    plus tirer »... dixit les gauchos ! Des méthodes qui en disent   long sur le degré de sensibilité des gauchos tout comme sur   celui de leur connaissance des souffrances psychologiques,   outre les violences physiques, qu’ils in? igent aux animaux...   Malgré tout, il est dif? cile de se faire un avis ferme car il faut   savoir que ces hommes vivent dans les mêmes conditions   que leurs animaux. Leur existence est très rude, ils n’ont   que très peu de confort dans leur quotidien. On ne peut   réellement en prendre conscience qu’en l’ayant vu...   LE SECOND JOUR D’UN DÉBOURRAGE  Dans une estancia voisine, j’ai eu « l’honneur » d’assister au   deuxième jour d’un débourrage gaucho. Dans les techni-  ques de contention, provoquant le processus de harcèlement   mental ou de résignation acquise, ils excellent. Le cheval,   une fois attrapé au lasso, est donc entravé des antérieurs,   puis attaché à pneu ou un poteau (dit palenque), comme je   l’ai évoqué auparavant. Il est de nouveau entravé, au niveau   des postérieurs cette fois, puis une longe lui ligote tout le   corps. Il est alors sellé, sanglé très fort et lâché. Évidemment,   terrorisé, le cheval se débat mais pas pour longtemps : il fait   quelques bonds et tombe à terre. Il se relève de panique   et retombe. À terre, il a le regard d’un animal qui sent sa   mort proche et qui cesse de se battre... Mais le gaucho lui   donne des coups de pied pour l’obliger à se relever. Une   fois debout, le cheval n’ose plus bouger, il est complètement   tétanisé. Après cette expérience, le gaucho retire toutes ses   entraves. Le cheval reste immobile, pour rien au monde il   ne tenterait de faire un mouvement... de peur de revivre   ce cauchemar ! Son attitude campée et stressée me permet   d’ailleurs de mieux comprendre les défenses des chevaux   de gaucho que j’ai rééduqués.  Et pour clore cette séance de débourrage (torture), après   avoir ligoté la mâchoire inférieure du cheval avec un lien en   cuir en guise de mors, un cavalier monte sur son dos et un   autre le tire tout en étant déjà à cheval : et là, nous sommes   partis pour une séance de rodéo dans la pampa. Le cheval se   défend comme un fou : sauts de mouton, tête baissée entre   les antérieurs, il se blesse les membres, à la lèvre. Le cavalier   le cravache, lui aussi comme un fou, pour le faire avancer.  le cravache, lui aussi comme un fou, pour le faire avancer.  le cravache, lui aussi comme un fou, pour le faire avancer.   Et une fois le cheval bien épuisé, il est remorqué à la longe   par le cavalier assistant jusqu’au corral. Un cauchemar en   direct, il faut le vivre pour le croire !  Lorsque mon ami Marc-Antoine explique aux gauchos en   quelques mots l’approche que j’utilise, l’un d’eux lui répond   que ma méthode est « bien pour les chevaux de polo (c’est-à-  dire les chevaux de loisir) mais pas pour un cheval de travail   car il leur faut de la rigueur »! Sans commentaires... Outre   ce spectacle désolant de la misère humaine et animale, le   paysage est sublime. Nous sommes rentrés au couché du   soleil avec une lumière magni? que et dans ma tête, une   foule d’images me permettant de mieux comprendre le   traumatisme quotidien vécu par les chevaux dans ce pays   déjà si rude. Il me faut encore garder quelques forces : mon   travail, aux antipodes de ce que j’ai pu voir dès mon arrivée,   va bientôt commencer... »  valérie beuzelin  photos marc-antoine calonne et sophie martyC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 55  découverte  Le grand tralala                   de Dom Robert  « Les lissiers d’Aubusson, avec leurs brins de laine,  Ont suivi Dom Robert qui lâchait ses chevaux,  Le vent dans leur crinière, au temps des marjolaines,  Et qui les ceinturait de l’or de ses pinceaux ».  philippe de chaunac-lauzac                            au-delà d’un regard, paris, 1985.  Heurtebise  195 x 285  1958  Tabard (Aubusson)  Abbaye d’En Calcat56      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    La Chasse aux papillons  200 x 175 200 x 175  1968  Goubely (Aubusson)  Abbaye d’En Calcat  Western  195 x 215  1965  Goubely (Aubusson)  Abbaye d’ En CalcatC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 57  UN HOMME INSAISISSABLE  1907-1997 : naissance à Nieul-l’Espoir (Vienne) et mort  1907-1997 : naissance à Nieul-l’Espoir (Vienne) et mort   à l’Abbaye d’En Calcat (Tarn). L’homme a donc traversé  à l’Abbaye d’En Calcat (Tarn). L’homme a donc traversé   le XX e le XX le XX  siècle. Enfance au collège des Jésuites de Poitiers ;   siècle. Enfance au collège des Jésuites de Poitiers ;   études à l’École des Arts Décoratifs de Paris, où il fréquente  études à l’École des Arts Décoratifs de Paris, où il fréquente   les champs de courses. Service militaire au Maroc, dans  les champs de courses. Service militaire au Maroc, dans   les spahis, avec expérience de l’aquarelle. Septembre 1930 :  les spahis, avec expérience de l’aquarelle. Septembre 1930 :   Jacques Maritain et Max Jacob (le futur Père Clément) favo- Jacques Maritain et Max Jacob (le futur Père Clément) favo-  risent son entrée à l’Abbaye d’En Calcat, où il est ordonné  risent son entrée à l’Abbaye d’En Calcat, où il est ordonné   prêtre en 1937. Mais de 1948 à 1957, rompant le vœu de  prêtre en 1937. Mais de 1948 à 1957, rompant le vœu de   « stabilité », il séjourne d’abord à Kerbéneat (Landevennec  « stabilité », il séjourne d’abord à Kerbéneat (Landevennec   aujourd’hui) en Bretagne, puis à Buckfast Abbey en  aujourd’hui) en Bretagne, puis à Buckfast Abbey en   Angleterre. Période de « convalescence » à ses yeux. En  Angleterre. Période de « convalescence » à ses yeux. En   1958, il revient à son abbaye bénédictine, qu’il ne quittera  1958, il revient à son abbaye bénédictine, qu’il ne quittera   qu’à sa mort. qu’à sa mort.  UN ARTISTE TOUCHÉ PAR LA GRÂCE  Il signe Frère Robert, Dom Robert de Chaunac et, à partir de  Il signe Frère Robert, Dom Robert de Chaunac et, à partir de   1968, Dom Robert. Au ? l du temps, il pratique l’enluminure,  1968, Dom Robert. Au ? l du temps, il pratique l’enluminure,   le dessin parfois terminé à la gouache, l’aquarelle, le carton  le dessin parfois terminé à la gouache, l’aquarelle, le carton   de tapisserie. Il a même souhaité sur le tard aller au Portugal  de tapisserie. Il a même souhaité sur le tard aller au Portugal   découvrir les fameux azulejos et expérimenter la céramique.  découvrir les fameux azulejos et expérimenter la céramique.   Grande est sa réputation de peintre cartonnier. En 1941,  Grande est sa réputation de peintre cartonnier. En 1941,   il rencontre Jean Lurçat, qui, au vu de ses aquarelles et de  il rencontre Jean Lurçat, qui, au vu de ses aquarelles et de   ses enluminures, l’encourage à opter pour la tapisserie. Ses  ses enluminures, l’encourage à opter pour la tapisserie. Ses   cartons de tapisserie sont plutôt chiffrés que peints : dans  cartons de tapisserie sont plutôt chiffrés que peints : dans   la scène représentée, chaque zone de couleurs est marquée  la scène représentée, chaque zone de couleurs est marquée   d’un chiffre – de 1 à 5 – subdivisant la couleur en nuances  d’un chiffre – de 1 à 5 – subdivisant la couleur en nuances   du clair au foncé. Il est alors à l’école de l’exigence, du dessin  du clair au foncé. Il est alors à l’école de l’exigence, du dessin   précis, du graphisme net et nerveux. Evidemment, notre  précis, du graphisme net et nerveux. Evidemment, notre   moine se doit de représenter des sujets religieux, « quelques  moine se doit de représenter des sujets religieux, « quelques   Saintes Vierges » que, l’âge venant, il considèrera comme   une erreur. Pourtant, ses scènes évangéliques sont bien   dans la tradition des enluminures médiévales. Véritable   entomologiste, il produit pas à pas une œuvre solaire et   tonique qui célèbre la nature. Exubérance ? orale, quiétude   animale, nature paradisiaque, aube de la création ! Et nature   ordonnée, fermement composée !  LE POÈTE DES CHEVAUX  S’il fut un être réfractaire, un écolier séchant les cours, un   adolescent plutôt rétif, un jeune homme énigmatique, c’est   l’artiste authentique qui s’impose en lui. Cet artiste qui, à   80 ans passés, enfourche son vélo rouge pour aller dessiner,   à la barbe des canards et des chevaux ! Les chevaux... Il   est en sa jeunesse un excellent cavalier. Artiste, lors de ses   études parisiennes, de son service militaire marocain et de   sa retraite anglaise, il n’oublie jamais de glisser dans ses   aquarelles et ses cartons de tapisserie des chevaux et des   attelages. Chevaux élégants et gracieux ; frisottis de crinières   au vent ; robes mosaïquées ; compositions en cercles ouverts   et en bandeaux étirés. L’éblouissement semble être venu des   poneys Dartmoor, omniprésents dans les tapisseries des   années 1950-60 exécutées par l’atelier Tabard et l’atelier   Goubely à Aubusson. Voyez les titres : La Clef des champs  (1958), Heurtebise (1958), Compagnons de la marjolaine  (1962), Western (1965), La Chasse aux papillons (1968) : on   se croirait dans l’univers de Brassens, avec Brave Margot et   la Cane de Jeanne !   Lucide, Dom Robert a dit l’essentiel. De son art : « la tapis-  serie, art de fête et de faste, panache, exubérance, ostentation,   grand tralala » ! Et de sa vie, tout en citant La Fontaine : « si   je ne suis plus mouvement et action vers, me voilà comme   mort ». Que notre Bénédictin aux vrais airs de Saint François   d’Assise pour les chevaux se rassure : pour nous, il est   bien vivant !   noël nel  EXPOSITIONS À VENIR EN 2007  Rétrospective au Musée départemental   de la tapisserie d’Aubusson  de la tapisserie d’Aubusson   (à partir de mai) et exposition à l’abbaye école de Sorèze,  (à partir de mai) et exposition à l’abbaye école de Sorèze,   Tarn (octobre à décembre). Tarn (octobre à décembre).  Farfadet   (détail)  Farfadet Farfadet  135 x 133  1981  Goubely (Aubusson)  Abbaye d’En Calcat  Le Petit cheval   (détail)  Le Petit cheval Le Petit cheval  100 x 100  1970  Goubely (Aubusson)  Abbaye d’En Calcat58      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    Frisottis   de Curly  race  Rare en France (moins de 100) et dans le monde (de 4 000 à 9 000),   le Curly s’impose par ses vrais airs de star des prairies, ses origines   encore mystérieuses aujourd’hui et sa solide polyvalence. Mais surtout :   ne lui tirez pas les poils !  LA STAR DES PRAIRIES LA STAR DES PRAIRIES  Cils recourbés ou frisés, yeux en amande, intérieur de ses  Cils recourbés ou frisés, yeux en amande, intérieur de ses   petites oreilles frisé, robe des plus variée, trot aérien : le  petites oreilles frisé, robe des plus variée, trot aérien : le   comble de la ? nesse ! Poitrail épais et court, encolure et  comble de la ? nesse ! Poitrail épais et court, encolure et   jambes épaisses, os denses, excellents pieds à sabots ronds  jambes épaisses, os denses, excellents pieds à sabots ronds   et durs pouvant se passer de ferrure, croissance lente, belles  et durs pouvant se passer de ferrure, croissance lente, belles   longévité, rusticité et frugalité : le comble de la robus-  tesse !   Sensible à son originalité, ne dites surtout pas qu’il est frisé   comme un mouton : il est frisé comme un bison. Frisottis   partout : dans la robe, les fanons, la crinière, la queue,   et donc les oreilles ! Les puristes ajouteront qu’il arbore   plusieurs sortes de frisottis, certains comparables au Mohair,   d’autres au poil doux et ? n de la chèvre Angora.   L’été, il se déleste de son manteau pour devenir le Curly   raide des beaux jours, qui peut d’ailleurs dire parfois adieu   dé? nitivement à ses poils ? ns destinés à devenir mou? es et   bonnets. L’hiver, il redevient le Curly bouclé, à poils longs,   producteur d’une sorte d’huile qui va le protéger de la pluie   et lui faire conserver égoïstement sa chaleur.   DES ORIGINES MYSTÉRIEUSES  Une star ne fait rêver que si ses origines sont nimbées de   mythes et légendes. Notre Curly n’y échappe pas. Deux   scénarios en rendent compte. Il y a d’abord « Asian pony »   en quelque sorte : il serait le descendant du cheval asiatique   Lokaï (confondu avec le Bashkir). A ce titre, il serait venu   d’Asie centrale, aurait emprunté le Détroit de Behring gelé   pour gagner l’Amérique du Nord et fricoter avec le Mustang.   Le gêne frisé serait alors Lokaï.  Il y a ensuite « Buffalo Pony », découvert par les Indiens   Crows, Sioux, Lakotas. Cheval sacré réservé aux chefs et   sorciers, « cheval-bison » monté par Sitting Bull et Big Foot,   acteur de la bataille de Little Big Horn (1876), il aurait été   trouvé par la famille Damele, sauveur de la race, au beau   milieu des troupeaux de Mustangs sauvages. A ce compte,   il viendrait d’Amérique du Sud et du Centre, plus exacte-  ment des chevaux des Conquistadores espagnols, chevaux   apportés par les colons dès la ? n du XV e apportés par les colons dès la ? n du XV apportés par les colons dès la ? n du XV  siècle et le début du   XVI e , puis volés par les populations amérindiennes. Le gêne   frisé viendrait en ce cas des chevaux méditerranéens.  Venu jadis du Nord ou plus probablement du Sud, le Curly   est lui aussi un métis de la Grande Histoire, il a été mêlé à   l’Arabe, au Quarter Horse, au Morgan, à l’Appaloosa et à   d’autres. Et il est resté le plus souvent frisé !  UNE BELLE POLYVALENCE  De taille moyenne - de 1,42 m à 1,60 m - notre Curly a plus   d’un atout dans ses poils. Il est résistant au froid extrême,   survivant à des températures de -40° grâce à son manteau   bouclé et à sa couche importante de graisse ! Il est gentil,   doux, affectueux avec les enfants, les handicapés et les   personnes craintives ; et puis calme au point de ne pas s’af-  foler quand il se coince dans des barbelés. Il est courageux   car, au lieu de fuir à la première alerte, il regarde le danger C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 59  en face et se défend. Certains coyotes l’ont découvert à leurs   dépens. On dit qu’il apprend vite. Et, cerise sur le gâteau, il   est hypoallergénique : les personnes habituellement aller-  giques aux chevaux ne le seraient pas à ce cheval qui aurait   une protéine différente dans ses poils ! Ce que la recherche   scienti? que doit encore fonder ! A coup sûr, il excelle dans   de nombreuses disciplines et activités : dressage, endurance,   saut d’obstacles, attelage, compétition et loisirs.   UN CHEVAL À SAUVEGARDER  Il existe trois registres. L’ABCR (American Bashkir Curly   Registry), fondé en 1971 pour sauver les Curlies sauvages   du Nevada des entreprises de décimation, recherche la plus   grande pureté possible. L’ICHO (International Curly Horse   Organization) liste, quant à elle, tous les types de Curlies   frisés et hypoallergéniques. Elle recourt aux tests ADN prati-  qués sur les crins de la crinière et développe ses recherches   à l’Université d’Aix la Chapelle comme à celle du Kentucky.   Plus récent et af? lié à l’ICHO, le CSI (Curly Sporthorse   International) privilégie les chevaux de sport.  En France, il existe quelques types d’élevages, par exemple   chez Betty et Francis Prévost (ABCR et ICHO dans le Sud)   pour le poney Curly ; chez Sophie Allioux (Sarthe) pour   le cheval de concours (ICHO, CSI) ; chez Martine et Élise   Lehousse (ICHO, Deux-Sèvres), Aline et Jeroen Verschuren   (Auvergne), Emmanuelle Leboucher (Morbihan). Quelques   étalons saillissent en terre française, et le nombre de nais-  sances pour 2007 est estimé à une douzaine. En octobre   2006 est née l’association On Curls (Organisation nationale   pour le Curly de loisir et de sport), qui entend favoriser   l’élevage de ce cheval frisé et sa reconnaissance par les Haras   nationaux. Elle organise d’ailleurs en 2007 (23 et 24 juin) la   première rencontre du Curly français à Argenton-l’Église   (Deux-Sèvres). Les frisottis en frissonnent déjà !  noël nel  photos aline verschuren  ADRESSES UTILES   www.lecurly.com www.lecurly.com  Aline Verschuren :   JAK CC Farm  Vergnes – 15340 Calvinet (Cantal)  04 71 49 96 01– Alineverschuren@wanadoo.fr  Sophie Allioux :  Élevage Desys  La Touche – 72510 Saint-Jean-de-la-Motte (Sarthe)  02 43 45 44 15 – Sophie.allioux@wanadoo.fr  www.curly-desys.com  Emmanuelle Leboucher  Écuries de Quily  Beausoleil de Quily – 56230 Questembert (Morbihan)  06 62 94 01 85 – www.ecuriesdequily.com  Portes ouvertes le samedi 19 mai ;   animations de 14 à 18h.60      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    rencontre  Une si jolie mémoire  [ C’est peut-être vous... ]  Il est des souvenirs qui restent ancrés pour la vie dans nos esprits.   Ceux avec les chevaux semblent bien en être ! Tout comme mon   grand-père Marcel me le disait déjà quand j’étais enfant, un autre   « Monsieur Marcel » a tenu à me le dire aussi. J’ai été très touchée   par son appel. Marcel Briot aura 91 printemps ce mois de mai 2007   et c’est un mail que j’ai reçu de sa part il y a quelques temps,   envoyé depuis sa maison de retraite et m’informant de son désir   de me raconter ce que les chevaux lui avaient appris... Surprenante   et touchante rencontre...  LA MÉTHODE COUÉ   AVANT L’HEURE !  Marcel Briot est originaire de la   campagne et pourtant il n’a jamais   eu à faire avec les chevaux avant l’âge   de 20 ans. Alors qu’il peut en croiser   régulièrement dans son village, il en a   plutôt peur et ne s’y est donc jamais   intéressé de près. Mais en même temps,   il est déjà « blasé des véhicules automo-  biles ». Vient le jour où il doit choisir   son régiment militaire. Etant apte à le   faire, il a l’idée saugrenue mais bien   courageuse de jeter son dévolu sur le   régiment de Cavalerie ! Bizarre pour   une personne manifestant non seule-  ment un désintérêt ? agrant envers nos   amis les équidés, mais plus encore, une   « trouille » réelle ! Tout bonnement,   Marcel s’est dit « qu’au fond, c’est l’oc-  casion d’en guérir » ! Voici donc déjà   un tout jeune adepte de la « Méthode   Coué » ! Il part, le 18 septembre 1936   très exactement, à Orléans pour sa   préparation militaire. Lui qui sort de   sa campagne, d’une famille ayant beau-  coup souffert de la première guerre   mondiale et de la misère, se retrouve   parmi des ? ls d’of? ciers supérieurs. La   différence se fait sentir et il se trouve   en marge du reste du groupe, tant par   son rang social que par son inexpé-  rience avec les chevaux. Mais qu’à cela   ne tienne ! Marcel n’est pas homme à   se laisser abattre, au contraire, les dif? -  cultés le dynamisent et lui donnent une   âme de vainqueur ! Au fur et à mesure,   il grimpe dans la hiérarchie, bien que   « n’aimant pas le côté militaire », mais   affectionnant l’aspect sportif. Il suit les   cours de sous-of? ciers de cavalerie avec   plaisir. Peu à peu, Marcel prend goût   aux à ces séances et prend tout aussi   vite l’habitude de considérer le cheval   « comme un copain », qui d’ailleurs, le   lui rend bien.... Une véritable osmose se   crée au ? l du temps ; il faut dire que les   journées à cheval sont plutôt longues   et riches d’enseignements !  GARE AUX FESSES !  Régulièrement, Marcel est envoyé   en « mission individuelle » où il se   retrouve à partir avec 8 à 10 personnes,   toutes à cheval, durant facilement   10 heures minimum sur la journée.   « Quelque chose de magni? que pour   moi et Frondeur, mon cheval » me   dit-il les yeux pétillants ! Toutes ces   heures par jour en selle ont tôt fait   de vous apprendre à savoir vous tenir   mais aussi à vous tanner les fesses :   3 heures en manège le matin et de   nouveau 3 l’après-midi les journées   sur place, et près de 10 heures lors des   sorties ! Sur ce point, les souvenirs de   « Monsieur Marcel » rejoignent ceux de   mon propre grand-père. Décidément   les Marcel n’ont pas été épargnés au   niveau de leur arrière-train ! Je garde   un souvenir ému et drôle de ces après-  midis « goûters » chez mes grands-  Marcel Briot est heureux de   vous présenter sa photo, à l’âge   de 20 ans. « Cela faisait 6 mois   que je montais au Régiment » ;   admirez le joli coup de saut !  Photo Sandrine-Bertrand-NelC H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 61  parents où mon « papy » me racontait   la formidable expérience du « derrière   trempé dans l’abreuvoir » après chaque   journée de cavalcade ! Des séances   entières où tout le régiment était tenu   de se mettre les fesses à l’air puis à l’eau,   sous le regard sans doute goguenard   de leurs chevaux ! Hé oui, c’était bien   une autre époque mais elle avait ses   charmes aussi ! J’adorais cette histoire   étant petite et mon grand-père le savait   bien, pour nous l’avoir racontée tant   et tant de fois... C’est amusant de voir   que « Monsieur Marcel » a les mêmes   anecdotes à me raconter, plus de 30 ans   après les histoires de mon « papy », avec   parfois des détails encore plus « crous-  tillants », concernant, entre autres, « les   hémorroïdes du colonel » dont je vous   ferai grâce des détails !  DES BLAGUES DE POTACHE  Mais  revenons  à  nos  moutons.   Frondeur a la particularité de bien   s‘entendre avec Marcel, alors que ce   n’est pas le cas avec la plupart des   autres personnes du régiment. Un jour,   à la pause de midi, notre cavalier un   peu « potache sur les bords » s’amuse à   proposer du vin à son cheval... lequel,   à sa grande surprise, se met à le boire   en positionnant sa langue « comme un   chéneau » pour le laisser couler dans   sa gorge ! Seulement dix minutes plus   tard, le cheval part en « digue-digue » !   Dif? cile d’être crédible quand il faut   rendre ensuite des comptes au capi-  taine en rentrant le soir de mission,   mais cela reste un exemple inoubliable   pour Marcel ! C’est grâce à Frondeur et   ses pitreries que notre homme a vrai-  ment aimé les chevaux et a eu envie   d’en savoir plus à leur sujet.   Il passe aussi beaucoup de temps avec   un autre cheval durant ces années :   Lucifer, qu’il nomme affectueusement   « Lulu » (« Lucifer, ce n’est pas beau   tout de même pour un cheval... ! »)   qu’il aura eu au dressage, comme   jeune cheval d’arme et de guerre. Autre   cheval, autre blague, Marcel s’amuse   à le faire monter dans le bureau du   capitaine quand celui-ci est absent.   Le premier étage est grimpé en moins   de temps qu’il n’en faut pour le dire   et Lulu, très à l’aise, en profite pour   déposer un magni? que crottin dans le   bureau du capitaine ! Ce qui vaudra   quelques sueurs froides à Marcel, tant   pour enlever précipitamment le crottin   que pour faire redescendre le brave   Lulu, aussi alerte à la montée dans les   escaliers que maladroit et incertain   dans la descente... C’est aussi dans le   même esprit que pendant la guerre,   alors qu’il loge chez l’habitant avec   un ami ancien cavalier, ils ont l’idée   d’aller prendre deux chevaux calmes   pour aller chasser le lapin de Garenne !   Idée dangereuse qui leur valut un   « savon » du colonel à leur retour car   les terriers ne sont pas les meilleurs   atouts des jambes des chevaux !  Les journées s’égrènent ainsi au   Régiment, aussi fatigantes et instruc-  tives qu’attachantes pour Marcel et ses   compagnons à quatre sabots.   UN SOUVENIR ÉMOUVANT  Les années passent et un beau matin   de 1943, Marcel se rend à son travail   avec sa femme lorsqu’il entend passer   au loin une petite calèche tirée par un   cheval. Et là, surprise, il pense recon-  naître « son » Lulu ! Il s’approche de   la calèche et demande au conducteur,   allemand, s’il peut regarder un peu le   cheval. Très vite, il se rend compte qu’il   ne s’est pas trompé : le cheval porte   bien la marque d’un éclat d’obus dans   l’encolure qui ne lui avait jamais été   enlevé, que Marcel connaît bien. Il lui   …la formidable expérience du « derrière trempé   dans l’abreuvoir » après chaque journée de cavalcade !  Tout aussi fier que   mon grand-père,   « Monsieur Marcel »   et son farceur de compagnon   à quatre jambes,   aux environs de 1937 !  Photo Collection Marcel Briot62      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    Mon propre   « papy Marcel », très   fier au 11 e  Régiment   de Chasseurs à Cheval   de Vesoul, vers 1925...  donne aussi sa jambe sans sourciller,   souvenir d’un rituel entre eux, lorsque   Marcel le soignait de crevasses aux   paturons autrefois dans le Régiment.   Emu, Marcel se place devant lui et   lui demande « Mais Lulu, qu’est-ce   que tu fais là ? ». Et le cheval se met   à hennir, à piétiner, à manifester si   bruyamment que le conducteur en   prend peur ! Marcel demande alors si   la calèche repassera par là un jour et   le conducteur lui répond que oui, sans   doute... La semaine suivante, le voici de   nouveau au loin, mais avec un autre   conducteur. Cette fois, Marcel n’hésite   pas ; il appelle Lulu d’un claquement de   langue... et l’incroyable se produit : le   cheval pointe directement les oreilles   et vient à toute vitesse pour stopper   pile devant Marcel tandis que son   conducteur quelque peu affolé, tente   de comprendre ce qui arrive. Lulu a   reconnu Marcel qui l‘a reconnu (et en   pro? te pour lui glisser quelques sucres,   qu’il avait réussi à trouver en pleine   guerre pour « son » cheval) la boucle   est bouclée ! Malheureusement, après   cette fois, Marcel me dit avec émotion   qu’il ne l’a jamais revu, impossible   de savoir ce qu’est devenu son brave   Lulu... Mais une chose est sûre : cela lui   a appris dé? nitivement que les chevaux   ont une excellente mémoire. « Auditive,   olfactive, visuelle... je ne sais pas » me   dit-il, mais, c’est sûr, « leur mémoire est   fantastique ». Marcel a d’ailleurs raconté   cette histoire, bien des années après, à   des écuyères présentant un spectacle   à Chantilly, ce qui ? t son petit effet !  UN ACTE D’HÉROÏSME  Dans les années 56-57, alors qu’il   cherche un terrain à bâtir, Marcel passe   en voiture avec sa famille le long d’un   champ où un paysan travaille avec   ses deux chevaux. C’est alors le temps   des tout premiers avions à réaction et   en voici justement un qui passe bas,   trop bas pour les chevaux qui pani-  quent immédiatement et s’embal-  lent, entraînant le malheureux dans   le semoir. Dans un ré? exe de secours   immédiat, Marcel fonce sur la route   avec sa voiture afin de se mettre à   hauteur des chevaux puis réussit à les   dépasser. Il peut alors stopper et saute   littéralement aux naseaux de l’un   des chevaux, parvenant à maîtriser   l’attelage dans sa course folle. C’est   ainsi qu’il sauve la vie du malheureux   paysan, certes couvert de blessures,   mais vivant... Ce souvenir est vivace   en lui : aurait-il agi de la même façon,   avec autant de sûreté, s’il avait toujours   peur des chevaux ?!... Car il faut tout   de même savoir comment faire ; oser   le faire et arriver à calmer le cheval.   Comme quoi Frondeur et Lulu ne   seront pas passés dans sa vie pour rien !  Toutes ces histoires, ces anecdotes,   Marcel Briot me les a racontées avec   une foule de détails et de précisions.   Il n’a rien oublié, des dates, des jours...   Et puis, il a pris plaisir à m’expliquer   l’origine d’expressions ou de mots   liés à la culture équestre. Savez-vous   pourquoi, par exemple, on nomme   « hongre » un cheval castré ? Hé bien   parce que les « castreurs » les plus   réputés à l’origine pour leur savoir-  faire à ce sujet étaient hongrois ! Et   puis, vous connaissez sans doute le   fameux proverbe « Balzane en trois,   cheval de Roi ! ». Et d’autres encore...  Je quitte « Monsieur Marcel » avec un   brin de légèreté dans la tête et une foule   de souvenirs personnels qui m’en-  vahit. Un peu de nostalgie, beaucoup   de souvenirs tendres de mon enfance,   des balades dans la brouette de mon   grand-père pour aller au potager, là-  bas, à presque un kilomètre de la petite   maison, de l’odeur du gâteau de ma   grand-mère... accompagné toujours et   encore des fabuleuses histoires avec ces   « sacrés canassons » ! Écoutez donc les   paroles de vos aînés quand c’est encore   possible, ils ont sans doute pour la   plupart de belles histoires de chevaux   à vous raconter.  sandrine bertrand-nel  Et si le cœur vous en dit, vous pouvez écrire un   petit mot à Marcel sur briot.marcel@hotmail.fr   ou à l’adresse suivante : Monsieur Marcel Briot   – Maison de Retraite du bas Château – 2, route   de Dommartemont – 54270 Essey-lès-Nancy.C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7   — 63  www.cheval-attitude.com                    Le tarif de nos abonnements a baissé !  N’attendez plus, abonnez-vous ! Vous avez l’assurance de recevoir votre revue,   installé confortablement chez vous et l’opportunité d’en pro? ter à un tarif préférentiel.   Complétez et découpez simplement le formulaire prévu à cet effet et envoyez-le par courrier, accompagné   d’un chèque à l’ordre des Éditions Bertrand-Nel et nous traiterons immédiatement votre demande.  abonnez-vous  AVEC NOS ABONNEMENTS, VOUS ÊTES GAGNANTS !  1 an, soit 6 numéros pour 28,50 C= au lieu de 33 C 33 C 33 C  2 ans, soit 12 numéros dont deux numéros gratuits, pour 55 C=  au lieu de 66 C 66 C 66 C    Nos coordonnées :     Cheval Attitude – 7 rue principale – 57480 Ritzing – France   M.        M.        M M me  M M elle  Nom  Prénom  Adresse   Ville  Code Postal  Pays  Pays   Téléphone  E-mail  ABONNEMENT À COMPTER DU NUMÉRO 9   1 AN    — SOIT 6 NUMÉROS POUR 28,50 C= AU LIEU DE 33 C=  2 ANS — SOIT 12 NUMÉROS DONT DEUX NUMÉROS GRATUITS,     POUR 55 C= AU LIEU DE 66 C=   COMMANDE D’ANCIENS NUMÉROS  Vous souhaitez commander un ancien numéro ? Rien de plus simple,   cochez celui ou ceux qui vous manquent. 6 C 6 C 6 C, frais de port compris à l’unité.   ABONNEMENT DE L’ÉTRANGER, NOUS CONSULTER  N°1 N°2 N°3 N°4 N°5 N°6 N°764      C H E V A L   A T T I T U D E      N U M É R O   8      M A I / J U I N   2 0 0 7    www.cheval-attitude.com  Attention, aucune annonce ne sera publiée sans son règlement !  Quelques recommandations pour que votre annonce soit bien lisible et qu’elle ait de l’impact :   Écrivez en lettres majuscules, avec un espace entre chaque mot.   Envoyez des documents visuels de bonne qualité (photo, logo, etc.).   Indiquez un numéro de téléphone où vous êtes facilement joignable.   En? n, veillez à ce que votre annonce soit compréhensible (pas trop d’abréviations).  Petites annonces  TEXTE DE VOTRE ANNONCE –  LIGNES SUPPLÉMENTAIRES –  CHOISISSEZ ET COCHEZ VOTRE RUBRIQUE –   cheval   cheval   poney   poney   âne   âne   pension   pension   centre équestre   centre équestre    stage   stage   vans   vans   camions   camions   transports   transports   attelages   attelages    santé du cheval   santé du cheval   matériel   matériel   manifestations   manifestations   rencontres   rencontres   immobilier/achat/vente  immobilier/achat/vente   emploi   emploi   formations   formations   concours   concours   tourisme équestre   tourisme équestre   divers  divers  TARIFS – calculez le montant de votre annonce :  Minimum 4 lignes pour 24 C= (32 signes. 1 signe = 1 caractère ou 1 espace)  C=  Ligne supplémentaire : 6 C= (X nombre de lignes supplémentaires)  C=  Options :   texte en gras :   texte en gras : 7 C=  domiciliation au journal :   domiciliation au journal : 8 C=   photo couleur ou logo :   photo couleur ou logo : 26 C= (attention, les documents visuels ou graphiques ne sont pas retournés !)  C=  PARUTIONS – total X nombre de parutions   / total 1  DÉGRESSIF –  - 20 % pour 2 parutions consécutives  - 30 % pour 3 parutions consécutives  / total 2  Remise Abonné à Cheval Attitude. Cochez si vous êtes abonné(e)   10 % de réduction supplémentaire à valoir sur total 1 ou 2, soit  / total 3  VOS COORDONNÉES –  Nom  Prénom  Adresse  Code postal  Ville  Téléphone  e-mail  FORMULAIRE À COMPLÉTER ET DÉCOUPER  Notre rubrique « petites annonces » est à votre disposition. Complétez puis découpez   ce formulaire et retournez-le, accompagné de son règlement à l’ordre des ÉDITIONS BERTRAND-NEL,   à l’adresse suivante : CHEVAL ATTITUDE    SERVICE PETITES ANNONCES    7 RUE PRINCIPALE    57480 RITZING  Béné? ciez d’une parution gratuite   sur notre site   www.cheval-attitude.com  > Offre spéciale65  votre numéro  9  dans les kiosques   dès le 21 juin 2007  Petites annonces  Paso Finos. Miami, Floride, stages et   vente paso ? nos tous âges, tous prix,   export, mis en selle. Contact :   Michele Londono - 24500 SW 197 Ave  - 33031 Homestead Florida. 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ANOTHER APPROACH A HORSE horse attitude # 8 May-June 2007 DOM: C = 6 - BEL: C = 6 - PORT LAD: C = 6.4 - March 65 DH - TOM: XPF 800 (S) - Canada: $ 8.25 Ca horse attitudeC HEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 to 3 Editorial For some time now, the election campaign in full swing. And each and every one, to go of his arguments to convince you of the merits of the ideas presented. At the time For some time now, the election campaign in full swing. And each and every one, For some time now, the election campaign in full swing. And each and every one, as you read these lines, the outcome is close. Like all these candidates well decided to go its arguments to convince you of the merits of the ideas presented. At the time to go his arguments to convince you of the merits of the ideas presented. At the time to do battle, the equestrian world, too, his opinions, his supporters, detractors ... and inspirations to spare. But all this, a confused sense of ambient discord often spring. Having taken the initiative and the "orders" of this magazine, I discovered as and when it progresses and below the workings of a universe sometimes hard, closed, intolerant of each other ... Unfortunately, all this at detriment of horses, and that often makes me sad. So this time, I wanted to send you a message. Simply, why not try to grow together? We love the horse for what he is, or to "have fun", the key is not it to unite to offer the best, has? No help to help us? We have already said, the horse is generous but it also works to survive, we must never forget it and get on with it, although this does not always satisfy our ego ... I am sometimes discouraged when, by chance, I read a few lines in the forums, where many people "shoot at red ball", each wanting to take it with his "universal truth"! It seems useful to recall that there is no truth "stopped" on a topic like the horse, which is a living being that we still know very little actually. The scientific studies? cal, still too few, continue to claim the rightly. We do not know many things and even a lifetime to observe the horses is not suf? cient to "know everything"! So what? Whatever your discipline, with your horse, whatever your motives and your goal, know wisely retain what is good for him and for you! The recipe for one will not necessarily be a panacea and a miracle cure for each other and for all. Never forget this simple rule, which is probably the only "truth" recognizable: the horse gives us the answers. He tells us what works and what bothers him, disturbed, hurt him, scared him ... It is also necessary to know it properly decrypt and contrary to what most people think of the background stables, this n is not so simple: the rule is easy when its application is much less! Every detail counts, and nothing is ever granted. I often wonder why most riders fall so fast horses in "boxes": such is presented as wayward, the other as lazy, etc. To believe that it is so most riders fall so fast horses in "boxes": such most riders fall so fast horses in "boxes": this easy cataloging our hoofed friends and pull the tray suits us. How sad ! The horse is alive, just like you. He has his moods and desires, just like you. And then he especially its vital needs. This is why you may better understand this message through articles and reports in this issue, which, among others, are biased to alternative solutions to help our horses feel better in living conditions that we impose on them. These topics of great importance to us, we were forced, for lack of space, to remove the letters to the editor and the "history" of this issue. Our apologies and our thanks to all of you who have written to us (you will soon find your letters and our responses on our website www.cheval-attitude.com until something better!). Make separate things: draw which is good for your pet and for you, it's not that complicated. And in terms of practice, there is, in my opinion, good and less good everywhere, disciplines and confounded expectations. Why ? Because they are human beings who invented the practice and equestrian art and, as is well known, no one is perfect ... So all together ... then every man for himself: for the better! Sandrine Bertrand-nel Together and Separately? Photo Christmas Nel4 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 Horse Attitude 8 / May / June 2007 Publication director and editor Sandrine Bertrand-Nel Advisor scienti? Martine Hausberger, University of Rennes 1 Graphic design, layout Arnaud Hussenot / Fabien Darley - studio.hussenot@free.fr Collaborators and thank Jean-Marc Imbert / Marie-Luce Hubert / Jean-Louis Klein / Isabelle Claude / Frédéric Hiberty / Alain Gosset / Andy Booth / Haras de La Cense / Grison Christelle / Laurent Tatin / Patricia Wyssenbach / Donald Newe / Peter Andresen / Jean-Louis Savignol / Haras Picard du Sant / Christian Pequillet / Abbey In Calcat / Richard Godrant / JAK Curly Cantal / Aline Verschuren / Marcel Briot / Retirement Home Lower Castle / Christmas Nel / Cécile Bruderer. Iconography Marie-Luce Hubert / Jean-Louis Klein / Julie Boffy / Dan Guerrera / Demps / Sophie Marty / Mark Antony Calonne / Darrel Dodds / Haras de la Born / H. Paitier / Inrap / CDTE Puy de Dôme / Jean-Marc Imbert / Jean-Marc Montegnies / Frédéric Hiberty / Fabienne Debuisson / Haras de La Cense / Christelle Grison / Patricia Wyssenbach / Collection Marcel Briot / Pascale Philpott / Peter Andresen / Michele Londono / Cécile Bruderer / Schneider Thorsten / Alexandre Bertrand / Christmas Nel / Sandrine Bertrand -nel / Siriane. Web Design Julie Varlois Web Printing Technique Leuville Objects Actis BLG Commerce - ZI de la Croix de Metz - Road Villey-Saint-Étienne - 54200 Toul Distribution MLP Advertising Sandrine Bertrand-Nel - Tel. 03 82 56 04 42 sandrine.bertrand-nel@cheval-attitude.com sandrine.bertrand-nel@cheval-attitude.com Horse Attitude - 7 Main Street - 57480 Ritzing - Tel. 03 82 56 04 42 contact@cheval-attitude.com - http://www.cheval-attitude.com Horse Attitude is a bimonthly publication of Bertrand-Nel Editions EURL with a capital of 2000 euros - RCS Thionville No. 485 308 068 VAT N °: FR 00485308068 Legal deposit upon publication No. joint committee: K 87 797 0311 - ISSN: 1779-8876 Sale at number France: C 5.50 France: France 5.50 C: 5.50 C - Belgium: 6 C France: France 5.50 C 5.50 C - Belgium: 6 C - Belgium: 6 C - Portugal: 6.40 C - Belgium: 6 C - Belgium: 6 C - Portugal: 6 40 C - Portugal: 6.40 C - Martinique: 6 C - Portugal: 6.40 C - Portugal: 6.40 C - Martinique: 6 C - Martinique: 6 C - Guyana: 6 C - Martinique: 6 C - Martinique 6 C - Guyana: 6 C - Guyana: 6 C Guadeloupe: 6 C Guadeloupe: 6 C Guadeloupe: 6 C - New Caledonia: 800 xpf - Tahiti: 800 xpf - Morocco: 65 DH Guadeloupe: 6 C Guadeloupe: 6 C The views expressed in the journal are those of the authors. All text and photographs are protected by the Copyright - Horse Attitude. Any reproduction, even partial Horse Horse Attitude Attitude is strictly prohibited, in any country whatsoever. Unless otherwise agreed, manuscripts, photographs and drawings sent to Horse Attitude are not rendered or returned, Horse Horse Attitude Attitude and this whether published or not. The editor reserves the right to refuse publication of any editorial element or photographic, without having to explain its decision, under the 1881 Act on freedom of the press. Possible details or rates may? gure in some articles for information purposes only. Writing can not be held responsible for the content of ads in p. 65 and 66 of this issue. Spanish Mustang filly beautiful awakening, USA. Marie-Luce Hubert Photo / Jean-Louis Klein 4 Areas to explore and Handicap Horse 14 "Équithérapeuthe" Handicap Horse and Horse and Handicap A profession emerging? 16 Horse and Handicap A new vocation? Challenging 18 17 Interview La Cense Who, why? 20 Interview Andy Booth The edgy 24 stables passion like no other? Good for them ... 51 www.cheval-attitude.com experience Campo Creole, gaucho y viento ... Patagonia (Part One) News CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-5 ABONNEZ- summary YOU FORM CLASSIFIED ADS CLASSIFIED ADS ADDRESSES EDITOR 63 64 65 66 42 welfare What can happen in the hands of a Shiatsuki? 32 When horses live free, what do they spend their days? 46 The Herbarium Pegasus 41 Foaling Foals released 34 (first part) 60 It could be you ... Such a pretty big hoopla memory 55 Dom Robert passion 12 The Companions of Jean-Marc Imbert Patrick Faure, Hussar fielder 44 Tradition and Status Quo, Or science and the future? 48 A flower pen 49 Barefoot: yes or no? Meet science knowledge discovery Frizz race 58 of CurlyPhoto Julie Boffy - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 News Areas to explore encourage children Go! An inter-institution competition (in association with Para) to pony disabled children will be held Wednesday, April 25, 2007 in Bailly (78) 2 main street, Motor Education Institute of Bailly. A very sympathetic day that may be the start of a competi- tion circuit pony for these children a bit excluded because of their disabilities, and yet, develop the same energy as our biggest competitors! We count on you for support! Information: Blandine Bruyat Caussarieu, Law 1901 Association The Vernier Caliper lepiedaletrier-association@orange.fr the Salon Équibourgogne 2007 From Friday, April 27 to Sunday, April 29, 14h to 20h on Friday; 10h to 20h on weekends. The lounge of the horse and rider Dijon change of pace to make this event a real celebration where the horse enthusiasts and professionals will meet in a friendly atmosphere in a pleasant environment and adapted to the welfare of equines. The objective of this event is not only to dis- cover the different disciplines of classical rises and western, but also to present a maximum of horse breeds, with the will to develop the farms and equestrian activity Burgundy. Meet at the Parc des Expositions de Saulieu (21210). Admission: C = CC 5 adults and children + CC 12; Half-price: 3 C = CC licensed F.F.E. and children under 12 and free for children CC - 4 years. Entertainment: pony baptisms; maneuverability demonstrations; walks; hiking around Saulieu Sunday morning; demonstrations of various wineries and laborers-entertainment career; conference on animal traction, etc. Information 03 80 60 86 08. Natural trimming School The first professional school of natural spot just opened its doors in Switzerland. Courses are taught by Dan Guerrera, maréchal- American blacksmith training, having developed its own method of natural area and has become specialist in this type of trimming, with the collaboration of Ursula Schminke La Paloma, stable located 40 minutes from Geneva (in yen). This is a first in Switzerland because until now, such courses could not do that in the US or Britain. The goal is to show that a life without shoes is possible for a horse and this school will help train professionals. It is open to all: farriers, veterinary professionals and enthusiasts who wish to become natural spotters. The training consists of 6 modules spread over the year 2007, representing approximately 200 hours of theoretical and practical course, given in English (but translation is possible if required) and addressing the following topics: anatomy and functioning of the hoof, hoof trimming shoe and maintenance, hoof health and knowledge of its strengths and weaknesses and? n "Horsemanship" because it is the relationship man-horse. Students will receive at the end of their studies certi? cat who will certify their much theoretical knowledge and practical on the subject. Courses begin April 26, 2007 and? n in December 2007. Want to get your own opinion? Please note places are limited to 6 people! For more information: www.lapaloma.ch and www.barehoof.com Contacts: info@lapaloma.ch dan@barehoof.com Patagonia or one month in the land of gauchos and criollos Friday, May 4 at 20:30 Salle des fêtes de la Chapelle Montligeon (61 - Orne) Slideshow Valerie Beuzelin: Education horses living in natural conditions and explore the equestrian culture of the gauchos. (article on page 51) For further information: Valérie Beuzelin - valerie-beuzelin@wanadoo.fr Tel. 02 33 83 38 00 Dan Guerrera Photo Photo of Sophie MartyOiseau Regagnas and Heide Coissieux. Demps CHEVALATTITUDE Photo - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-7 International competition of endurance riding (120 Km) A Sommant in the heart of the Morvan Natural Park, Saturday, May 5 Under the leadership of the International Equestrian Federation, in partnership with the Region, the Department and the city of Autun, the association equestrian center In Hue and Dia organizing its first international competition on the occasion of its twentieth anniversary service this discipline. 120 km of roads to selective elevations over 3,000 meters of ascent, a dozen rural municipalities through-Sees: Sommant race in the Morvan reserve beautiful emotions to competitors (one hundred) as well as spectators. A great opportunity for lovers of horses and nature. Competition and performance of the animal allied to the discovery of large natural areas, such is the spirit of endurance riding. Contact: Jean de Châtillon 03 85 82 66 48. ahueetadia@wanadoo.fr Unpublished in Alsace First International Contest coupling 16 to 20 May at the Haras de Born. This level of international competition will be open to French and foreign leaders in all the categories 1, 2 or 4 horses (or ponies). 17 nations are invited there! Eventing Driving of three tests. It will take place over four days for the international competition, followed by a 3 amateur competitions Sunday, 20 May. Wednesday, May 16: vet visit horses and preparing crews. Thursday, May 17: dres- wise. Friday, May 18: marathon. Saturday, May 19: mania- bility on the great career. Sunday, May 20, 3 Amateur competitions organized to thank all those who worked for the existence of this contest. Free entry. Catering provided on site. Any volunteer to assist in the preparation of the various tasks required such an event is welcome. Information: contact Estelle Hoffarth at 06 61 70 42 53 or info@haras-de-la-nee.com Locomotion Stages of Horse and Rider Operation Marie Odile Sautel and Laurent Mézailles offer you to know the basic principles of the functioning of horse and make the connection with the horse; learn to detect anomalies; namely assessing the quality of the locomotive and muscle tion state, and? n choose useful exercises and adapted material. Everything to feel and understand the locomotion of his horse. Sessions May 8 (locomotion of the horse) from 9am to 6:30 p.m. ET on June 3 (operation of jumper) at Franklin Carousel - 23 Franklin Street - 78100 Saint-Germain-en - Laye. Rates: 150 C = CC CC for subscribers with your horse - C = CC 90 in free listener. CC Information: Laurent Mézailles 06 86 79 56 88. The small 2007 Festival on 19 and 20 May At Regagnas stable, in Yasmine Coissieux two days of festivities and discoveries. On 19 May at 18h: turning demonstration by Acting Ceramic exhibition and sale: the Ceramic Horse. At 21h: The School of Equestrian Horses presents his choreography "Unhook the Moon", created and directed by Yasmine Coissieux. May 20 at 14h: Approach - Discovery of The School of Horses Slides; Acting Ceramic workshop discovery. Both days but reservations required free entries on yasmine.c@tiscali.fr or 04 67 15 01 26 (dir.). Yasmine Coissieux - Farm Regagnas - 30770 Alzon-Vissec - Fax 04 67 82 03 31. "healthy shoe for a healthy life" and Trimming natural for a healthy life "for a healthy life" Internships "healthy shoe for a healthy life" and natural area. Three seminars to discover the method of trimming DVM Hiltrud Straßer. From April 21 to 23 in Lorraine (Rouvres-la-Chétive), from May 18 to 20 in Vendée at the Puy du Fou and 26 to 28 May in Seron (Pyrenees, 70 km south of Toulouse). These courses are reserved for motivated and are aimed primarily at owners of horses and ponies, veterinarians, farriers and others interested in the welfare of horses. The goal is to understand how to get healthy horses, full of vitality and balanced, thanks to health that "pass" also by their feet! Program type of a session: first day: anatomy and functions of the hoof; iron, iron removal and consequences; alternative protection of the hoof; hoof care principles. Second day: in? influences of the environment; in? uence in the way of riding; optimal living environment. Third day: trimming a hoof with instructions and analysis of a horse walk. A long two-year training also begins August 17 in Tübingen. Information www.der-hufheilpraktiker.de For further information, please write to or contact info@der-hufheilpraktiker.de Christoph Gehrmann, Manager for Training Francophone, 00 49-65 57 90 00 00 . He is very friendly and will be happy to inform you. As for us, we will probably test the seminar taught in Lorraine, we will keep you informed! Photo Haras La Née8 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 Areas to explore Course "Riding Ethological» Internship Internship and Principles "natural horsemanship" "natural horsemanship" Haute Ecole Nevzorov 2 and 3 June with Donald Newe Quesques to (62249), 20 minutes from Boulogne. Information and registration: Ms. Alex Hunt at 03 21 91 60 49 or alexhunt@orange.fr transhumance Soon! Quickly, book your tickets for an exceptional trip: Merens accompany the Haras Picard du Sant (our section) for their rise to transhumance from May 31 to June 3 40 horses Merens about 65 kilometers on foot and on horseback in a dream setting and emotions that you will never forget, believe our word (Attitude Horse # 3)! Information: www.merens-ariege.com. Family Savignol at 05 61 66 65 34 or 06 14 42 93 18 contact@merens-ariege.com Internships At Thierry Michel Ladouceur Enseñat from 1 to 4 June Pony-Express - The Rivoire Vignieu. Such. 04 74 18 57 74 - Hasler pony-express38@wanadoo.fr Chez Vincent on 9 and 10 June MeVal 14 - 2720 Tramelan - Switzerland Tel. 011 41 32 487 53 12 Stages with your horse (3 days) in group: 4 couples jumper / maximum horse - limited places, remember to book quickly. Moving forward together, establishing a climate of con? dence, whatever the discipline and race your horse. Know how to ride a carousel in the three paces in the presence of other horses. From 10h to 17h with conference and viewing? educational films. Price: C = CC 400 per rider (includes boxing, straw, hay and cold lunch) or C = CC 15 per day within the limit of available seats CC. Dates: May 25 to 27, 28 at 30 September and 23 to 25 November. To the ? n of each course, Michel Ladouceur you will develop an individual employment plan? n to continue the progress of your learning. On 16 and 17 June, Michel Ladouceur will also be exhibiting at La Motte Beuvron, where he will take care of a team of its customers and students. He will autograph his book on site Horse Reference. Day Introduction to osteopathy and massage initiation Palpation Module at Antoine Bastiaan near Dieppe, Synequine Fitness Centre - 76510 Freulleville on 9 June and 7 July. Stretching Module 8 and July 21. Information: Jean-Michel Boudard - Osteopath DO 224, rue de la Convention - 75015 Paris. Mobile 06 86 78 47 45. infos@boudard-osteo.com www.boudard-osteo.com "The truth she would leave the horses' mouths? "X XX th symposium of the National Equestrian School June 16, 2007 in Saumur, with key themes: mobility and décontrac- tion jaw riding; their impact on locomotion of the horse; well-being and employment, under the direction of Patrice Franchet d'Esperey and in partnership with Laetitia Bataille. Whether in the classic tion of equitable Treaties or in some horsemen who claim ethology, great importance is given to the movements of the tongue and jaw of the horse, whether or not spontaneous . When the horse mobilizes his jaw, there is something happening in a whole that is felt for several centuries and described by the rider but was not yet well analyzed or subjected to the test of science. This symposium aims to make an inventory and open tracks most scientific research? - Possible cal for the respect of the biology of the horse's well-being and a better use of his faculties. Program of the day: reception at 9am. First conference: the mobility of the jaw. Lunch and workshop at 11:30: relaxation methods. Pause to 16h and past conferences: the effects of the active relaxation of the jaw on the horse and the work on preventing diseases. Restaurant on site. Detailed program and reservations: Brigitte Dupont 02 41 53 50 59 Monday to Friday (from 8am to 12pm and from 13h30 to 17h) or www.cadrenoir.fr - Sign C = CC 15 per person. CC Photo Alexandre Bertrand Photo Alexandre BertrandC HEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-9 France Championship Championship France France Championship TREC coupling Championship of France Championnat de France Padoux between Epinal and Rambervillers between the Moselle Valley and the Vosges, will organize from 22 to 24 Jun championship in France TREC team. For the first time in the Vosges and Lorraine, a hundred teams from all over France come to compete in a friendly. Handling and orientation will be honored. More than 300 crew are expected. Free show open to the public, village "Tourism and local" images of Epinal creation of a real specific artist? that this event and the ef? gy departments of Lorraine. Organization: The Cavaliers of Padozel Philippe Fringand (Tel 83 09 June 16 90.) And Eliane Lorandini Information www.trec-france.com The Attitude Curly (Tel 43 71 March 29 38.)? You Cheval Attitude? No doubt if you are reading this, then also adopt the Attitude Curly! That may well be the name of the next annual meeting of Curly French, for which we will be partners! A unique opportunity for you to see with your own eyes these horses "Teddy" hypoallergenic and so pretty curls! See you on 23 and 24 June, and also attend the dentistry demonstrations, natural area or natural horsemanship. Information: Aline Verschuren at 04 71 49 96 01 or alineverschuren@wanadoo.fr exceptional Venue Josh Lyons in Belgium exceptional Venue Venue of outstanding two-day Symposium on 21 and 22 July. Josh Lyons will work and explain his method with horses that will be presented. Listeners can ask any questions they want. Simultaneous translation provided in French and Dutch on Saturday, Sunday. Also provided are two courses of three days each: 23, 24 and 25 July and on 27, 28 and 29 July (15 participants per session), which cater to riders accompanied nated their horse, regardless of their equestrian discipline. On the program: work release, work on foot and mounted work; education, rehabilitation, technical training; emotional control of the horse and rider; movement control, ease and lightness, harmony between the jumper and his horse and? n complicity and understanding. Information and registration: Graziella & Didier Kempter (certi ed John and Josh Lyons coaches and trainers patented France FFE Ethological Riding Level 3?). Equi Harmony. Such. 00 32 (0) 495 43 33 19 - www.equiharmony.com Original: a campsite "western village"! Until internal activity of the Camping the Rotunda Westerlies Farm becomes a separate stables, riding school for all levels and stable proprietors, open all year and af? linked to F.F.E. The disciplines offered in recreation and competition, all ages, all levels are: Reining, Trail, Pleasure and Horsemanship. Natural horsemanship program and Knowledge passage. You want to spend holidays unpublished continuing to live your passion or ride in a somewhat atypical center? Péroux Arnaud, Director, always looking the best for you, both in terms of the activities that the comfort of the living environment, etc. its center and camping! Information: 05 56 09 10 60 - www.village-western.com Josh Lyons and Tari Photo Trash Darrel Dodds Photos Camping "Western Village» Photo Aline VershurenCrâne an adult surrounded by two horse skulls placed upside down (probably Third century AD) Photo H. Paitier / Inrap, 2007 Photo CDTE Puy-de-Dôme 10 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 Petition against Brigitte Bardot hippophagy Brigitte Bardot Brigitte Bardot "Those who love horses love alive and free in the meadows, not on their plate "Brigitte Bardot. Support the petition of Brigitte Bardot against the hippocampal dysphagia and sign it! You find out www.fondationbrigittebardot.fr/site/petitions/petition_ hippophagie.pdf - Brigitte Bardot Foundation - 28, Rue Vineuse - 75116 Paris. - Such. January 45 May 14 60. Backing the horse Auvergne Backup Backup The Association for backup and recovery of the horse Auvergne conducted in 2006 actively promoted: Bulhon tradition hitch Rally (Puy-de-Dôme ); Feast of the regional park Livradois Drill (Puy-de-Dôme) Summit rearing Cournon; Fair horse Montpellier. In January 2007, the inventory lists 161 animals, 37 projections recorded 12 births. Communication side: 7 articles (including our dual reporting Cheval Attitude) and 2 passages in television. This year, the Association wants to set up a system of displacement stallion: it is Babeliba which dates back from May 15 prairie Haut Languedoc to win the Equestrian Farm Montcodiol, to the Col de Supeyres. Objective: 40 projections. In? No, the association wants to innovate by producing a? lm and organizing a traveling hiking with pack horses on the territory of the Volcanoes Park. Headquarters: Parc des Volcans d'Auvergne, Castle Montlosier, 63970 Aydat. Editor of the Newsletter: Muriel Ronez (our correspondent). www.chevalauvergne.org info@chevalauvergne.org An unknown funerary practice in Roman Gaul funeral funerary practice practice A team of the National Institute of Preventive Archaeology (INRAP) currently brings to light the remains of an unknown funerary practice in Roman Gaul . Curated by the State (Drac, SRA Haute-Normandie), archaeologists working on a plot of 200 m2 dedicated to the construction of a house in Evreux (Eure).  One of exceptional élèments found on this site is the deposition of horses in most areas graves. This is most often skulls or spine neighborhoods. However, a structure almost complete delivered three horses simultaneously placed one above the other. The most singular deposit is that of an adult whose head is enclosed by two horse skulls. Equine bones were deposited directly in contact with the deceased, or the filling of tanks. This deliberate act - the filing of horses neighborhoods in the Gallo-Roman graves - is currently unique in France. Should we consider the presence of a particular population or by its origin, either by religion or trades? Is it the survival of a cult to the goddess Epona Gallic? The continuation of excavation and research will perhaps answer. For more information: Mahaut Tyrrell at 01 40 08 80 24 - mahaut.tyrrell@inrap.fr or Céline Soret at 02 23 36 00 58 - celine.soret@inrap.fr Escapade horse in Cheires Aydat Getaway A new circuit to satisfy your cravings equestrian escape from volcanoes, volcanos, lakes and orchards! Born from the initiative of four owners of step relays, horse lovers and their region, this trip guarantees an exceptional hiking. Gorges of the Monne, puys, megaliths, lakes Aydat and Cassière, mountain Serre, but also Romanesque churches, castles, villages pitto- resques ... So many sites that allow you to dis- cover natural heritage surprising local architecture and high color. Contact: Lionel Fernandez in 04 73 79 37 69 www.aydat.com - ot.aydat@wanadoo.fr Areas to explore NelC HEVALATTITUDE Christmas Photo - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-11 T-shirt that everyone will envy you! T-shirt everybody t-shirt that everyone Tested for you in the worst conditions: The tee shirt Arod! Technicality and wellness are the strengths of this new fabric. An incomparable softness, an effect-DETRANSPIRANT which allows evacuate the inconvenience associated with sweat, anti-odor action with silver ions contained in the fiber, produced without chemical additives, warm in winter, cool summer without ironing! The dream of love with horses who sweat and even more dirty than average and who have no time to lose board! If you need t-shirts for this summer, camisole for women, and even leggings for men, do not hesitate because frankly, we have tested for you and the quality of these products is undeniable . They are more than pleasant and easy to wear, very comfortable and suitable for sport and active living. I confess that I wore one week (day and night, yes, really!) 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Their two courses have continued to join, after some temporary cuts. Horse Attitude: What have you spent in the field of horse? Patrick Faure: I started riding at the age of 8 years. I grew up in the wake of my father, who was riding escort. So I myself became equestrian coach and I spent mentoring diploma I could not bring to a conclusion. At that time, Jean-Marc was with his parents a horse riding club, La Fenière, near Sisteron. He was already organizing small parties for his parents. I wanted to do next aerobatics with him. How has therefore passed the meeting with Jean-Marc? I always wanted to work with Jean-Marc. We both did not know flit and we had to learn. After a few years of learning solo, we worked with the "Horsemen of the Impossible" Chaps, a very famous show jumper. Jean-Marc stayed with him a bit. Me, I wanted to ride my team. I worked as a stuntman Mario Luraschi, on set and in some shows, and Horse Cascade. Everything, for ten years. The reunion with [Companions of Jean-Marc Imbert] DURING SOME NUMBERS ARE THE COMPANIONS OF THIS SHOW IMBERT JEAN-MARC THAT GO YOU BE SUBMITTED. THE REASON ? JEAN-MARC GIVES YOU THE OPPOSITE ... An artist at heart well hung! Photo Jean-Marc Montegnies CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-13 Jean-Marc took place in 1999-2000. Let's say I wanted to get close to him, who with his generosity, was able to help me and help me really. Can you introduce with your words and your number in the interior Jean-Marc team? I do the number of Hussar, reins belt. I think I'm a warrior at heart. I love the action and ef? ciency. And I try to generate emotion. It is therefore necessary that my horse is in unison, it becomes as warrior at heart to get the thrill in the audience. I folded my pano-: small Cossack knives, I now no longer crashes, following some problems. A spear, a bow and? arrows. When I get on stage I communicate with my horse without speaking to him. I feel it. I also oc- cuper me of my weapons. Of course, I am also outfielder, postman and Hungarians. I make shopping standing two or three horses. Why work with Jean-Marc he was in? uenced your practice? I know that we have always had in common. We want absolutely to have a good relationship with the horse, to communicate with him, to respect without ever "break". And there's a difference: Jean-Marc is a very sensitive being, who quickly understands the horse. It is home a gift, and even a stroke of genius. It uses the brain of the animal. He talks a lot, and I do not. I'm more focused on the physics of the horse, and my number, always me prepare my companion. An example: there are some years. Jean-Marc had the brilliant idea of ​​starting a number with a disguised horse Dragon spits fire. It was he who created the costume of the Dragon and the mechanism, and it was I who had the task to prepare the horse to this novelty. We will present this Dragon in another show "The Prince" in late April in Bern, Switzerland. So goes our friendship in constant search of novelty and love of horses! Interview by christmas nel program of the tour in 2007 by Jean-Marc Imbert Regular updates on www.imbertjeanmarc.com France, Denmark, Belgium, Switzerland, Spain ... And more to come! THE 27, 28 APRIL AND 3, 4 AND 5 MAY TO BERN SWITZERLAND Intervention in the show "The Prince» Post release, the fire-breathing dragon horse, vaulting ... Information and reservation www.horsemusical.com JUNE 18 At the bishop MESLIN IN BELGIUM (SUNDAY AFTERNOON) for the association "Animals in Peril" show "Gigi" the car to gallop through time, short version. Free but private show, pro? t Animals in Peril. Reserved for godparents horses rescued by the association. Become a sponsor and participate in the show. Information www.animauxenperil.be JULY 8 "HORSE DAY" IN TO LUCINGES 74. Free admission. Show around 15h (1h). At 11 am blessing of the horses and meals on reservation 12h in the town hall 04 50 43 30 93 ONLY IN MY REGION! JULY 29 IN ST-MARTIN-THE-WATERS MANOSQUE SIDE (04)! 1 hour show with a part of the team, details to follow ... AUGUST 3 TO STUD IN RODEZ AVEYRON evening Sound and Light, free admission. 1:30 show with the whole team Lixières TO SEPTEMBER 2 (15 KM EAST OF BRIDGE-TO-MONSOON IN 54) for the 1:20 show Équit'aide Association show information 03 83 31 32 85. 29 AND TO NEVERS September 30, LAND ISLAND SAINT-CHARLES (IN NIÈVRE) 45 minutes on Saturday night and 4 x 20 minutes on Sunday afternoon 20th anniversary of the Association of the horse festival. Information from Michèle Meunier 03 86 68 50 64. THE CORK On Tuesday, November 6 BELGIUM, our big show "The Legend of Java", the Prisoner horse a fantastic world with 15 people and 19 horses for the 1 st time abroad! Bleachers 6,000 seats. Come support us, a light show for all age groups, dragon horse, robot, freedom, tandem, dressage ... 14 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 News In recent years, the craze for AAC (see No. 7 Horse Attitude) gives rise to vocations. But is it possible today to speak of a profession, a profession? A job requires experience and a profession requires, first fundamental knowledge identi? ed by a repository and also a recognition in terms of degree that allows to perform an activity and derive livelihoods. As conceived at present, any specific training? c "horse and disability" are aimed at people who already have an education profession, sports or therapeutic. None of these formations, qualitative if they are, is punishable by a state diploma. Each training organization delivers certi? Practice cats or private diplomas are those of the author and allow justified? er of a specific training? that opening a quali? - Additional cation initial training, provided that it be admitted as a qualitative often by "word of mouth". This is important to clarify. Indeed, we do not have the right to "lure" people atti- Rees by the industry. More and more young people and adults wishing to retrain come to us and want to become "Equithérapeute". Perhaps this generic term that is used today he will one day be used to identify? er a profession recognized and attested by a diploma, but to date, this is not the case. KNOWLEDGE AND SKILLS If you wish so make it your "business" and supervise disabled people with the horse, it is important to check what scope you want to start. To date, two approaches are possible: either from an equestrian profession either from a socio-medical profession. In both cases, you will add there a specific training? that "Handicap horse" of your choice. In any event, to oversee these activities, it is essential to have excellent knowledge of the horse? n draw all its richness and hold strong knowledge in the field of disability and development of the person. It is therefore good to accumulate knowledge and expertise in these two areas that I call "social agro". It is a long training and who must be alternating theory and practice. "Équithérapeute" "Équithérapeute" A profession emerge ... A profession emerge ... [Horse and disability] Isabelle Claude Alexandre Photo BertrandC HEVALATTITUDE -? NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-15 If you do have only two qualifications; equestrian or medical-social, you can guarantee your missing buddy working in multidisciplinary. This is also what most professionals are waiting to form. The riding schools generally did not lie the means? nancial create jobs, as to the medical and social structures, they recruit on identi diplomas? ed in the social health sector. There are a number of training organizations' horse and disability, "everyone to choose the one that suits him. DISCIPLINE IN THEIR OWN Enthusiasm for appropriate activities with the horse is it a fad or a real need? Is the need that created the function or is it another desire of professional identity that created the need ...? Perhaps and probably both, but it seems important to note that the support for disabled visitors with the horse should no longer be considered a "sub -Activity", a "mouth - hole" equestrian centers an occupational activity for nursing homes, but rather as a separate discipline. Isabelle claude A profession emerge? ... A profession emerge? ... Noémie and Mara "work" in good spirits. Admire the talent of the girl! Photos Julie Boffy Alice made a hug to May. Photo Julie BoffyFrédéric Hiberty 16 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 News "eyes open" or the original path of a riding teacher specializing in appropriate activities with the horse. "My equestrian adventures begin at the age of 9 years pony and later in Western riding and recreation. It was around the age of 20, for purposes of mentoring, I took a more classical orientation, especially in dressage. After practicing my profession a few years as an independent worker, in 1996 I took the direction of an equestrian center in Nantes agglomeration ration. Objective: recreational riding and ponctuel- LEMENT Eventing, jumping and dressage. 2003 marks a turning point in my profession: it is the year of a painful awareness. The times are en- chaînent at a frantic pace, the horses do not have time to blow? st. This situation in which the horse is primarily considered a machine to carry riders weigh myself, I have to fix it. I then decide to sell the equestrian center and to overhaul my professional practice. My desire is to preserve the social dimension of my work by giving a central place to the horse as a living being. I chose then point me to the relationship of help because despite a few successful experiences of coaching sessions for disabled visitors, I remained convinced of the possibilities of the horse in this field. So I decided to take training "horse and disability." This is how I met the association Equit'Aide then Handi Cheval Lorraine Regional Delegation. Quickly, the philosophy of Equit'aide I was familiar. Beyond the training that allowed me to understand the different types of disabilities and learning to set up projects for the public, I mainly learned to look at the horse from another angle and consider the relationship rider / horse differently. Today, my business has diversi? ed and I can af? rm I am a teacher for all. My most medico-social orientation has allowed me to meet new people and gain knowledge that I would not have had access to if I had not taken this path. had access if I had not taken this path. Furthermore, I continued to teach disabled riders, but technical education has decreased pro? t of an approach based on communication and observation of the horse. The riders will find more fun, since they can thus be independent more quickly with their horse. I also rediscovered the pleasure of working with children, which happened to me for a long time! If I had to have one regret, it would not have been initiated earlier this philosophy. I also think it would be desirable that this approach be transmitted in all equestrian formations? n the horse finds its rightful place of being alive and that every teacher is able to welcome in the best conditions people with disabilities. " Frederic hiberty Delivery of the meeting "horse and handicap" price Cordemais (44) 30 April 2006. Photo Fabienne Debuisson [Horse and disability] We met Frédéric Hiberty in March 2006, the "Horse and Disability" conference organ- nised by Équit'aide and about which we devoted an entire report (Attitude Horse Number 2). We were excited about what Frederick had the courage to tell the public Attitude Attitude in his speech: the confession of his dismay at his lack of knowledge on the horse once, despite tutoring in pocket and an equestrian center in its cut. He wanted to con- sider otherwise the horse and the human being is? n of living and sharing really quite an experience. It is therefore completely challenged and the ability to analyze its weaknesses, the courage to express them in public, and this great fortitude for what he did today could not leave us indifferent. We are therefore delighted to welcome so that you book her feelings on the issue. ? A new vocation Challenging Basically, this introductory article to the two interviews that follow along the same direction as the rial editorials in this issue: Stop Us "beat" and let us find what is good for all of us. It is in this spirit that I have seen recently that some equestrian centers or people of "middle" may develop positively in seeking to improve and challenge themselves. Haras de la Cense is one. If I can af? rm, it is because I know enough to be able to talk about it. I've followed in the early 2000s as training courses for two years; all stages up to the level "instructor" of their system at the time. And I came back, because if I could find good things, I've also found others who do not conve- naient me and with which I was not at all ac- Agreement. Nevertheless, I have always recognized the great merit to Haras: to have "jolted" the chips to everyone, which gave birth to a whole emerge from current gent. Like anything new, it was messy and caused the appearance of many abuses. But do we not large enough to see clearly and make our choices knowingly? I hope so! For my part, I never denied that I learned there, or what I did not appreciate at the time; I did sorting, simply brought ... The teaching at Haras has changed. It is to my eyes better than before because they are released from the cutting of a character, certainly well known and variously appreciated, but whose "business" lent itself to controversy; they have the collaboration of scientific assistants? cal, ethologists horse, "real"! No doubt we can not evolve equestrian practices by asking équitants to follow a new master, whoever he is, but in advancing the foundations of a transverse knowledge, applicable to all disciplines. And these databases come from scienti? c. La Cense seems to have included in the same spirit that he had put the practice of one man in his place (one among many), explicit institutionally (with FFE) new knowledge (creation of logical same ethoxylated Knowledge if the appellation is debatable), a substantive scientific work with? cal (highlighted at conferences of ethological weekend held annually and during the long training they offer) and enlightened connoisseurs. This change-there is deep and courageous. As for Andy Booth (interview below) today Pedagogical Director of Haras, landed there more than six years without speaking a word of French, I was very positively surprised by its evolution. Having discussed at length with him several times (he speaks French very well now!), I can guarantee you that if once it does not always hear the same word that we could try to tell her about malfunctions and inconsistency of a system (it's my old instructor) is not the same today. He shows a change and an open- minded ture which are not trivial, and which seemed to me very interesting. As the saying goes "there is that ... who do not change their minds." That's why I wanted to put this matter to date. Personally, I appreciate this new openness and the search for permanent improvement. What Haras can then be done in terms of "business" look at it, this is not the focus of my remarks. The only message I want to convey is this: if you do not know this place and teaching is lavished ahead and do a tour there if the opportunity arises and get your personal opinion. Questioning is it not a proof of intelligence? ... Sandrine Bertrand-nel HAVE YOU NOTICED HOW EASY IT IS TO CRITICIZE OR WITHOUT KNOWING praise REALLY WHAT SPOKEN? UNFORTUNATELY THIS ATTITUDE SEEMS TO BE TYPICAL OF OUR CULTURE. IN ANY CASE IT IS THE FEELING THAT I HAVE PERSONALLY IN MANY AREAS, AND IT SEEMS ME MORE REAL WORLD HORSE ... Photo Haras La Cense18 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 La Cense: who, why? for whom, why? In this interview, Alain Gosset, director of La Cense, agreed to give us his views on recent changes affecting the stud and the "shift" began. Horse Attitude: for those who do not know yet, La Cense what is it? Alain Gosset, director of La Cense: "Located in the Yvelines in a unique setting, La Cense is a great public education and hospitality center" ethological balance tation ". La Cense aims to be the European leader and therefore the engine of all areas. We have developed a range of services in this direction: the method Cense The first, which is our "base" because the first goal was to get out of dependence on another by developing a reference method , not a person, but a training center with a corporate brand. Then, a comprehensive training curriculum, consumer courses, a partnership program to enrich local relations, etc. The vocational training center is very important as it helps to fuel the market expert instructors. It consists, in another 2 sessions: a first 18 months, which made for tutoring in the federal riding and natural horsemanship patents, thereby becoming a poly monitor worth. Then the second part is 12 months and takes place in Montana, with a specialization: the learning of young horses. This second session can really become a "horseman". We also offer two service lines that allow to intervene or assist in education or rehabilitation of the horse, with an offer "standard" five weeks fluffing / education or rehabilitation and "pro" of two weeks débour- of rage. The pension is also a possible option for us in this exceptional place, dedicated to the welfare of the horse and rider. Everyone can make his own discipline and the horse can be accommodated with pre shelter or boxing (although we prefer the first solution for the well being of the horse). An "all inclusive premium" is proposed to the owners, the horse with the pension, access to internships at will, equipment, and the possibility of its own discipline in the best conditions. We want to be open to all disciplines and not remain a 100% "natural horsemanship" center. Why did you leave the Parelli system? If af? bind to an individual is in fact strategically dangerous for a society. In addition, the system set up to "the time Parelli" (2000) was a goal in itself, Parelli who do not want to be transversal to all equestrian disciplines. He had no desire to change and adapt, which is not our case. However, we do not deny it, but we felt it was necessary to have a different approach for France and Europe. Our paths are separated. Answer - We figures: infrastructure, horses, certified instructors etc. La Cense currently hosts 70 horses on 240 hectares of meadows. There are two rides, 1 110m X 55m career with, on one part, a permanent obstacle course. We also have another career training for our students, which is near Brétigny. In? n, La Cense, you will also find four round-pens, a small riding school and 30 boxes work with mostly a small outdoor paddock. The horses in pension bene boxing? cient daily outings in large paddock of a half day each. Our teaching team consists of 6 monitors around Andy Booth. Do you also work with Ethologists? Why ? Yes, we work together with them in the long-term training, which has a scientific part? as with ethology of the horse. In the first phase of training in the first six months, there are four interventions of a half day taught by ethologists. We had Marie-France Bouissou among others, that provided these periods. We think it is essential at the heart of training because we realized that we are not simply reading a book on the issue that our students were able to answer all the situations and understand all behaviors. You have to learn constantly and this is an essential point for us. Ethologists horse have extremely important keys to progress and better understand and interpret the behavior of horses is so obviously essential to our students and Alain Gosset.CHEVALATTITUDE news - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 - 19 Now, are you satisfied with the new "system" you have in place? One is never quite satisfied with what we did! That said, we have a lot of positive feedback because we are trying to empower people in need. We actually prefer this way of working for anyone in particular who can not come to training with us for many reasons (distance, cost of displacement and accommodation, dates, etc.). This is why the method exists today: enabling everyone to make at home feeling accompanied by all that it offers. We are building the cycle 2 and have initiated a partnership approach with England, Belgium, Switzerland, Portugal, Spain, etc. We planned for September also "open" beside An- gers municipal pony club we resume management has? n bring it more a "Riding Ethological" approach. We do not want to break existing patterns but improved by providing expertise. We do what we are trying to say in multi- ple areas. We cross this approach that each of us should have with a horse! What can we learn more? Our next "Rendez-Vous ethology" which will take place on 14, 15 and 16 September on the theme "Young horses and performance." With, as always, the lectures on Friday conducted by scientists and experts, demonstrations of the method (including applied to sports riding) on ​​Saturday and Sunday a little "family meeting" that our accustomed knowledge feels good: a day rather under the sign of relaxation with all sorts of demonstrations and mini "shows". And for the first time, we will organize a chalenge and a demonstration of cleaning and education of young horses "live". The Committee also makes our village of expression components. You can book your tickets on our website as of 1 May "Interview by Sandrine Bertrand-nel stud pictures of supposed anyone interested from near or far by horses. What is for you the meaning of "natural horsemanship"? We should have banished the term since it began to be pronounced. Ethology is a science that belongs only to scientists, but the expression of "natural horsemanship" has fully established on the market and it is no longer possible to reverse. We illustrate an equitable ing the business. As ethological Knowledge exist now created and of? ized by the FFE, we can not change the words. In our view, the "natural horsemanship" expression represents those who want to improve the relationship between man and horse, with more security, more respect and complicity. It is a tool for more fun in all equestrian disciplines. What is your purpose? We want to spread to as many the idea that any European rider can and should use the concepts of this horse called "ethology," to improve the relationship with his horse already implemented in tradi- tional riding. What we would make it accessible to everyone, are the tools used to get there and be accompanied, if necessary. We want to be open to all disciplines. Can we say that you boot a "turn"? This is actually a continuation, not a complete departure from what is already offered it a few years back. We approach a turn, but to be cross with all disciplines of riding. La Cense offers beautiful grounds and very large horses available all year. We want to spread to as many the idea that any European rider can and should use the concepts of this horse called "ethology," to improve the relationship with his horse already established in traditionnelle.20 riding - CHEVALATTITUDE - ISSUE 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 Andy Booth Passion at? Andy Booth skin eur Andy Booth Andy Booth is passionate and exciting. The trouble is that by exchanging views, shared anecdotes and happiness, the days are too short! It would remain for hours to recount many experiences and findings, and indeed we did! It is with pleasure that I bring you his words. Horse Attitude: tell us: who are you? Horse Horse Attitude Attitude Andy Booth: "I was born in 1970 in Australia. My parents ran a farm and were already in the horse world for several reasons. First, the horses are a "working tool" classic home. There are no motorized vehicles on large distances and the horse is quite suitable. Then my father was very interested in the CSO while my mother loved dressage. Both were very athletic and loved the competition, until the arrival of my brother and myself! Until the age of 12, I was all the time with the same pony and pony, my brother and I each won different competitions. No doubt thanks to this pony, I have always remained passionate about the equine world. After school I wanted to go explore the great outdoors of northern Australia, where there is a strong culture of the horse. There is one? pride for a man to work with a horse "well trained". This idea is widespread: if we have a well trained dog and a horse, then it is necessarily a good person and you can be? er! This idea appealed to me, it is a true cultural identity actually. In Australia, horses are thoroughbred types, they are suitable for distances and hot weather because it is a pretty rough country. My goal at the time was to tour Australia and work with livestock. I thought leaving for nine months but it took me 3 years because it is so big! I had this urge to move but the itinerant life was dif? cult and penniless. I did a lot of rodeo and then I stopped and went back to the South to return to school. I spent a Finance Management Diploma in Agriculture, my new goal was to run a business as the farm of my parents, keeping the horse next peck from outside but also any appearance agricultural. But around 1994, I had an accident in rodeo and I ended up with several broken ribs, unable to continue what I was doing until now ... The rodeo, is not it rude? Rodeo taught me a lot actually. I dropped (my ribs that saves at least!) But one must ask the following question: if I were a horse, is what I prefer doing dressage or rodeo? In Australia, the rodeo does not hurt the horse. The strap it close to the posterior laughing is coated with sheep wool to avoid injury and actually, many rodeo horses live very old. Their life expectancy is long and as soon as they have? nor their few seconds of goats breaks, they return to freedom in their herd and live continually so. This is actually ideal for horses that have a habit to turn their riders! So sure, the rodeo is a trick of "macho", probably perceived as ridiculous and violent at home, but at the same time, it is a "discipline" (if we dare call it that!) That allows to learn to manage his fear, to control his mind, it's a real school! Curiously, moreover, I have often seen cowboys very religious, who went to Mass every Sunday and were genuinely nice people. It's a bit weird but it's like that in Australia! In the United States for that matter, where the "Horsemanship" comes a lot of rodeo culture. What role did the United States in your career? To understand this, we must start from the beginning. When I was in Australia and then following my accident rodeo, I find myself one day with a client who had a small Thoroughbred mare with which she had great difficulty to get out, and wanted to make a Parelli training . At the time, it was the first courses held in Australia and I had no idea what we were doing there. So I wanted to see what it was. The coach was Ken Faulkner and he allowed me to go free in the morning listener. I could not sit normally in the afternoon Andy Booth Photo Haras La CenseC HEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-21 it was always the same type of customers who came, we parvenions not to capture the attention of many. At first we worked with teaching but Parelli? eventually it was realized that it was not truly compliant since it was not desirable to change something in its offer while we were forced to adapt to French culture. It is detached from La Cense and we reviewed all the operating mode. It started with the FFE: we coordinated and there were born ethological Knowledge. At the same time, I find that this may not be the best name. "Riding étholo- cal" should not be a separate discipline, ethology of the horse should be the basis for any equestrian discipline actually! In France, it is difficult to challenge and we must understand that this is the man to fit the horse and not the reverse! If one is not careful, we will miss a lot of good horses! I find it very frustrating after a while. I had a huge motivation came here, I thought that in a year many things could change. I was wrong about this and that calmed my enthusiasm ... perhaps too overflowing! In any case, this does not diminish my convictions: to enjoy the horse, one must appreciate the people. I can not imagine not being fascinated by this view. Think you have changed or evolved? How ? Yes, I really think I've changed a lot in recent years. When I look at the work tapes that I was there 4 or 5 years, I see that I shall more in the same way today. Even if I do not find very easy to France, it makes me much good. I suffer less excess motivations than before and I am constantly severe criticism. In fact, the worst for me is me ...! I understood that I can not do everything, I can not write the way to La Cense same time I do trainings, etc. In my head, I return to things more "spectacular" after? or the method. Before I wanted to be the best; it is not my goal today, I also understood that it is not that essential. I must look after my horses above all, is what actually account. In the method, if the cycle 1 provides tools to learn, I turn more towards the specific needs of the horse in cycle 2 in preparation right now. I explain that just do not stay confined to the method (and attention, I did not invent anything!). I developed a lot more exercises so that it is not boring, that the horses have more "fishing"! And then, perhaps in six months, I will want to come back to change things ... anyway I put more emphasis on "comfort" side before. In the culture "to the cowboy," still is favored too much in- comfort to the horse to achieve his? ns. So you can do the opposite, increase comfort to get what you want with more well -being, fun and oomph! Positive reinforcement is a good thing, even had to pay for it and I had no money but when I saw what he was able to do with this little thoroughbred that had brought him and with which we had so badly, I thought it was something I did not know. The mare was really with Ken Faulkner, much more than with me, and that impressed me. I paid and stayed the whole course. Following that, I am fully recovered in question and I started to work differently. At the time, there was only one book Parelli exercises I did with and gradually it became my "hobby" and I? nor do the same with my usual work horse. My father then began to show interest, it was really exciting. Finally, I visited the US, I wanted to follow Parelli for a year and stayed 5 years! What I liked in what it offers, is its very lateral approach: it teaches you to re? ect differently and therefore not to the point. And it is true that when you practice well with horses, it works ... In the US, I entered various competitions and I was small demos for horses in débour- rage. It was always so hard? nancially. In 97, I introduced myself, without believing in a talent show in England, the Prize of the Queen of England. I have won a prize by submitting a tape what I was doing with the horses: a mixture of what I had learned from my little Parelli and private experience! It was the right time actually ... Why come to France? I have always been fascinated by Europe and I wanted to live in that culture. In Australia there are a lot of cowboys but it does not go well. In the US, it's a bit the same: people are often best mentalists behavior that riders. I began to study the great riders of equestrian tradition in France and Germany. My goal was to come here and to reconcile the great French rider typically side with the mentalist behavior, or say good observer of horses. I arrived in 2001, I quickly realized that I had to adapt myself to France because it is very dif? cult to make things happen there. In our courses, we noticed "The natural horsemanship" should not be a separate discipline, the horse ethology should be the basis for any equestrian discipline actually! Stormy, the Zorse, is one of the "challenges" that was the most difficult to take in terms of education, or even simply habituation to humans! Andy knows something and tell you willingly if you ask him. Photo Alexandre BertrandEn full demo released with Oakies his "fetish" mare. Photo Haras La Cense 22 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 if I am still not convinced that we can all get along with, without ever using negative reinforcement. But I ask only see and still learning! Exactly how did this method? The idea comes from our relationship with the FFE and the desire to be open to all disciplines practiced in France. To write it, the teaching team that I lead is documented continuously. We have a large library of books that made up the "glue" of what we write and added experience in daily practice does the rest. We try to constantly find what to do to make it work better, but again we do not invent anything. ... Ethologists involved in the training have they brought you something? Yes a lot ! Their courses fascinate me, they taught me a lot and it is not? or. I love talking to them, I have spent time in exciting exchanges with Marie-France Bouissou for example. Sometimes I have the happiness to see that they arrive at similar conclusions to mine in certain circumstances where I had questions, and that's great! A simple example: I see so many people in the stables who think and say that their horse is "purposely annoy." They truly believe that their animal is endowed with bad intentions towards them volunteers. I always thought that it was not possible and in fact, scientists have con? rmed this "impression". So it's a real joy to be sure of that! What would you like to learn more? I always want to learn and I think it will never end. I love talk with scienti? c and at the same time I have to stay in my practitioner reality every day. We must combine the two and always dis- cover more and better. People like Andrew MacLean subjugate me, here is a scienti? recognized that (Australian to boot!) and simultaneously complete rider warned. It is exciting and talked for hours with him. What is your goal now? What resources are you prepared to implement to achieve this? I would really like everyone to agree that we can progress together, whatever the disciplines and schools! We can educate a horse, so explain things to him, communicate with him but not the cause. I do not like that word. Today, I try to learn from disciplines that are new to me, as the CSO? n to be open to everyone, as a function of individual needs. I sincerely believe that there is a great interest to offer people to have a different perception of the animal. I also conducts courses for MSA for the prevention of risks and accidents with horses and I really like doing it. If we had to redo it ? I do not know ... I have an Australian friend who managed the US. I gave a lot of courses in the US and they were always full, which gave me the desire to construct the same in Europe. I really hope it works here and there ... I really want to have a future in France, but this "market" which I thought great move much slower than what I assumed. My ideal dream that very large schools such as ENE (National Riding School of Saumur) are interested in all this. "Interview by Sandrine Bertrand-nelC HEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 to 23 2007 Catalogue on request (cost of a local call) tel. 0 810 8 1 1 4 1 6 Fax 0810000446 www.equitelec.com équit'élec Any electric fence at home, without moving, without worries Method La Cense: More understanding and less problems with www.lacense.com La Cense Method, designed and developed by renowned professionals of natural horsemanship, learn to understand your horse. Reach into? N with him exceptional results, whatever your discipline. Discover a mode of communication that values ​​the exchange, understanding and respect for the horse? N to create a balanced and sustainable relationship with him. Video clips and firelogs exercises on our site. Natural horsemanship first operator approved by the FFE La Cense - 78730 Rochefort-en-Yvelines - TEL: 01.30.88.49.00 - Fax: 01.30.88.49.05 8th RdV ethology, 14, 15 and September 16 Create a relationship. privileged with your horse, First Name: Email Address: Yes, Method La Cense Large public courses The cleaning / The education board and half board The International School La Cense The CVT 8 th RdV ethological Postcode: Tel. : City: Name: m Address: Yes, I would like to receive the free newsletter La Cense "You have at any time a right of access recti cation, oppose and delete data concerning you (Data Protection Act? freedom of 06/01/78) "I wish to receive documentation on: © www.natcom.fr for more fun, security and performance for more fun, security and performance for more fun, safety and MCA05 Stables performance like no other? Great good for them! ... Great good for them! ... Like no other? Equestrian facilities in France are many and varied. The club center, passing by the farm, the livestock or of big teams? cial, you'll come across in all regions of horses, ponies, donkeys, here and there ... hosted and maintained under different conditions. For a long time, as far as I can remember, I asked the welfare of these animals in the light of what was offered to them to live. Are they really meant to live in boxes, worse in stalls to eat fast food two to three times a day, to cross a pre six months a year in many cases? To provide some answers, we will try firstly to remind us the essential aspects of the life of a horse, and secondly, to look if another way of life is possible for them to our side, compatible mode with their needs and ours! And I can already tell you the answer: it exists, which is the subject of this article. VITAL NEEDS CLEARLY IDENTIFIED If you are a regular reader Horse Attitude, you already potash ethological records that are scattered at progressively numbers, and if you add them to your own experience, you start to have a knowledge friendly growth of our friends horses. What are the basic needs of horses? The horse is a gregarious animal, it is necessary to him, even vital to live in herds. This is not an asocial animal who loves solitude, far from it! The proximity and its congeners (unity is strength) survival are first handled by as many law. As a result, two horses together is always better than alone, and so on ... Reason why a normal person and respectful horses advise to another wishing to acquire to ensure to have a solution where it is certain he will not be alone. A horse comes to himself can not count on the solidarity and the protection of a congener, it becomes dif him? cult, if not impossible, to ensure conve- nable rest completely for example. Probably because if you can observe an animal in this situation in a meadow, the horse will seldom lie on the ground. Yet it is so short (a few minutes to 24 hours), deep sleep or REM sleep it is essential to stay balanced ... And sleep is assured by the watch function of congener in his side, where it is easy to understand the consequences if no companion! Everyone who can not afford to have several horses at home, a simple solution is at least, if the horse really has to be home, to find another companion, sheep, goat, etc. Another is to put it in contact with other horses, donkeys The first news team visited has a common living area outdoors and under canopy, and the corridors that lead in particular to water, at the top the terrain (corridor that rises on the right). CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-25 not like the others? worth some wonderful trips to our small? girls who adore as much as Vicky Cloud and these improvised escapades, so comforting! And then it gets worse ... I think of all those horses locked up at least half of the year, in their golden prison boxing which they do sometimes come out an hour a week. The daily dian of many horses in France! It can accumulate in their situation of deprivation of liberty, deprivation of correct moves, sometimes deprived of social contact (separation walls of boxes, barred doors) ... Why such a lifestyle? For the convenience of all these rider (s) who did not want to fatigue in their horse to get to the bottom of a field, especially not wanting to return to "dirty", who do not want see their degraded land, which easily individualize feeding through boxes that make anthro- pomorphisme with their horses - often without realizing it - and then also, simply because they know no other way! A so unenviable position and generates naturally concerns more or less important. That horse will begin to twitch, boredom ruining his life; some other will explode when he is FINALLY out of his boxing. Which will lead his jumper to catalog it as a dangerous animal, on which we will put more and more coercive equipment, just to teach him to control himself! A vicious circle, a shame ... and unfortunately a classic! Not to mention the problems of colic or other consequences, related mostly to feeding mode which we will discuss in the next issue, and of course also the lack of travel and likely stress (all, due to the con? Ment in the boxing). HOW DO BETTER? On the basis of this bitter reality, how to make optimal living conditions for our horses? Many choices exist but are obviously closely related to our means and practical possibilities. Everyone is not affected by this finding. Fortunately, there are places in France where horses can flourish within friendly farms, pensions, stables or centers "sophisticated" with space, knowledge and skills necessary to ensure their lifestyle close to nature. But deep down, even though we mostly great respect for our horses, it is probably still worth question ourselves and know evaluate whether their living conditions are still satisfactory. or ponies that are not necessarily yours. This may be to place your pet in a boarding house, a farm ... but it must still not be separated from its congeners by a whole battery of arti? these. This is why we develop an aversion towards such stalls. Besides for the "little story", some of our nearest neighbors understood well before we unnecessarily ity and especially the cruelty of this "accommodation" mode: witness the prohibition to use this medium in Switzerland for example (and maybe even in other European countries). With this need to live in groups, the horse has always been a way of life favoring the movement, closely related to the vital function of foraging. In the wild, in fact, a herd of horses runs many kilometers daily, always in search of food but also for providential escape predators, although nowadays it is becoming increasingly rare. In all cases, the horse is designed to live outdoors all, eating in small amounts throughout the day, being confronted with the climate conditions of the ground on which he was born, move and live in groups. FINDING AN OBVIOUS However, as can be observed in France? Few Chan those bene? ting these optimal conditions! Obviously, the dream is to have a relatively large land surface, varied terrain that provides various modes of transport, natural wear clogs, diversi source? ed food, natural shelters, etc. But who today can claim to have such conditions? Few people actually. Agriculture intensively that has existed for a long time with us, the production overproduction encouraged blows of premiums, intensive battery farming ... all these joyful and good things for the future and the health of our children (Ironically, you'll understand) contribute, in addition to the irreparable damage? icted to nature and farm animals, to reduce to a trickle field surfaces available. Our own region is an excellent example. We have lovely neighbors and we live in a small village "clueless" Lorraine but the land is a gold mine, a true heritage. Result ? After six years, no way to get better to house our mares that our own little after a few acres and two, three "pieces" to the left, right generously loaned in exchange for a few services. It's already really well, you might say, because our two mares have despite all the happiness to live free all year with a barn for shelter where they fit and where they really shine as they feel like it. But that said, at this time, for example, the soil has become a filthy mess. So much so that they no longer leave the paddock adjoining the barn. Then as soon as possible, we leave them there, we take a walk and we juggle with scraps of borrowed land. This Horses happy living together ... 26 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 A "NEW PLACE OF LIFE" When I introduced this concept, I asked myself questions, while feeling a growing enthusiasm over me! Asked about the aspect of "arti? sky "that can induce, at least by appearances at the same time, the feeling that there were horses certainly be happier ment (again, we do not Rons compared it to optimal living conditions some may offer lots of space in nature). But a sense, it is not suf? cient to get an idea. Appointment has been made with Grison Christelle (www. Active-stable.com), representative of? cial in France of the German concept, to visit two of these stables in Germany precisely, a? No understanding of what it is and "feel" the mood of the horses concerned on the spot! A little getaway that took us in two somewhat different active teams, one being almost new addition (in July 2006) and the second dating (already! Oh yes, we have good of late!) 2002. "PFERDE- IM-OMHC "LITTLE PIECE OF PARADISE At Mr. Weiland, the team welcomes 18 boarding horses. Located near Karlsruhe, is only an hour from Strasbourg (Notice the Alsatians but also to all others who would want to go see for themselves!). Mr. Weiland is extremely friendly and quite happy to visit his wonderfully pension, planted in the middle of the campaign. On site you will find a beautiful wooden carousel with perfect soil (soil irrigation). But especially what concerns us here: a life offered to area residents horses that knowledge not feel the boxing, except for the few days of integration required for each new arrival. On site, a feeling came over me contradictory: a cold sensation in the part away because I surprised to discover a place where the usual litter of straw ... are replaced by black foam mattress coated rubber integrated into the floor and completely waterproof. The building that houses these mattresses is wide and the way is hard soil. It's true that it makes a strange feeling but soon I realize that horses are not only perfectly comfortable on the mattress, but they enjoy the royally! Mr. Weiland con us? rm they lie in numbers and I catch it that strongly seem to love the simple act of sitting up top day. So why these mattresses rather than our usual litter? The answer is simple: dif? culties specific to that team -the result of its location - for the storage and disposal of manure. The proposed solution is thus the provision of these mattresses, just as it should be flexible, offering undeniable comfort for horses (since they are free to move and decide for themselves if they want to go or not) and allowing to forget the concern of manure (ie litter that small spaces are arranged at specific locations of the stable, where horses naturally vien- NENT to their needs). To my right, two boxes of wooden integration with hemp litter. Both extend on the outside with a game in paddock on the other side of the wall. Their role? ... Only allow newcomers to be in contact with other horses before being integrated die? definitively to "herd". A necessary precaution and suf? health that fills everyone: all the horses go through this step and it works very well. Mr. Weiland was observed that in general, only a few days suf? ample feel for all horses have come to greet and "inspect" the newcomer and when it decides to join the group, everything is the most natural way. Welcome PART WHAT IS IT? AN ACTIVE STABLE IS A STABLE IN WHICH MAY BE RESIDENT ASSETS AND SELF THROUGHOUT THE DAY. A PLACE TO LIVE TOGETHER HORSES HAVE DECIDED THEMSELVES OF WHEN THEY WANT TO EAT, DRINK, PLAY, TO REST, FROM GALOPER, TO ROLL ... QUICK, A PLACE WHERE NUMBER OF THEIR DUTIES VITAL NATURAL AND ARE WELL PRESERVED. FOR THE FIRST PART OF THIS ARTICLE TO THIS NEW CONCEPT OF DISCOVERY (LESS THE "NEW" IN FRANCE), WE PENCHE- RONS SIDE "FLOCK" AND THE NEED TO LIVE GROUP. IN OUR NEXT ISSUE, we will present ALL ABOUT FOOD AND WATER. This horse is resting his training session, under the canopy and head to the sun (it has just returned, deposed by his partner), while one of the companions of the group (18 horses in total) walks through the one of the traffic lanes on the upper terrain.Les social interactions are real and really seem to allow the horses to establish a good psychological balance. CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-27 A STABLE OLDEST BUT THE RESULTS SAME Same story at Madame Wöllner, who runs since 2002 an active stable for 24 horses near Mannheim, about two hours Luxembourg. At home, the frame is significantly different and bene horses? - Cient for their rest among others, three large wooden buildings with two large entrances and a small partition in their center part, allowing them to rest more peacefully and certain to be calmer when they are under the temporary section of a dominant. Here are traditional litter, straw, so no need mattresses. The horses enter and leave as they wish of these buildings. The "mini paddocks" of integration are also present home and abroad, before installing this active stable home, the owner had already had that improving the conditions for research approach for horses that it hosted, with nine boxes with built paddocks were present from the start. This allows the horse in winter, when they can not be in pastures, pro? ter still fresh air, the sun, and to have contact with each other, the paddocks being separated by simple barriers. LIVING AREA JOINT In both teams, the field is set to give horses a common place where all live together regardless of the weather. The alternation of covered buildings and outdoor areas allow a variety of movements, interactions in complete autonomy. The floor has been designed and furnished accordingly, which completely avoids the horses the mud of the bad season and cons associated with it. This sol is stabilized by polyethylene slabs. Moreover, in addition ÉquiNova which markets these slabs in France, other companies also design and sell this type of product. It goes without saying that professional equipment is of excellent quality and can make stable soils, sandy or more solid soil, cleaner, and especially to avoid "quagmires"! I easily found since the day we came to these two teams, the weather was not favorable (especially in the afternoon), this was more than a month that the rain was falling more or less regularly in the area. But the ground was perfect, no? aque, no mud, despite the constant pounding of dozens of clogs! The floors were completely drained so successful! These soils are further varied in nature in both stables: hard in some places, to other stabilized sandy in thickness to others, etc. So the horses are constantly moving on different beds that seek their hooves and their members. No doubt a good alternative, at least better than stagnating in a boxing or mud in the winter. SOCIAL INTERACTION AND SERENITY Undeniably, which seduced me even more by visiting the stables, it is the atmosphere that prevails between the horses. All this breathes well-being, calm, no apparent stress and unnecessary nervousness. To my delight, I could see how the horses would exchange them, played to chew, all in an atmosphere completely good child. No evidence of actual aggression observed in each of the stables and I can tell you that I remained several hours watching discreetly in my little corner! Did not see that animals completely relaxed, in fact very comfortable with newcomers "human" penetrating their field or sometimes almost too intrusive, but always in perfect sympathy. What a joy to see a dressage rider, making a concentrated recovery with its high level horse in stables in active! It is really exciting and instructive to observe the horses live well. The area simply defined by a sawdust bedding needs was quickly adopted by 80% of the pension of horses as the "pee" priority area (top left). The mattresses are anchored in the ground as a privileged place of rest (bottom left) much appreciated. As for the horse who wants to drink, he will have to push the door to access to water and will then take another path to return to the central living area, located at the bottom of the field. 28 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 the ride of Mr. Weiland, then come back in the latter freedom among his people. What a joy to see this horse come in peace within the group, exchange a few contacts to nose nostrils and then settle quietly for a nap, head and body in the sun under the canopy. Or to see another rider who? nor his session with his horse at Madame Wöllner, provide it with complete freedom alongside him a few well deserved carrots then bring it along without halter or at his place of life where his companions waiting. And believe me if you want, but I have seen and heard this person speak a "no" to his horse farm, which according to the release, attempting to graze on its way. Well, he listened! ... Unbelievable, he raised his head and went to join his companions, this anecdote Can not signi? er something? In any case, it makes you want to believe it, this happiness that can bring such a life area for boarding horses ... TRAVEL PREFERRED At Mr. Weiland, bene horses? cient as an ingenious system passage "mandatory" to drink and come back in the common area. They need to climb along a path to the water point and then back by another route to find the central area. The use of these slopes is interesting for the physical condition of horses. The conformation of the land thus being favorable, Mr. Weiland had the happy idea of ​​making the most of all the horses and offer that little path they should always take when thirsty. To achieve this, they must push a gate that prevents them from going back by the same route. The passage for the return is he sloped the other way and I was fortunate to attend a little frantic stampede to all the flock in the descent! Because when one goes up, gradually joined the whole flock and syncs. It is this path that also leave them access to pastures for the summer. Chez Madame Wöllner, the field does not ben-? t from additional paths but nonetheless, it is suf? ciently large for the horses live here in perfect harmony and take the necessary time to their normal daily occu- pations. They play a very good child, and I have seen many geldings indulging in these pleasures. They can trot or gallop as they wish, although the surface is not great at all! In fact, the use of the location is optimal in terms of aménage- ments, that's the secret! This is truly a comprehensive concept: respect for indoor and outdoor surfaces minimum, compliance with the clearance spaces, all being "thought" taking into account the natural behavior of horses. And every newly created stable bene? cie specialist advice who know exactly according to your area how many horses you can accommodate it. Because overcrowding could be a worry factor too. As an indication, they advise a minimum of 9 m 2 of sheltered space and 100 m2 of outdoor space per horse. A SAFETY PLEDGE What say? These living areas actually offer ideal conditions for all these horses. Not to mention everything related to food, which I will discuss next time, which surprises equally favorably. The horses I saw all seemed balanced, well in their hooves and in their head, calm, in good physical and psychological health. Hence, no doubt, better ability to listen to their riders. So obviously, this is not without a few challenges to their owner! Starting with the problem of irons: Geldings willingly play, and apparently more than mares (observed by the owner of the pension who cares for more than five years). CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 to 29 it would indeed oblivious to completely put together and horses shod, the security policy is the same as pre. The group lifestyle requires indeed the iron removal hind horses (although all these horses that I crossed were far from the behavior of Przewalski!). For a few months, and in some cases, because of the very large movements generated by the active lifestyle team, foot wear will be greater than its shoot (eg for horses that were previously shod and boxes) . There are technical solutions to avoid that the horse does not suffer during this period. After a few months, the horse gets a push corresponding wear of the hoof and can thus live barefoot and even be mounted without notorious iron without worry. The use of equine shoes can intervene punctually to avoid excessive wear on hikes on rocky soils for example. Marshal specialized shoeing techniques in "barefoot" or at least simply "open" to a different trimming the traditional (as in the case of Marc Monpeurt, Attitude Horse number 3) can also advise you and maintain the feet your horse. The fact that these horses are released throughout the year to avoid the phenomena related to the isolation of boxes, lack of communication and deprivation of travel. A simple application to understand: if you go on vacation for three weeks, you are sure to find your horse as serene and calm as you leave. In your absence, it is well and you also dream more? And this way of life allows you to "train" your horse regularly to be separated from others. This problem is well known riders, especially in summer, when a horse lives in meadow with his peers after spending a full winter in boxing. It sometimes becomes very dif? cult to separate them, if he is out of his pre from time to time and that social group in which it has its place is very small (indeed, the summer often forces riders can put their grazing horses to come out less often than they did from boxing if they do not have much time because they know that their horse is in much theory among his peers. If more , horses are just two or three, it became more complicated). Living in an active stable your horse get used quickly and progressively to be separated temporarily of the group where he lives because he knows he will find it anyway, and if you do it regularly, this in will be all the easier. In his case, for example, Mr Weiland has thought of everything as a "lock" allows you to enter or leave his horse in the stable active without worrying that other horses come in your way, block the passage, try to get out at the same time , etc. And besides, it happens the most natural way in both directions. I saw horses back their recovery, including high-level dressage horse which I mentioned above, enter the team in contact with others without any problems particulier.30 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - May / JUNE 2 0 0 7 THE GROUP FAMILY FOUND? Moreover, all these horses live together regardless of age, gender, experience, etc. In fact, this seems to recreate the concept of social group that exists naturally in horses alive. Geldings them play to simulate combat, by the bais of interactions with many and varied forms: they chew the hocks, tail, rear up face to face (with supporting evidence: look at the pictures What fun! to observe them as well). The exchanges are really rich and varied. The mares geldings can "stick" to love games. Young people with their older boost enthusiasm within the group and at the same time learn the calm and wisdom from them, etc. So I discovered this new concept in a very nice way to offer the horse psychological and physical comfort. I will tell you next time everything comes to food because there is in this topic a lot to say as well and this will surprise you certainly ment (favorably, I said)! But in the meantime, I would strongly advise you if this article has caught your attention, contact Christelle Grison (full details on page 66) to get all the information you want or to visit one of these stables. Indicatively, it is good to know that there is at present only team of its kind in France (25 Pony Club Pony Nantes) against approximately three percent in Europe, mainly in parts distri- Germany but also in Holland, Switzerland, Austria, Denmark, Scotland ... etc. Some French companies are beginning to understand the importance of this concept and also present attractive alternatives. But still, in good French that we are, as usual, we have much to learn from our neighbors and re know? ect and look beyond the weight of our traditions. For the equestrian tradition in France, it is also the long dark corridors with stable boxes aligned, perceived by almost all horsemen of France as the norm and normality to respect for horses. A serious mistake, which is primarily used again and again the cause of these riders - as we have said before: an own horse to get out of boxing directly "at hand". No need to run to get it to the other end of a meadow and brush it for 1/2 hour, given his state of "pie" (I love to call my mares like that because with the winter mud dried everywhere, they are really like!). In short, the ease in humans is often hell for the horse. Yet, some will seem to adapt better than others to the conditions of classical stables. Yes, but never forget, we have already said, the horse cooperates to survive ... Sandrine Bertrand-nel, with the friendly assistance of Mrs. Wöllner Mr. weiland & christelle christelle pictures Dapple Dapple & Sandrine Bertrand -nel Happiness is in the stable! Happy and expansive horses ... CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-3132 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 A CIRCADIAN RHYTHM First observation: the horses are set to the rhythm circadian 24 hours, which is cut in periods 3 to 4 hours, which may extend up to 12 hours (Berger, 1999). The main activities are grazing (static or moving), rest (lying or standing), travel (the three paces), the alert posture and social behavior (ritual combat, game, etc.) . The "time factor" allocated to each activity is not always easy to identify. Contrary to what we might believe to see most of the magazine photos, galloping and rearing are not the most frequent activities. Indeed, the loose horses spend on average over 24 hours, from 55 to 60% of the time feeding, 20-25% in the rest 7% to move, 6% on alert and only 2% is allocated to social behavior (Duncan, 1992 and 1985; Boyd et al. 1988). Although these times are in? uenced by various factors (discussed below), on the whole, this timetable is relatively stable (Duncan, 1979; Boyd & Bandi, 2002). By comparison, ruminants are much more variable over time they allocate to these activities. GRAZING It constitutes the main activity of horses. Indeed, they feed at any time of day, but more intensely and at dawn? No afternoon. Their digestive system is ef? Maximum effectiveness when the stomach is full, that is probably why they avoid excessive periods of fasting and feed throughout the 24 hours. As they assimilate quickly the "poor" food that is ingested, it is necessary to supply them the "machine" continuously. Rest is the second most important activity: about one third of the time and duration can not be too small. This use of stable weather can still be changed? ed by the horse's environment, age and sex. Coated rest is less common when the horse gets older (Crowell-Davis, 1994). The standards are usually alert and fast-moving that mares, and they spend a little less time grazing (Duncan, 1979). Lactating mares increase of 6 to 8% of their feeding time (Duncan, 1985). In winter and autumn, the most stable periods, it is rather low temperatures and especially rain that reduce the grazing period. In spring and summer, the major causes of change in the conduct of activities are biting insects (Duncan, 1985; Berger 1999) and high temperatures. Horses have a tendency to take refuge in shelters and stand upside down when insects are abundant. It is also common in the summer to see the horses at rest during the hottest hours of the day When horses live free, what do they spend their days? When horses live free, live free when horses, Most biological essential to life activities are subject to cyclical variations in duration. The most important rhythm and the best known is the circadian rhythm (alternating cycles of 24 hours). In animals, this concerns the search for food, rest, migration, cell regeneration, etc. In plants, it is the movement of leaves, photosynthetic reactions, etc. The study of the rhythms of activity allows, among other things, identify power? er potential problems of adaptation to the environment. Several studies have been conducted in horses and may help us better understand how is punctuated the lives of our comrades when they are living free. The Przewalski science "friends" graze side by côte.CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-33 Pens where the horses live. Over the enclosure is large, fenced in which the horses live. Over the enclosure, the greater the time allotted grazing is important, regardless of the amount of grass available (Hogan et al. 1988). A TOOL FOR UNDERSTANDING Knowing the rate of horse activity is not only useful to understand their nature, but it is also a way to highlight potential adaptation to their environment problems. The study of time allocated to each activity was carried out in the reintroduction program of the Przewalski horse in Hustai Nuuru, Mongolia (Boyd, 1988 and 2002). It allowed veri? er than the daily grazing time was not affected by the new environment. Heleski (2002) showed that horses paddock set (three) show a schedule similar to that of horses living in the wild, while the horses individually Boxing allocate the time they would have spent on pasture and displacement, in occupations more "shifted" (to be discussed in future issues). WE REALLY NATURAL AWARE OF THESE NEEDS? What can we conclude? The horses life flows more slowly, guided by great phases of grazing and rest, and interspersed with brief periods of more dynamic movements and social interactions. Free horse can be as sharp and alert at times because he has the ability to fill his appetite and tiredness when he wants. If it's too hot and the insects bother, he rests and pro? tera softness and tranquility of the night to graze and exchange of social interaction with other dogs. In our daily actions of owners and breeders, we respectons- this nature? For example, we do the effort in the summer to put the horses in the paddock or the pre night? ... Laurent Tatin christmas pictures nel BOOKS A. Berger, KM. Scheibe, K. Eichhorn, A-M. Scheibe and J. Streich, 1999. Diurnal and ultradian rhythms of behavior in a group of Przewalski horse mare (wild horse przewalskii) Measured through one year under semi-reserve conditions. Applied Animal Behaviour Science, vol. 64, Issue 1: 1-17 L. Boyd, D. and K. Houpt Carbonaro, 1988. The 24-hour time budget of Przewalski horses. Applied Animal Behaviour Science, vol. 21, Issues 1-2: 5-17 L. Boyd and N. Bandi, 2002. Reintroduction of takhi, wild horse przewalskii, to Hustai National Park, Mongolia: time budget and synchrony of National Park, Mongolia: time and budget of synchrony activity pre - and post - release. Applied Animal Behaviour Science, vol. 78, Issues 2-4: 87-102 Duncan P., 1985. Time-budgets of Camargue horses. III. Environmental in? influences. Behaviour 92 (1-2): 188-208 P. Duncan, 1992. Horses and fat: the nutritional ecology of equids and Their Impact on the Camargue. 87. Ecological studies Springer Verlag E. Hogan, K. and K. Sweeney Houpt, 1988. The effect of enclosure size on social interactions and daily activity patterns of the captive Asiatic wild horse (Equus przewalskii). Applied Animal Behaviour Science, vol. 21, Issues 1-2: 147-168 CR Heleski, Shelle AC, BD and AJ Nielsen Zanella, 2002. In? uence of housing is weanling horse behavior and welfare Subsequent. Applied Animal Behaviour Science, vol. Subsequent Subsequent welfare welfare 78, Issues 2-4: 291-302 After grazing, rest is the second favorite activity horses. Here, a herd of Konik Polski, watches over her foals while resting. The poulainsC the HEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-35 In the wild herds, after eleven months of gestation, the mare about to foal away from the social group? No isolate themselves. In this intimacy, just moments after birth, a strong bond unites his little mare. Au? the time, this attachment potent, selective and reciprocal, allowing the survival of the young colt then its progressive education until he left the family group. This small foals PART male Mustang observed in freedom within the flock to the United States in the Rockies, already playing in big, trying to "climb" his half-sister yearling. Marie-Luce Hubert Photo / Jean-Louis Klein36 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 SECRETS OF THE BIRTH OF A FOAL ... AND FIBER MOTHER During most of his pregnancy, behavior of the mare does not change significantly. It is only in the last weeks of symptoms that appear precursors of the term: his nervousness increases, she lies to get up immediately, rolls and watch them? anks. Then in the last two weeks, her? anks are rounded and her breasts grow. A plug of "wax" is formed at the end of the teat, thereby preventing the days of milk leakage. The mother then avoids his fellows, appearing sometimes even aggressive towards his entourage. Under natural conditions, it is isolated from his social group 2-24 hours before parturition ... Maternal behavior that appears immediately after birth is expressed almost in its die form? nal from the first reproductive cycle of the mare. But we do not yet know the mechanisms responsible for the maintenance and development of labor the mother-young bond. In other species (sheep, goats, cattle), the maternal character- ment is favored by physiological factors and modi? Hormonal cations related to the gestation and parturition. Physiological determinants are then relayed by sensory information from the newborn: visual cues, especially acoustic and olfactory. This would mark the passage of a hormone controlling expression of maternal behavior in a neuro-sensory control. Presumably this is also the case in the horse. In the first days after the birth of her young mare seeking to protect from any foreign approach will prevent contact between him and congeners. In this animal called "altricial" by analogy with the birds (which literally remain in the nest, like sparrows), the young are born physiologically immature and will remain in the nest for an extended period. They are unable to move and need the heat nest, in particular to ensure temperature regulation. This is the case of marsupials, rodents, rabbits, puppies and kittens that remain attached to the place where they benefit? cient parental care. In this case, maternal behavior revolves around a nest rather than around individuals. This explains the mother-young bond is very selective: the mother provides care to all small, even foreigners present in the nest (this slightly marked individual recognition facilitates the adoption). In animals called "precocial" (literally moving away from the nest as the chicks or ducks), young people are very mature. They are born to a sensory and motor already advanced stage of development that allows them some autonomy. In particular, they can follow their mothers and other adults very soon after birth. In these animals, and more live in a herd, it is essential that a potent and selective link quickly unite a mother to her or her young after birth and they What animals "altricial" and "precocial" ? are able to recognize individually. Among the species "precocial", there are animals "cachers" (or "horrors" in English) and animals "followers" (or "followers"). In the first case, as in deer, cattle or goats, the young remain hidden in vegetation during the first few days, while the mother is feeding sometimes far enough. It returns near to him to breastfeed regular intervals (or even only once a day). That's when the young person who takes the initiative to come out of hiding. For followers, which is that of the horse, many antelope and sheep, on the contrary, follows the young mother and the rest of the flock in all its movements from birth. In? n, in the species called "semi-precocial" including human and non-human primates are included, the situation is intermediate. Young people have a sensory well advanced at birth, but of reduced mobility, making them unable to follow their mother. In this case, maternal behavior will be characterized at an early stage in the transport of young and young-mother relationships will lead to a gradual development of a selective link. In the quarter of an hour after birth, the mare actively licks her newborn to dry, warm and activate blood circulation. Colt is set to take a feed: the opposite position relative to its parent is typical. CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-37 Passage of a milk food to solid food intake isolation could be a way to avoid interference at a crucial moment in the development of mother-young bond . Indeed, at birth, the mother establishes a first contact with his little discovering his scent through contact "nose to nose". Then, in the quarter of an hour after birth, she starts licking actively while he clumsily tries to stand (it will be achieved between 40 minutes and 1 hour postpartum). These limits are licking tent averaging the first postpartum half hour. Through this phase of active licking the mare clean her newborn, dries, heats and activates his breathing and blood circulation. With the first feedings (between 1 and 4 hours after birth, peaking at 2 hours), these licks seem to play a key role in the creation of the single mother-young bond. It is assumed that the mare becomes able to identify? er offspring without hesitation, even after a long separation. Such a link to the mother in early life is an essential step During feeding, the foal is placed generally in inverse parallel position relative to the body of his mother, putting her rump in the direct vicinity of the nostrils mare so the can? airer and ensure its identity. For the young foal, breastfeeding is not simply a power plan but a behavior that reassures. Feeding is very common during the first week (4-7 feedings per hour) and gradually decreases and regulates at the age of one month. At the age of 1 month and a half can not account (4-7 feedings per hour), and gradually decreases and (4-7 feedings per hour), and decreases gradually and more than two feedings per hour. Meanwhile the time spent grazing increases (15%). In a domestic situation, it seems important to provide young mixed feeding and access to forage before weaning to facilitate the transition to solid food and only limited weight loss observed in the weeks following weaning. Moreover, a diet containing fat and? bers seems to allow the foal to better support step of withdrawal. tial for the behavioral development of the individual in many species. There is a reciprocal and selective attachment implying individual recognition. This involves all five senses: smell tions indicator, visual, auditory, gustatory and tactile. In sheep, the olfactory recognition of the newborn is taking place rapidly. It allows especially the identi? cation short and acceptance to the feeding. Later, the female will use other sensory information such as sight and hearing, which will take place in the remote recognition. For example, the color and peculiarities of dress would guide the mare foals to its own young. SIDE EARLY ... VERY PROGRESSIVE AUTONOMY Few data exist on how the young will be able to recognize and establish a link with her mother. The tendency to "follow" - from the 2nd postpartum hour, the foal is able to walk and trot - and the need to suckle make him seek contact. Added to this are the selectivity of other mares and vigilance of the mother. The first feed could also be in foals a crucial element in the establishment of the mother-young bond, its perturbation induces excessive attachment and social withdrawal compared to other (Hausberger, Larose, Henry, Richar-Yris, "Suckling First a crucial event for note A study in young foals good ", J. Comp Psychol 2007)?... From the 2 nd day, the foal will recognize her mother closely. The disruption of the first feed for the foal induces excessive attachment and social withdrawal compared to other ... Drawing Siriane38 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 When the foal reaches the age of one week , relations are already well established between him and his mother. It largely remains dependent on the first weeks of his life and spends almost all his time in the immediate vicinity (90% of the time within 5 meters). The behavior of mutual toilet, called social grooming, already appears in the behavioral repertoire of the colts. But always with their mother because, at this age, they still have little contact with other group members. While it has established a whole set of relationships with his mother, the foal has not even with other dogs. The social environment remains essentially limited to his mother. He spends considerable time to play and sleep. The remaining time, he passes it to suckle. It still grazes that opportunity sional way and only for a while. 1 or 2 weeks later, the mare has ceased to be as protective towards her foal, which did not prevent nevertheless intervene when intruders threaten her young. The intimacy of the foal with his mother decreases and there is a progressive acquisition of autonomy. Around the age of 2 or 3 weeks, he distances and links with other members of his family group, especially other foals. At 3 or 4 weeks commence mutual grooming between young partners. They already spend so much time playing them than their own or with their mother. This will only be centuer action over the following weeks. Conversely, mares do not hesitate to move away from their offspring. Beyond this first month of existence then no longer appear radically new elements. Rather, the changes already underway in the first weeks of continues. Thus, one can observe that the foals are moving towards a mixed diet at the age of one month and they come into intense socialization phase to three months. As they passed between a third and half of their time resting during their first three months of existence, around the age of 1 year, they are spending more than a quarter of their time. In parallel, the frequency of feedings decreases dramatically between the ages of 9 and 12 weeks. MOTHER AND THE GROUP AS SOCIAL DEVELOPMENT BEHAVIORAL FACTORS As in all mammals, the mother will play a fundamental role in building a young individual. It appears in fact as the first and only congener interacting with their young at an early stage of development. Given the close and lasting relationship between the mare and foal, it is likely that there are in? Maternal influences via social facilitation. It is the fact of producing a behavior conducted by other just before. Thus, the transmission of information by observing the breast model was particularly demonstrated in sheep as part of the acquisition of food behaviors or techniques. Young horses also gain knowledge about their environment through other partners, whose identity varies according to their age. The experience gained by the young in contact with its various social partners may deeply modulate the behavioral characteristics and social skills of the young. As and when the independence of the foal taken in relation to the mother, the learn- ing continues with first interaction with other young people and with adults. Au? the time, he continues his social skills and af? is its recognition of communication signals. Thus, 8-10 months is first foal for a discovery of the social environment in which it bathes. By the style of mothering it adopts, the mother is also in? uence on individual development and social development of the young, the contrary by allowing or inhibiting the contact made with his young environment. Although social partners other than the mother (young adults) can in? uence their behavior during the mothering phase them in? influence is particularly marked after weaning. Education foal also involves the game. So, encourage the social life of young horses seems to be a major condition for their healthy development and well-being. So do not overlook the impact of adults other than the mother in the behavioral modeling of the young. Fostering the social life of young horses seems to be a major condition for their healthy development and well-being. CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-39 WHEN TIME COMES THE WITHDRAWAL ... The young foal away more and more of his mother. In parallel, whereas the latter does showed him positive responses, rejecting responses from more frequent will settle. Thus, the day of withdrawal, linked to the birth of another colt, the young have already built a network of social relations within the group. Weaning takes place at the initiative of the mother sometimes brutally. This is a food withdrawal and a special relationship between mother can be maintained until the age of two years. In the wild, the mares who do not expect colt can continue breastfeeding much longer. However in house conditions, weaning is abrupt and generally occurs between the ages of 4 months and a half (United States) and six months (France). At this age, the foal is still immature (proximity to the mother breastfeeds important frequency ...) and the separation of the mother induces great stress to varying lengths consequences in time. Besides the common behavioral manifestations the first days after weaning (vocalisa- tions, increased locomotion ...), one can observe a decline in the longer term weight gain or the emergence of aberrant or stereotypic behaviors. The relevant sources of stress are numerous: change in diet, change of social, absence of the mother as an object of attachment, change the mode quality modulation factors of mother-young bond These factors can be related to the mother (previous experiences, temperament), the young (temperament) and environmental factors. Maternal experience and reproductive status of the female can also in? uence on the duration of breastfeeding: a primipare mare nursing her foal longer (up to two months longer) a female multipare. A mare pushes his little faster if she is pregnant. Indeed, in nature, the mother weans her little to? n the first year when it is about to give birth to another foal. If the nature of the relationship between the mother and her young change when the arrival of a newborn, it may persist for several years, especially if it is a filly. It is amazing to see how a mother can inspire his filly! Photos Alexandre Bertrand Breastfeeding is primordial.40 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 REFERENCES George Waring, Horse Behavior, Editions William Andrew Publishing. Second edition 2003 Hausberger, M., & Richard, MA (2005), "Individual differences in the domestic horse, origins, development and stability", in D. Mills, McDonnell & S. (Eds), The domestic horse (pp . 33-52). Cambridge University Press. Henry Severine In? uence of early experiences on the behavioral development of domestic foal, Doctoral thesis at the University of Rennes I. 2006. Life (group / isolated; pre / Boxing) etc. On the other hand, domestic situation tion, current practices favor main- taining youth group of the same age, same gender. These conditions differ greatly from those in which evolves a young horse in a natural group. In natural conditions, the young horse develops in a rich and diverse social environment, consisting of mother, father, half siblings and unrelated adults. Until the young leave the harem, they are thus in close association with their family group. Thus, until the age of 2 or 3 years, the young colt and groom playing with people that are familiar. Shortly after weaning, the distribution of time the foal dedicated to different activities stabilizes. The few changes that will occur by the time whether adult are mainly based on a more marked shortening of sleep time and the character of the different gender-related references. The establishment of mother-young relationship is crucial for the welfare and protection of the very young horse. As the horse is a species "precocial" rapid postnatal maturation, its young are independent from birth and a potent, selective link is all the more indispensable. Reciprocity of these links depends the survival of the foal and its subsequent social behavior. However, the individual development can be considered as a passive receptor in? Maternal influences: its own characteristics, determined by its genetic parts equipment, will modulate the impact will have on her experience factors. Practical applications in domestic circumstances will concern the manipulation of young livestock management, weaning can be considered as trauma ... Indeed, cold turkey would have a negative impact on the digestive system of the foal, but probably on his emotional balance and on the progress of learning. We distri- lerons in other numbers. text and drawings cécile Bruderer This Mustang foal, still small, do not hesitate to pull the hairs of his father tail (red roan stallion) to play! Marie-Luce Hubert Photo / Jean-Louis KleinC HEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-41 Foaling released In our business of Mérens horse breeder in Bio mode, foaling (June 2007) is an essential and necessary step for the proper functioning of the stud farm. A mare carries her foal 11 months and during this period, several preparatory phases promote this event, each time particular and different from a mare to another, but also from one year to another. Haras Picard du Sant, mares give birth outdoors and in complete freedom. We consider (see Horse Attitude number 6) that foaling is also a horse Horse Attitude Attitude life stage of the animal in the wild. What preparatory phases so intense at that moment? And if faster if all goes well ... The herd had been established before the arrival of the standard, we will not change anything after his departure. All these mares will stay together until meriguaises swimming pouli-. There is a real homogeneity, harmony reigns in the herd and reduces aggression (bites, kicks ...) dominant. It is necessary for us to be present every day, hour? xe (6:30 for us) one month before the first expected foaling (note the first projection by the standard, in July 2006, and then calculating the 11 months of gestation). Every day we monitor the evolution of the size and hardness of the breasts. Our work is based on reports of con? trust and mutual respect, the mare knows she can count on us and we expect there is a problem. In 90% of cases, the mares foal alone and when we arrive, the foal is dry and head. In April 2006 we helped Irma in foal of Lasserre. Magic moment because everything went well despite a dif beginning? cult. When we arrived, nobody in the pre Toine, everyone was in the wood, in a circle: all mares ass inside the heads and observing the surroundings, such as to protect calving. In the center, Irma with her foal already committed but obviously stuck: a former outside, the second barely out, half the output head, we déchi- Rons pocket. He tongue hanging to one side, the mare lies down, gets up, goes back to bed, we look ... "Help me ... I can not! "We observe his breath and grasp every little earlier, we rotate the whole of the pocket and then the foal. The expulsion takes a few seconds. We observe, amazed every time. Two small ears begin to move ... Hooray! He is alive. All mares standing guard were scattered. Their role is finished. Everything is fine. Then we depart to let Irma discover his small, lick it, feel it. The foal gets up after a few minutes, staggering, remains close to the mother (of education starts) and will suckle quickly. We await the issuance of the mother must be done in the next hour and check? ons that the bag is full ... all is well. We call Stwuball. Unfortunately, over a 11-month gestation we happen to encounter different problems: first cases abortion between the 1st and the 10th month; Case 2, the colt has expired but remained locked in his pocket, too thick placenta, he drowned in amniotic fluid; Case 3, the foal is born but not viable, difficulty breathing (malformation, heart problems ...), died within two or three hours, often before the arrival of vet- veterinarian. After foaling, we monitor carefully the mother; it must reject the highly vascularized red pocket called placenta, we check? ons it is full because if a piece is missing, adhesion occurs in the uterus and triggers an infection, with risk of death of the mare if it is not treated in time. In case everything goes well, the head foal; Mom follows like a shadow. Our work will begin. First aid: disinfect her navel, making her first vaccinations, expect his first meconium (first mucus caca). During the twelve hours following birth, the foal must suck to absorb colostrum; these antibodies are produced by the mother before giving birth and will be transmitted to the foal to ensure him a good start. We do not start until the foal has not nursed, it may take in the worst case ten hours of attendance and testing it alone head. A foal head the first few days every ten minutes (in 1999, our first foal of the year, Latou Lasserre had a starting dif? Cult and without natural colostrum. He was raised by bottle, spoiled, rotten and today ' hui is a lovely horse with a single child behavior. But we saved!). Then will begin the impregnation work primor- Diale during the first three days of birth and - this is important - during its first three years. We'll talk in the future. stud Picard sant Picard stud of health knowledge knowledge Life is beautiful, is beautiful, outdoor outdoors with mom ... Photo Alexandre Bertrand42 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 In the previous issue, you've got to know the main characteristics of the element Wood, I propose this time to approach those of the Fire element. But before that, I will answer different questions you can ask yourself when you look at a work Shiatsuki, name given to the Shiatsu practitioner. This will also help you to discern a real Equine Shiatsu practitioner of any charlatanism easily using the term Shiatsu. How long is a session? A session lasts from 45-60 minutes depending on the patient to be treated. We do not do more than 20-30 minutes on a young or elderly as it would be too exhausting. What time of day and under what conditions this he practically? Just avoid meal times and wait an hour later. This happens in the environment of the horse in his paddock boxing or, if there are no other horses nearby. The horse will not be attached, possibly hand-held by an assistant. The ideal is that the practitioner is alone with the horse loose in his boxing. Can I transport my horse and make it work after a session? After a one-hour session that just relax, this would be a shame and risky to ask him to make efforts to wedge in a van. This is why we move home because again, we take into account the environment (state of boxing meadow tion supply, labor). Work can be resumed smoothly within two to three days. How long before a competition test? At least eight days before, because each individual reacts differently after a session. Some are tired within two or three days. We must allow time for the body to find its new balance, and clear compensations. What happens during a session ; where do you start? Is firstly begins by visual observation? n identify energy imbalances, that is-to-say, the areas empty or full of energy. Traces of mud and scratching, the meaning will horsehair valuable clues. Then begins the ef? eurage the entire body? No complete by manual observation, feeling temperature differences outstretched or soft areas. This also allows for the con? dence between the cian practice and horse. Then we proceed to the relaxation of tense areas by different techniques of percussion sions and massages which along with stretching, contributes to the dispersal of excess energy. We toni? era empty areas by slow, deep pressure. Depending on the felt elements, we will determine the meridians and acupuncture points requiring a specific job? by pressure. With experience, you get to visually see the meridians and their status. The entire session should be conducted with mutual respect and without coercion. Nothing is done against the will of the horse, the practitioner provides the necessary stretching according to the meridians found in excess. At no time does the practitioner uses force, everything should move smoothly. Ressentez- you that under your hands? The feeling is different for each practitioner. Tion of energy circulation will be felt as the beating of a pulse. Some will feel tingling, other hot or cold. The sessions are alike, and you always touch every horse you doing always the same thing? Indeed, we touch each session the entire body, and our actions are virtually identical to the untrained eye. But in reality, our pressure and the choice of meridians to process differ according to our feelings of the moment. The sequence and pace of work are adapted to each individual. How many sessions are needed and how often? It depends on the health status of the individual and his activity. It advocates a maintenance session every change of season. For leisure or retired horses, two to three sessions per year balance sheet and sufficient maintenance? - Ront. By cons, for a horse to work or doing the competition, it will be necessary to more regular monitoring. What can happen in the hands of a Shiatsuki? Exceptionally we take a photo already published (last issue), in homage to Black - horse this photo - died recently. récemment.Les Disciplines: Models and gaits, dressage, show, complete. WHO SHOULD THIS HORSE? These are horses that get along well with riders of the same element as them, even if it can sometimes be explosive tandem. They need a rider also loving the competition and the public. These jumpers is easily recognized because they love the red (hair, clothes ...) and easy verb. This horse is not suitable for people with little experi- mented or is not safe in the saddle. If he wants to speak, let the parade but under control, to avoid débor- Dement. The rider must behave with lightness and precision, without abrupt querie in its indications and aids, either in hand or mounted. It will have a sweet and confident approach ensuring not to transmit hesitation or stress. As for the horse "Wood", movements and displacements of the rider in the foot work will need to be sharp and fast. Given the emotional side of this type of horse during a Shiatsu session, we will have a fairly light touch and we will prefer the vibrational techniques to drumming techniques? n not surprise him. It was not until the voltage drops after a session before releasing. Touch the better! christian pequillet Easter Philpott CHEVALATTITUDE Photo - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-43 reminder, Shiatsu does not replace the veterinary intervention, if you consider that it is urgent is necessarily its field. Should I bring an osteopath before or after your visit? Shiatsu can complement before or after a session of osteopathy; however, this is not necessary because it allows for a comprehensive approach smoothly to solve any kind of problem not under the veterinary field. christian pequillet Curative we make an average of three sessions spaced a fortnight. My horse is well, what can you bring him more? It is advisable to call in a preventive Shiatsu because it allows, through its debriefings and maintenance of alarms to detect the body signals. This allows to act until the problems are still minors, or to move towards a vet before they escalate into more serious disease. But be careful when thinking that his horse is well, it is not because we see nothing that is fine. It may have minor problems that will cause compensations and then have major psychological or physical consequences. What are the cons-indications? In case of ? fever, infectious disease, viral. Horse under anti-in? ammatory, tranquilizer or mare in gestation. HIS PHYSICAL APPEARANCE It has good musculature whole being? n and delicate. It is a naturally elegant horse ment with much grace and magnificent? cal gaits. Its conformation will generally recognizable by a broad front and veins? eur skin. He has a good appetite. It recovers quickly after a hard work, but will have a tendency to perspiration and to dry up before exercise. HIS EMOTIONAL ASPECT The feeling for this item is joy. It is a very sociable and happy horse that comes easily to you for a hug, licks and you reni? e. He likes to show off and have an audience to admire, stimulating him in his gaits. He has a quick temper. Conversely, if he does not ests of information centers, there will be a tendency to boredom and develop vices stables; it will be restless and explosive behavior. Without being fearful of nature, it will nevertheless be done frights. It is quite emotional excitement with tremors. SA HEALTH Meridians small intestine, triple heater, master heart, heart are associated with the "Fire" element. They manage the circulation blood lation, the functions of the heart, the immune system and decision making emotionally. In case of imbalance of this element, so we run the risk of having blood circulation problems, sweating, immune defense. It will tire easily, be subject also to the shoulders of problems with a hollow neck and will panard. One of? ciency of the energy of the small intestine will result in a lack of discernment and your horse become indecisive. This element is associated with the summer for a period from May to July. It will be useful during this season to do massage on earlier (in insisting at the crown and joints), rotations of members and hooves to facilitate the flow of energy. WORK Horse "Fire", well balanced énergé- cally, has a great ability to manage stress, and adapts easily to Chan ment. He is intelligent, he learns quickly and is relatively easy to train for an experienced rider. You must add it dif? culties in? No re to do? ect and prevent it bored. Attention to the rise in pressure, however, and his explosive temperament, especially in young horses. The working session will have a moderate pace and will not last too long. It will consist of short and varied exercises. This is a horse that will burn the paddock before the race. We must therefore manage its heating which should be short, thanks to a pre-heated with massage stimulants. The horse "Fire" 44 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 passion Dear readers, Before I explain in detail the harmful aspects of the mouths, as and when the next horse numbers attitude, I would like to share the article by Dr. Robert Cook (below) with you. Furthermore, I would like to make you die? : Please send me by mail only ONE valid reason justified? erait using a mouth! If you find one that justified? e this use today, the twenty-first century, I offer a 2-year subscription to Horse Attitude! Send your suggestions to: pour_le_cheval@yahoo.fr The limit of the shipment? attached to 1 July 2007. See you, Donald Newe "The universality of an opinion is no proof, even, does not offer the guarantee that the opinion is right. "Arthur Schopenhauer (The Art of Controversy [Stratagem The Art of Controversy The Art of Controversy XXX])" Official bodies like the International Equestrian Federation (FEI), and a number of administrations races know my arguments for a change of rules that allows the use of mate- rial type bitless bridle (jaws without flange). Nobody has so far agreed with the change. The far been agreed with the change. The reasons of? cial not based on arguments scienti? cal, but are based primarily on the desire to maintain the status quo. For example, a national federation af? related to the EIF has recently stated that it follows the latter in the formulation of its rules. She refused repeated requests for rule change, arguing that it can not allow a mix of genres and traditional bitless bridle bridle for dressage, as this would constitute a refusal of the classical tradition. The answer provided by the National Federation for the "necessary tradition" accentuates the already serious misunderstanding and represents an unjustified obstacle? ble to advances in research. This federation has not once defended the use of the mouth with the argument for greater safety, ef? ciency or humanity. She simply repeated safety, ef? ciency or humanity. She simply repeated that the mouth was 'traditional' and 'classic'. Such a defense with respect to an animal management issue is inappropriate. The same argument standstill in human affairs would support the continuation of practices 'traditional' in drowning witches, slavery or child labor. The tradition should not be used as a barrier to scientific progress and humanitarian? than. The tradition may be acceptable on some issues such as theft of the British flag or priority to tea or milk in the way of making tea. But tradition should not be invoked in the fact to decide matters relating to the interests of the animals, science étholo- cal and security of a sport. Cruelty is disappointed ned as the fact that in? iger avoidable pain. Now that an alternative acceptable to the mouths is available, the pain caused by mouth is preventable. The mouth is cruel ... One would hope that, as the mouth can be seen as cruel, administrative body claiming to be the guardians of the horse and give as objective as stated intention to respect the interests of the horse and 'prohibit its use on time. Each horse is physically and psychologically handicapped spot when a metal wand in his sensitive mouth, stick to which is attached a pair of belts that allow which is attached a pair of belts that allow Tradition and Status Quo, Tradition and Status Quo, Tradition and Status Quo, or Science and the Future CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-45 pseudoscience are immediately adopted without discussion. The deplorable fashion hyper? ection (Rollkur) in the dressage world is an unfortunate example of the ease with which unrated and harmful practices are accepted. This particular practice has even been endorsed by the FEI. Yet the practice of warming before the horse dressage forcing his chin on his chest is in direct contravention of the physiological needs of the athlete. Horses can not properly breathe with their throats tightened by hyper? ection. Such horses are partially asphyxiated. Aspiratoires tract obstruction is suf? health lungs to bleed ... The use of a flange with bit and curb, to impose this weird head position to exercise, unacceptable pressure on some areas of the sensitive mouth, all that causes pain and triggers the formation of on-bone on the bars of the mouth. Pain also triggers the movement of the root of the tongue obstructing the aspiratoires more channels. Freedom of the neckline is essential to the accomplishment of the movement balance. A horse in the hyper? ection can not balance and tends his whole musculoskeletal system sque- lettal, especially the spine. The hyper? ection makes a horse unable to see where it goes. In short, the pain and fear are incompatible both with interest, with athletic performance. When we see the apparent ease with which black magic and "hocus pocus" are accepted in the horse world, it is dif? cult to understand why the scientific knowledge? that which was evaluated for nearly a decade and considered valid is denied. Perhaps after 5000 years of use in the mouth, we should expect resistance to change before. Perhaps some con? icts of interest are responsible for refusal as rule changes. Perhaps is it simply fear of the unknown, when education is the appropriate response. Ignorance is a handicap for humans, as well as the mouths are a handicap for horses. " by prof. dr robert cook veterinary * translated from English by donald newe (licensed instructor bitless bridle and official high school Nevzorov for France) * (3o years researching the mouths led dr robert cook to highlight the many negative aspects) highly concentrated pressure of 20 kg and more on soft and hard tissues of the mouth. A mouthpiece is not an indispensable tool of equip- ment, without which the training would be impossible. The Duke of Newcastle did understand, there are 300 hundred years, and Alexander Nevzorov so today when he says that he could draw a horse with a scarf around his neck. Dressage horses should not be "on the mouth" but should be "on the tools". The mouth is an invention worthy of the Bronze Age and the FEI and all National Federations that bend the rules should be happy that an acceptable alternative to this arti? this primitive and barbaric is now available. Equestrian Federations recognize that many horses have "reserved the mouth" and advise their inspectors to be cautious in check? ant equipment after a competition. They ask not why so many horses are "likely" to their mouths? Webster's dictionary die? nit "tradition" as "the delivery of opinions, doctrines, practices, rites and customs generation to generation through oral communication." The civilization has certainly advanced a bit since it depended on oral communication. But the written language helps to re? ection and obviously scienti? than. The tradition was that "the effect of an oral law" and should stop there. There was that "the effect of an oral law" and should stop there. There are no questions in the written rules and regulations, to be valid, must not be constantly revised and confronted with new knowledge. The bit we do not delivered by divine revelation. It was the invention of primitive men, there are 5000 years. Do we really need to preserve a habit so prehistoric? An old very persistent and incorrect idea is that the mouth control the horse. Let me quote here the opinion of Dr. Jessica Jahiel specializing cavalier, con- rencière, professor, author of many books on all aspects of horsemanship: "By renouncing the use of the mouth, you not sacri? ez not control, but you win. One of the great myths of riding is that the mouth stops the horse. The mouth does not stop the horse. A bit can hurt a horse, scare the horse. A bit can hurt a horse, scare a horse, cut his tongue or otherwise harm him. A mouth can be used for a horse, schematically and hard, or soft and slightly, depending on the address of the rider. But no mouth will never ar- Retera a horse. Any mouth can tell the horse you want him to stop ... and you can tell WITHOUT mouth. "The horse world is a world full of strange and curious contradictions. Although tradition may foreign adjust certain practices and seems able to foster the adoption of new based on actual knowledge at the same time, "tricks" and myths based on Donald Newe Photo Alexandre Bertrand wellness The Herbarium of Pegasus TARAXACUM OFFICINALE, FAM. ASTERACEAE PISSENLIT, LION TOOTH BOTANY, HISTORY In April and May, we'll see out this famous plant (who among you does not blow? Ed in a dandelion egret?) And spread like weed meadows, but very often underestimated about its curative properties tives. The Taraxacum dens leonina (Dandelion, referring to the jagged shape of its leaves) or of Taraxacum? cinale is part of the cleansing herbs of spring, such as nettle and wild pansy for example. On the usefulness often read in the horse. Our traditional medicinal uses for indications that have not varied greatly since ancient times. USED ​​PARTS AND COMPONENTS The dry drug is prepared from the whole plant with root, harvested before? euraison (radix cum herba Taraxaci). It contains as main agents: - bitter principles: Sesquiterpènelactones, which have a digestive function; - The Triterpenes and sterols; - Of flavonoids; - Potassium is also responsible for the diuretic effect of: - Inulin (in the root up to 40% in autumn USE PHYTOTHÉRAPIE - stimulator of appetite during convalescence, for excitation of tation the secretion of digestive juices (stomach, pancreas, liver) is hepato-protective and cholagogue -.. Diuretic and saluretic (hence the name "Dandelion") -. hepatorenal drainer, it is good for detoxification after a phone blood, laminitis, colic or myositis. - Good adjuvant treatment of colic the horse with bloat (a lot of gas, abdominal gon é?) to repeat Stimulation of the elimination of Taraxacum is an adjuvant in many drainer. chronic diseases BE USED ONLY INTERNAL daily doses of the drug (radix cum herba Taraxaci available in herbalism): 10-25 grams infusion (1: 10 in boiling water).. Infuse 10 minutes Standardized extracts also practices are found in pharmacies or veterinarians: EPS® (fresh plant extract Standardized) or TM (Mother Tincture) Homeopathic (TM diluted with water if the horse does not support alcohol) 5 ml , 1 to 3 times daily. 2-3 ml for a foal, depending on size. VETERINARY HOMEOPATHY USE Almost the same indications in herbal medicine. Dilution: 4DH, rarely above 5 CH. REMEMBER As many times you see a Dandelion, so consider his medicinal use! Personally, I see dandelions very often, and especially in spring. REFERENCES Quiquandon, H. (Hrsg.) (1999): Veterinary Homeopathy. Biotherapy. 2. Point Veterinary, Paris Reichling, J.Gachnian-Mitscheva, R.Frater-Schröder, M. Saller, R. Di Carlo, A. und W. Wildmaier (2005): Heilp? anzenkunde für Tierärzte - Springer, Berlin-Heidelberg. Heilp? anzenkunde für Tierärzte Heilp? anzenkunde für Tierärzte peter andresen Photo Coll. Peter AndresenC HEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-47 Algae food supplement BIO TONIC strengthen the immunity of your horse. A study of 1,000 horsepower demonstrated numerous beneficial effects on hair, skin, hooves, stress and intestinal activity. Visible results after 3-4 weeks. HIPPO PROTECTOR insect repellent is a very effective natural. Contact: HIPPO -TOP stable of Freudenberg Reyersviller 57230 TEL / FAX 03 87 06 12 48 Email: hippo@hippo-top.com WWW.HIPPO-TOP.COM The lotion HIPPO SKIN CARE Indispensable during crisis dermatitis treatments summer, burning, harness sores and other injuries ... 10g / day Preventing and overcoming summer dermatitis 1000 horses tested on summer dermatitis Patricia Wyssenbach 48 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 "Introduce myself ? This is an exercise that seems very difficult! While it is simple to tell a reporter griffon- ing on his notepad, as this seems complicated to sort the wheat from the chaff! What may well interest you about me? I have no past with Native Americans, I have not worked in Pagosa Springs? ef Parelli, I did not grow up on a farm surrounded by animals! I'm just one? Miss of the city that has the chance today to live in the heart of the Valais Alps, Switzerland, Christian with my husband, our? Miss Isaline 2 and a half years with which you have already met (Attitude Horse Number 6!), Pastis bitch, Lakota and Zingaro horses Freesbee guinea pigs, rabbits Miss Duchess, Mandarin and cats of Vintage the house without forgetting some spiders entitled to squat dark corners of the ceiling ... perhaps in homage to Iktomi, the most famous of them? As I write this, I am sitting in the grass at the foot of pine and oak. Next to me, my little dog and horses grazing in the heart of clai- hind the first spring blades of grass. The sky is magnificent? cally blue. Birds sing their love agitations. Rare bees collect hazel buds loaded with pollen. A gentle breeze caresses my skin. I feel the damp earth, his intimate vibrations. Timid warm, invigorating smell reaches me from the nearby spruce, and if I look up, snow crown the peaks of 4000 meters that make me face, A flower pen. YOU HAVE NO DOUBT NOT FORGOTTEN ISALINE (HORSE ATTITUDE NUMBER 6) PART LIVING HORSE HORSE ATTITUDE ATTITUDE AN ADVENTURE WITH UNIQUE AND ZINGARO LAKOTA AND ALSO incidentally PARENTS? HERE PATRICIA, SA MOM, hiker ADVISED, GREAT connoisseur "TIPS" FOR ALL OF ALL KINDS OF HORSE ENTHUSIASTS WE ARE. THE OPINION AND EXPERIENCE WE HAVE PUBLISHED FORT USEFUL IS WITH GREAT PLEASURE THAT IT AGREED TO WRITE IN THE MAGAZINE. AS OF HABIT WE HAVE THEREFORE ASKED HIM TO ATTEND FIRST, BEFORE LEAVING DELIVER HIS FEELINGS ON TOPICS THAT IT TAKE ABOUT. always dresses in white valleys of the left bank of the Rhone. And that brings me back to my first mare El Djezaïr with whom, precisely, I lived on the other side. It was 20 years ago, long before it speaks of whisperers and biggest names in horse show, I galloped with her, along torrents, bareback, a simple rope climbing around the neck of my partner ! Just by closing my eyes, I find the feel of his muscles rolling between my legs, the smell of sweat, its soft bristles while we "flew" under the moonlight, in the heart of extended freshet Mountain. Today she gallops alone, beyond the clouds, in the eternal pastures. These Lakota Zingaro and who have chosen to take over to accompany me on the way to discover the treasures that we offer daily nature and animals as well as plants and the mineral kingdom. Patiently, they open my eyes to what it means? ent words complicity, friendship, complementarity. In their work, they are supported by our other furry friends already mentioned, but also by those, wildest, crossed the turning paths. With Lakota, we traveled moult kilometers up hill and down dale (1997, Switzerland-Camargue, in 1999, Switzerland tour to the biggest sprees). In return, we shared each time our solitary pleasures in books recounting our adventures or by climbing scenes for conferences. In 2000, Zingaro joined our team for the filming of the TV? film "The border horse" and was also with us when we asked to be live on the plateau of Zigzag Cafe, strong emission appreciated in his time, TSR (Swiss television). Today, even after all passed the exam ATE, participated in some TREC competitions, we continue our merry way on the paths of a most sweet harmony possible, rimentant ence Reiki, the crystal therapy, the? owers Bach, interspecies communication, taste wild plants ... and all the twists and turns that we see there, is pro? l on the horizon! Slowly the sun declines in the clearing, while a nozzle plays in the slanting rays. It's time to go back to the village, give Peck, cuddle chamfers wishing a good night to my friends ... and retransmit these lines written in favor of spring energy so you can read them in your next Cheval Attitude. And even better to discover me? the articles that will appear in your favorite magazine. " patricia Wyssenbach passionC HEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-49 Barefoot: yes or no? In recent months, impossible to escape multiple items extolling demolishing or "fashion" iron horses without moving! If for many years, I am a fervent believer in bare feet during the snowy winter months, I had never even tried it in summer. Instead, worried about losing an iron hike in impossible places to reach for the Marshal, I trained on many pieces of wood to hammer nails into "calculating" the trajectory that they stand where I wanted shoes back before our friends in practically any situation! And then, over time, anxious to offer Lakota Zingaro and ever more natural living conditions, I am inevitably asked myself: with or without iron? I surfed the net, read, asked for? eventually learn that during trimming was organized somewhere at the foot of the Swiss Jura and it was full! The host then very kindly offered me the speaker, a US Marshal expatriate in London, adorn come directly home. The adventure barefoot was in the starting block! My first surprise was to see the time taken by Dan to cut, grate, clean the feet of Lakota and Zingaro! And I was sure my friends had lovely tootsies! Nothing to do with the two strokes and three strokes rénettes usual rognoir! Each black line was opened, until the perfect white quarry. Each callo- sity upgrade. A work of craftsmanship that lasted almost three hours to skin? ner 8 clogs that were left smooth as a baby's bottom, perfectly cleared of all impurities that may cause any pain likely to change? first how to put your feet and, in time, to in? uence negatively the growth of the hoof! Chris (my husband) and I so we are left with two barefoot horses, trimmed costs by a pro does not disparage the brackets, since when he learned that we were doing rides with our horses beyond the collar and Pennine valleys funds, he expressed serious doubts about the feasibility of our projects without the traditional protections! He advised us in all cases to be very attentive to the reactions of Lakota and Zingaro, to provide us with boots, and especially do not hesitate to referrer if necessary, essential, he said, is to leave once a year the shoe naturally renew itself, at least until the line is removed nail trimmings! Still, we were ready to try the adventure, without being certain of having chosen the right path! FIRST EXPERIENCE A DIFFICULT First exit "serious" during Pentecost release this! We left our horses in a lateral valley General for Plaine du Rhône, having chosen to star trek to react immediately to any problems occurring at the feet of our companions. And it was soon the case on the side of Lakota, who lives in his later? er the ball to the hock, making him carry his weight on earlier. In no time, they are relatively strong pain (judging by his facial expressions, his fatigue and locomotion) that rurent ap- posed to each front feet, sole evil cashing the rocky, uneven terrain at the foot of the glacier Lakota feet hurt and repose.50 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 Ferpècle. Although the final meters were a soulage- ment for her, walking in the clay and the lake where the last throw is seracs. That day we did not have the heart to ask our palomino make our way back, and it is in that van back to the village! I pro? Here you to emphasize that he is happy at the time I had not yet learned after years of manufacture, many toxins are stored in the equine feet, the latter can free himself properly , the natural motion of the shoe being substantially blocked by the use of traditional fitting. But cons, as soon as the foot is bare, working just retrou- Vant and flexibility, they are released in? No, back in the horse body which is then strained to clean Going up ... sometimes cause the death of certain individuals already tired at the great vital functions of their organization, which may not bear this extra work! And although these tragic cases remain rare exceptions, some natural tooth spotters recommended to establish a blood test before choosing barefoot! TAKING PRECAUTIONS In short, to return to Lakota, it was not, it's the least we can say at its best! Zingaro, meanwhile, was certainly a little shy but not really bothered to find brand new sensations in his feet, to reconnect with some of its indi- vidual he had somewhat forgotten. Chris and I still decided to insist, including our pretty blonde, assuming that at home too, in early summer, it is difficult to run in the grass and stones without our comfortable shoes and in the fall this is easy ... except for socks retrou- vate who do not like calluses and hard skin making up the ghost of the best mesh knits! But before you hit the road, we had to get to the evi- dence, the most basic of cautions wanted us équipions our horses boots adapted to them but also the land in which we indeed intend to trudge during the summer months without forgetting to make them do proper training to harden the hooves of horn at? the time (to follow) ... text and photos patricia Wyssenbach Despite the beautiful scenery, Lakota not only benefits and return to it pénible.CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-51 Campo experience , Creole, gaucho, y viento ... Valerie Beuzelin, equine educator (www.valerie-beuzelin.com) returned from a month spent in a ranch, the land of the gauchos and horses living in the wild. She wanted to share with us his extraordinary experience between observations and glare. His goal: to live moments that lacked in his ethological training courses, namely educating horses living in natural conditions and watch "approach" traditionally practiced by the gauchos. PART A portion of the flock of Estancia Thelma.Ces "pastures" would seem strange to our horses! 52 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 A couple of French friends, met randomly ethological its formations and owner of an estancia offered him to come live this adventure in their property. Adventure certainly not always easy, but having this opportunity Valerie did not hesitate to see itself what is happening there, in a culture toward fundamentally different from ours horses and where the hardness of the gauchos n is for them a mere "technical education"! His story is exciting and with many details, we preferred to split it into two parts. In this first "episode" Valerie presents his place of residence and how gauchos take possession of horses. Attention sensitive souls refrain! The ESTANCIA SANTA THELMA "Last December 10, I flew a month to Patagonia, the land of the gauchos and Criollos towards the es- Tancia of my friends (www.estanciasantathelma.com), located in the heart Patagonia, in the wildest and most authentic province, Santa Cruz, the southernmost region of Argentina. The first village, Gobernador Gregores, is over 50 kilometers. On the scale of Patagonia, is the suburbs! Tar and bitumen are missing: roads are essentially tracks. Sometimes the path to some estancias is over 40 kilometers when leaving the main track. An estancia is a cattle farm. One of my friends has a super? Coy 8500 hectares, or a rectangle about 6 kilometers out of 17. And although it may seem to us huge, you must know that it is a small estancia as in the region, the average is more than 20 000 hectares! The super? Coy is divided into two closed parts: a campo (field) Winter 3500 hectares, near the estancia; the only currently used by sheep and horses and a campo summer of 5000 hectares but poorly fenced therefore unusable for now. To date, the main activity is raising sheep (1200 head). Celine and Marc Anthony, the owners, develop tourism with a hotel 4 rooms and horse riding. On these desert and arid land, it takes 3 hectares to feed a sheep; or a horse eats to 30 sheep. 90 hectares are needed to feed suitably a horse! Financially, a horse worth three sheep and finally ridden a horse is worth about 800 pesos, or 200 euros. Note that the horse does not have much value in Patagonia. It is considered as another livestock. He also feeds his man and it is mainly the mares used for consumption. THE HERD Thirty horses live together and are organized into two groups. The large cast consists of four adult mares, a young male of 2 years, three foals from last year, two foals this year and eleven geldings. The little band, meanwhile, has two adult mares, two females younger than 2 years old, a foal last year, two colts and two geldings this year. The horses roam free on 3500 hectares space they share with the sheep. They still well present predators (for those who doubt that it exists methods gauchos (lasso, restraints, attached to the tire below and following pages, etc.) are shocking and the opposite of what Valerie Beuzelin attempt to do next with these horses CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-53 yet for horses).! are the pumas. Their grazing is indeed a desert, immense and magnificent? ... but if that desert! Yet they never dietary supplement and I have not seen skinny horse in the first sense, some even curled overweight! All horses in the herd are marked estancia of their birth. Here they are marked for Santa Thelma ST. APPROACH GAUCHO Horses are traditionally used for work, mainly the males that are castrated. The mares are rarely mounted: they are breeding or eaten. These are basically bred horses Criollo but increasingly, there are half-bloods, crossed with the Quater Horse and Thoroughbred. The usual way home, a horse is always on hand at the estancia, or the clip after great runs of about fifteen meters, enclosed in a meadow with a few hectares still has this long skirts ? No power grab or hindered. When a gaucho needs a horse, it will research- expensive the herd in the campo, pushes into the corral and grabbed the horse is roping or the bolas. It changes horse regularly, every seven days, and release whoever is at rest. The horses are shod primarily earlier and sometimes four feet, especially if the estancia was the rocky terrain. The gauchos are themselves, winter, their own upholstery material. The traditional halter is cowhide. They use jaws more than severe: one language stuck when pulling on the reins; the other is? xe, enters the palace horse ... The cowhide saddle is covered with a sheepskin: a real chair but feels torn! It is not possible to have a contact with the horse in the legs, which is not necessarily pleasant and can be very destabilizing if it is usual to use his legs! EDUCATION "GAUCHO" The technique to catch a horse for the various interventions of everyday life (change horses, the tattoos, the worm etc.) is ef? cient, but at what cost! Judge for yourself! Once the herd pushed and locked up in the corral, a gaucho throws the lasso around the horse's neck that he wishes to take. As soon as the horse lasso very quickly in the gaucho passes the other end in a tire down to the ground to block it. Two other people feel push the horse to the center and one near the tire shortens the lasso; and the horse is no longer caught in the same circle as the other horses and he found himself stopped dead in his flight. Panicked, he fights a lot. Then, two scena- rios are possible: either another gaucho gives him a second to previous lasso and pulls it to make it fall to the ground. The first time the horse struggles and often a large sun on the back; his state of fright and the noise of the fall are more than impressive. Then lying on the ground, it is licolé. The halter is passed to it directly while it is still standing. Horse and human are found in the same apprehension of one another and it is not pleasant to see. Then, for the first meeting of "education", the horse is attached to the tire. He often spends the night: and "it learns not to tire. He often spends the night: thus "learns to do a gaucho saddle with his sheepskin, but quartered so comfortable you! 54 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 plus pull "... dixit the gauchos! Methods that speak volumes about the degree of sensitivity gauchos as that of their knowledge of psychological suffering, in addition to physical violence, they in? igent animals ... Nevertheless, it is dif? cult to make a firm opinion as it should be known that these men live in the same conditions as their pets. Their existence is very rough, they have very little comfort in everyday life. It can not really be aware that having seen ... THE SECOND DAY OF A Breaking In a neighboring estancia, I had the "honor" to attend the second day of a gaucho peck. In the techniques of restraint, causing the mental process of harassment or acquired resignation, they excel. The horse, once caught with a lasso, is hampered earlier, then tied tire or pole (called Palenque), as I mentioned before. It is hampered again at the post this time, then runs it ties up the whole body. It is then saddled strapped hard and let go. Obviously frightened, the horse debate but not for long: he made some leaps and falls to the ground. It rises and falls panic. On land, it has the look of an animal that feels close to his death and ceases to fight ... But the gaucho gives kicks to force him to get up. Once standing, the horse dare not move, it is completely paralyzed. After this experience, the gaucho withdraw all its obstacles. The horse stands still, nothing in the world he would try to make a move ... for fear of reliving that nightmare! His attitude and stressed camped allows me to also understand the defenses of gaucho horses that I rehabilitated. And to close this session of cleaning (torture), after tying the lower jaw of the horse with a leather link as a jaw, a rider gets on his back and another takes a while already being on horseback and there, we went to a rodeo session in the pampas. The horse fights like crazy: Sheep jumping headlong between the front, it hurts the members, to the lip. The rider the whip, also like crazy, to move it forward. the whip, also like crazy, to move it forward. the whip, also like crazy, to move it forward. And once the well exhausted horse, it is towed along by the assistant rider to corral. A live nightmare, we must live it to believe it! When my friend Mark Antony explains the gauchos in a few words the approach I use, one of them replied that my method is "well for polo horses (that is, horses leisure) but not for a work horse because they need rigor "! No comments ... Besides this sad spectacle of human and animal misery, the landscape is sublime. We returned at sunset with magnificent light? and that in my head, a lot of pictures allowing me to better understand the daily trauma of the horses in this country already so tough. I must still keep some forces my work, the opposite of what I saw on my arrival, will soon begin ... "Valérie Marc-Antoine Beuzelin calonne pictures sophie martyC HEVALATTITUDE - NUMBER 8 - May / JUNE 2 0 0 7-55 The big hoopla discovery of Dom Robert "The weavers of Aubusson, with their strands of wool, which was followed by Dom Robert let go of his horses, their manes in the wind, in the time of marjoram, Who encircled the gold from his brushes. " philippe-chaunac lauzac beyond a glance, paris, 1985. Heurtebise 195 x 285 1958 Tabard (Aubusson) Abbey In Calcat56 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 La Chasse aux papillons 200 x 175 200 x 175 1968 Goubely (Aubusson) In Calcat Western Abbey 195 x 215 1965 Goubely (Aubusson) Abbey of En CalcatC HEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-57 A MAN ELUSIVE 1907 -1997: birth to Nieul-le Hope (Vienna) and death 1907-1997: birth to Nieul-le Hope (Vienna) and died at the Abbey In Calcat (Tarn). The man then crossed to the Abbey of En Calcat (Tarn). The man has crossed the XX XX XX century. Childhood at the Jesuit college of Poitiers; century. Childhood at the Jesuit college of Poitiers; studies at the School of Decorative Arts in Paris, where he attended school at the School of Decorative Arts in Paris, where he attended the racecourses. Military service in Morocco, in the racetracks. Military service in Morocco, in the Spahis, with experience of watercolor. September 1930: the Spahis experience with watercolor. September 1930: Jacques Maritain and Max Jacob (later Father Clement) favorable Jacques Maritain and Max Jacob (later Father Clement) favorable risent he entered the Abbey of En Calcat, where he was ordained risent its entry to 'In Calcat Abbey, where he was ordained in 1937. But from 1948 to 1957, breaking the vow of a priest in 1937. But from 1948 to 1957, breaking the vow of "stability", he first stays Kerbéneat (Landevennec "stability", he first stays Kerbéneat (Landevennec today) in Brittany, Buckfast Abbey then today) in Brittany, Buckfast Abbey then in England. Period of "convalescence" in his eyes. In England. Period of "convalescence" in his eyes. In 1958, he returned to the Benedictine abbey, it will leave in 1958, he returned to the Benedictine abbey, he never left at his death. at his death. TOUCHED BY AN ARTIST WITH He signs Brother Robert, Dom Robert de Chaunac and sign it from Brother Robert, Dom Robert de Chaunac and, from 1968, Dom Robert. Au? the time it convenient illumination, 1968 Dom Robert. Au? the time it convenient illumination, sometimes finished drawing in gouache, watercolor, cardboard sometimes finished drawing in gouache, watercolor, tapestry cartoon. He even wanted to go to Portugal late tapestry. He even wished later on go to Portugal to discover and experience the famous tiles ceramics. discover the famous tiles and ceramics experiment. Great is his reputation as a painter cardboard manufacturer. In 1941, Great is his filing cabinet painter reputation. In 1941, he met Jean Lurcat, which, in view of his watercolors and he met Jean Lurcat, which, in view of his watercolors and its illuminations, encouraged to opt for the tapestry. His its illuminations, encouraged to opt for the tapestry. Its tapestries are encrypted rather than painted: in tapestries are encrypted rather than painted: in the scene depicted, each color area is marked the scene depicted, each color area is marked by a number - from 1 to 5 - dividing the color nuances of a figure - from 1 to 5 - subdividing the color shades from light to dark. He is at school from the requirement, drawing from light to dark. He is the school of the requirement of accurate drawing, net nervous and graphics. Obviously, our precise, net nervous and graphics. Evidently, our monk must represent religious subjects, "some monk must represent religious subjects," some Holy Virgin "that age coming, he would take it as an error. Yet his Gospel scenes are in the tradition of medieval illuminations. Real entomologist he step product solar and toned work that celebrates nature. Exuberance ? oral animal calm, heavenly nature dawn of creation! And orderly nature firmly made up! POET OF HORSES If he was a being refractory, drying them during a student, a teenager rather restive, an enigmatic young man is the authentic artist who imposes it. This artist who, 80 years ago, mounts his bike to draw red, beard ducks and horses! The horses ... It is in his youth an excellent rider. Artist, during his Parisian studies, his Moroccan military service and the English retired, he never forgets to slip into his watercolors and tapestries horses and chariots. Elegant and graceful horses; frizz manes in the wind; mosaiced dresses; compositions in open circles and stretched headbands. Glare seems to have come of Dartmoor ponies, ubiquitous in 1950-60 tapestries executed by the Tabard workshop and Goubely workshop in Aubusson. See the titles: La Clef des champs (1958), Heurtebise (1958), Fellow of marjoram (1962), Western (1965), La Chasse aux papillons (1968): it's like in the universe of Brassens, with Brave Margot and the Cane de Jeanne! Lucid, Dom Robert said the essential. Of his art, "the tapis- series, festive art and pomp, panache, exuberance, ostentatious, big hoopla"! And life, while citing La Fontaine: "If I am no longer movement and action towards, I am as good as dead." Our Benedictine to real tunes of Saint Francis of Assisi for horses is reassured: for us, it is alive! christmas nel UPCOMING EXHIBITIONS IN 2007 Retrospective at the departmental Museum of Aubusson tapestry of Aubusson tapestry (from May) and exposure at the Abbey School of Sorèze, (from May) and exposure to Abbey School Sorèze, Tarn (October-December). Tarn (October-December). Farfadet (detail) leprechaun leprechaun 135 x 133 1981 Goubely (Aubusson) Calcat Abbey In The Little Horse (detail) Little horse Little horse 100 x 100 1970 Goubely (Aubusson) Abbey In Calcat58 - CHEVALATTITUDE - ISSUE 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 Frizz Curly Rare breed in France (less than 100) and the world (from 4 000 to 9000), the Curly is required by its true star airs meadows, origins today still mysterious and strong versatility. But above all: do not pull her hair! STAR PRAIRIE STAR PRAIRIE Eyelashes curved or curly, almond eyes, inside her eyelashes curved or curly, almond eyes, inside his little curly ears, more varied dress, air trot: the small curly ears, dress more varied, Air trot: the height of? nesse! Thick and short chest, neck and height of? nesse! Thick and short chest, neck and legs thick, dense bones, excellent feet round thick legs hooves, dense bones, excellent feet round and hard hooves that can happen fitting, slow-growing, beautiful and hard that can happen fitting, growth slow, beautiful longevity, hardiness and frugality: the height of robustness! Sensitive to its originality, do not say that it is certainly not curly like a sheep: it is curled like a buffalo. Frizz everywhere: in dress, fetlocks, mane, tail, and therefore the ears! Purists that add features several kinds of frizz, some comparable Mohair, other mild hair and? n of the Angora goat. In summer, he offloads his coat to become stiff Curly summertime, which can also say goodbye sometimes die? definitively to his hair? ns destined to become soft? es and caps. In winter it becomes curly Curly, long haired, producer of a type of oil that will protect it from rain and make him selfishly retain its heat. MYSTERIOUS ORIGINS OF A star will dream if its origins are shrouded in myths and legends. Our Curly is no exception. Two scenarios realize. There first "Asian pony" in some way: he would be the descendant of the Asian horse Lokai (confused with the Bashkir). As such, it would come from Central Asia, have borrowed the frozen Bering Strait to win the North America and fricoter with the Mustang. Kale embarrassment would be Lokai. Then there's "Buffalo Pony", discovered by the Crow Indians, Sioux, Lakota. Sacred Horse reserved for chiefs and sorcerers, "horse-bison" mounted by Sitting Bull and Big Foot, Battle player of Little Big Horn (1876), he was found by Damele family, savior of the breed in the middle Wild Mustangs of the herds. At that rate, it would come from South and Central America, more exactly of the Spanish Conquistadores horses, horses brought by settlers from the? n the fifteenth brought by settlers from the? No XV brought by settlers from the? n fifteenth century and early sixteenth, then stolen by the Amerindian populations. Kale would interfere in case of Mediterranean horses. Once from the north or more likely the South, the Curly is also a Métis of the Great Story, he was involved in the Arab, the Quarter Horse, the Morgan, the Appaloosa and others. And he stayed mostly curly! VERSATILITY BELLE Medium size - 1.42 m to 1.60 m - our Curly has more than one asset in his hair. It is resistant to extreme cold, surviving -40 ° temperatures thanks to its curly coat and its thick layer of fat! He is kind, gentle, affectionate with children, disabled persons and fearful; and then calm to the point of not foler is displayed when it gets stuck in the barbed wire. It is courageous because, instead of running away at the first alarm, he looks the danger CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-59 opposite and denies. Some coyotes have discovered to their cost. They say he learns quickly. And, best of all, it is hypoallergenic: people usually logical allergic to horses would not do this horse would have a different protein in her hair! What the scientific research? that still must base! Surely, he excels in many disciplines and activities: dressage, endurance, jumping, driving, racing and leisure. TO SAVE A HORSE There are three registers. The ABCR (American Bashkir Curly Registry), founded in 1971 to save wild Curlies Nevada decimation of companies, research the highest possible purity. The ICHO (International Curly Horse Organization) list, in turn, all types of curly and hypoallergenic Curly. It uses DNA testing practices Ques on horsehair mane and develops its research at the University of Aachen as that of Kentucky. Newest and af? ICHO linked to the CSI (Curly Sporthorse International) focuses on sport horses. In France, there are some types of farms, for example at Betty and Francis Prevost (ABCR ICHO and in the South) for the pony Curly; Allioux at Sophie (Sarthe) for the competition horse (ICHO, CSI); at Martine and Élise Lehousse (ICHO, Deux-Sèvres), Aline and Jeroen Verschuren (Auvergne), Emmanuelle Leboucher (Morbihan). Some stallions protrude on French soil, and the number of births for 2007 is estimated at a dozen. In October 2006 was born the association is Curls (National Organization for Curly leisure and sports), which intends to promote the breeding of the horse kale and its recognition by the National Stud. It also organizes in 2007 (23 and 24 June) the first meeting of French Curly in Argenton-l'Eglise (Deux Sevres). Frizz in shivering already! christmas pictures aline nel Verschuren USEFUL ADDRESSES www.lecurly.com www.lecurly.com Aline Verschuren: JAK CC Farm Vergnes - 15340 Calvinet (Cantal) 04 71 49 96 01- Sophie Alineverschuren@wanadoo.fr Allioux: Farming Desys La Touche - 72510 Saint-Jean-de-la-Motte (Sarthe) 02 43 45 44 15 - Sophie.allioux@wanadoo.fr www.curly-desys.com Emmanuelle Leboucher Stables Quily Beausoleil Quily - 56230 Questembert (Morbihan) 06 62 94 01 85 - www.ecuriesdequily.com Open House Saturday, May 19; animations 14 to 18h.60 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 meeting A pretty memory [This is maybe you ...] It is the memories that remain anchored for life in our minds. Those with horses seem to be! Like my grandfather Marcel I already said when I was a child, another "Marcel" was keen to tell me too. I was very touched by his call. Marcel Briot 91 will spring this May 2007 and is an email I received from him some time ago, sent from his retirement home and informing me of his desire to tell me what horses had taught her ... Surprising and touching encounter ... THE METHOD COUÉ BEFORE TIME! Marcel Briot is from the countryside and yet he never had to do with the horses before the age of 20 years. While it may cross regularly to his village, he was rather scared and it is therefore never paid close. At the same time, it is already "blasé vehicles automo- biles." The day comes when he must choose his military regiment. Being able to do it, he has the crazy idea but courageous throwing his sights on the Cavalry regiment! Strange for a person demonstrating not only a lack of interest? agrant to our friends horses, but even more, a "funk" real! Simply, Marcel said he was "basically, this is the occasion to heal!" So here's a young follower of "autosuggestion"! He leaves, September 18, 1936 exactly in Orleans for its military preparedness. He comes out of his campaign from a family with much suffered from WWI and misery, is among the? ls of of? cial superiors. The difference is felt and it is located on the fringes of rest of the group, both in its social position by his inexperience with horses. But never mind! Marcel is not a man to be daunted, however, dif? - Culties energize it and give it a soul winner! At As it climbs in the hierarchy, although "not liking the military side," but affectionnant the sporting aspect. It follows the course of sub? cial cavalry with pleasure. Gradually, Marcel takes a liking to these sessions and takes just as quickly accustomed to consider the horse as "a buddy", which incidentally, makes him well .... A real osmosis is created in? the time; I must say that the horse days are rather long and full of lessons! STATION TO BOTTOM! Regularly, Marcel is sent in "individual mission" where he finds himself with from 8-10 people, all on horseback, in easily 10 hours a day minimum. "Something magnificent? Slinger as for me and my horse, "said he sparkling eyes! All those hours a day in the saddle were quick to teach you to learn but also to keep you tan your ass: 3 hours riding in the morning and again in the afternoon three days on the spot, and nearly 10 hours during outings! On this point, the memories of "Marcel" in line with those of my own grandfather. Decidedly Marcel were not spared in their hindquarters! I fond memories and funny after- noons of these "snacks" at my grandparents Marcel Briot is pleased to introduce its photo, at the age of 20 years. "It's been six months that I went to the Regiment"; Admire the pretty jump shot! Sandrine Bertrand-NelC HEVALATTITUDE Photo - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-61 where my relatives "grandpa" told me the incredible experience "behind dipped into the trough" after each day's ride! Entire sessions where the regiment was required to put the buttocks to air and water, under the mocking gaze probably their horses! Yep, that was another era but it had its charms too! I loved this story as a child and my grandfather knew well, for we have told so many times ... It's fun to see that "Marcel" has the same stories to tell me more 30 years after the stories of my "baby", sometimes with more details "crous- tillants", concerning, among others, "hemorrhoids Colonel" I will spare you the details! OF JOKES OF schoolboy But back on topic. Slinger has the distinction of getting along with Marcel, while this is not the case with most others of the regiment. One day at lunchtime, our rider a little "sophomoric around the edges" likes to offer wine to his horse ... which, to his surprise, begins to drink by setting language "as a gutter "to let it sink in her throat! Only ten minutes later from the horse 'dam-dam "! Dif? cult to be credible when it must then be accountable to the captain returning to the mission tonight, but it is an unforgettable example for Marcel! It is through his antics and Slinger our man truly loved horses and wanted to know more about them. He also spends a lot of time with another horse during these years: Lucifer, whom he affectionately called "Lulu" ("Lucifer, that's not nice all the same for a horse ...!") He has had in dressage, as young horse weapon and war. Another horse, another joke, Marcel likes to bring them up in the office of the captain when the latter is absent. The first floor is climbed in less time than it takes to say and Lulu, very comfortable, the opportunity to file a magnificent? as manure in the office of the captain! Which earned a cold sweat to Marcel, both hastily remove the dung that down to the brave Lulu, as alert to the rise in the stairs as awkward and uncertain in the descent ... It is also in the same spirit during the war, while staying with the locals former rider with a friend, they go for the idea of ​​two quiet horses to hunt rabbit Garenne! Dangerous idea which earned them a "soap" Colonel their return as terriers are not the best assets of the horses legs! The days tick by and the Regiment, too tiring and instructions qu'attachantes tives for Marcel and his companions four hooves. A MEMORY moving Years pass and one morning in 1943, Marcel goes to work with his wife when he hears pass off a small carriage pulled by a horse. And then, surprise, he thinks unborn recognize "his" Lulu! He approached the carriage and asked the driver, German, it can look a little horse. He soon realizes that he was right: although the horse is marked with shrapnel in the neck that had never been taken away, that Marcel knows well. It ... it's great experience "behind dipped into the trough" after each day's ride! Equally proud that my grandfather, "Marcel" and his companion Jester four legs, around 1937! Photo Collection Marcel Briot62 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 My own "grandpa Marcel" very proud in the 11th Regiment of Chasseurs à Cheval of Vesoul, 1925 ... also gives her leg stride , remembering a ritual between them when Marcel was nursing crevices to pasterns formerly in the Regiment. Emu, Marcel stands before him and asks "But Lulu, what are you doing here? ". And the horse began to neigh, stomping, to protest so loudly that the driver gets scared! Marcel then asks if the carriage revert by there one day and the driver replied that yes, probably ... The next week, here it is again in the distance, but with a different driver. This time, Marcel does not hesitate; Lulu calls a click of the tongue ... and the incredible happens: the horse ears and pointed directly at full speed just to stop right in front of Marcel while his driver somewhat distraught, trying to understand what is happening. Lulu admitted that Marcel has recognized (and pro? You to slip him some sugars, he had managed to find during the war to "his" horse) full circle! Unfortunately, after this time, Marcel said with emotion that he has never seen, impossible to know what has become of his brave Lulu ... But one thing is certain: it taught him die? nitely that horses have an excellent memory. "Auditory, olfactory, visual ... I do not know" he said, but, for sure, "their memory is fantastic." Marcel has also told this story many years later, for equestrians with a show in Chantilly, what? t impress your guests! AN ACT OF HEROISM In 56-57 years, as he seeks a building plot, Marcel passes by car with his family along a field where a farmer works with his two horses. It was then the time of the first jet aircraft and here is just a passing low, too low for horses that pani- shall forthwith and packaged slow, resulting in the unfortunate planter. In a re? exe immediate assistance, Marcel dark on the road with his car in order to put up the horses and managed to exceed them. It can then stop and literally jumps from the nose of one of the horses, managing to control the hitch in his mad dash. Thus he saves the life of the unfortunate peasant, certainly covered with wounds, but alive ... That memory is alive in him should he acted the same way, with so much safety, if he still had afraid of horses ... For he must still know how to do?!; dare to do and come to calm the horse. Like what Slinger and Lulu will not be spent in his life for nothing! All these stories, these stories, Marcel Briot I told them with a wealth of detail and precision. He has forgotten nothing, dates, days ... And he enjoyed explain the origin of expressions or words related to equestrian culture. Do you know why, for example, is called "gelding" a castrated horse? Well because the "castreurs" the most famous primarily for their expertise in this regard were Hungary! Then you probably know the famous proverb "Balzane three, King of horse! ". And others I leave ... "Marcel" with a touch of lightness in the head and a lot of personal memories that hear me Vahit. A bit of nostalgia, a lot of fond memories of my childhood, rides in the wheelbarrow from my grandfather to go to the kitchen garden, over there, almost a kilometer from the little house, the smell of my big cake -Mother ... again and again along with these fabulous stories "sacred nags!" Hear the words of your elders when it's still possible they may have for the most beautiful horse stories to tell. Sandrine Bertrand-nel And if the heart tells you, you can write a note to Marcel on briot.marcel@hotmail.fr or at the following address: Mr. Marcel Briot - bottom Retirement Home Castle - 2 drive Dommartemont - 54270 Essey-lès-Nancy.CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7-63 www.cheval-attitude.com The price of our subscriptions declined! Do not wait, subscribe now! You are assured to receive your magazine, comfortably installed at home and the opportunity to pro? ter for a discount. Complete and simply cut out the form provided for this purpose and send it by mail with a check payable to the Bertrand-Nel Publishing and we will process your request immediately. subscribe WITH OUR SUBSCRIPTIONS, YOU ARE WINNERS! 1 year, 6 issues for 28.50 instead of C = 33 C 33 C 33 C 2 years, 12 issues including two free numbers for C = 55 instead of 66 C 66 C 66 C Contact information: Horse Attitude - 7 Main Street - 57480 Ritzing - France MM MM MM me her name First name Address City Postal Code Country Phone E-mail SUBSCRIPTION AS OF ISSUE 9 1 YEAR - OR 6 NUMBERS FOR C = 28.50 INSTEAD OF 33 C = 2 YEARS - OR 12, TWO NUMBERS NUMBERS FREE FOR 55 INSTEAD OF C = 66 C = CONTROL BACK ISSUES You want to order a back issue? Nothing more simple, select the one or ones you are missing. 6 6 C C C 6, including postage to the unit. SUBSCRIPTION ABROAD, CONSULT No. 1 No. 2 No. 3 No. 4 No. 5 No. 6 No. 764 - CHEVALATTITUDE - NUMBER 8 - MAY / JUNE 2 0 0 7 www.cheval-attitude. com Attention, no results will be published without its regulations! Some recommendations for your ad to be clearly legible and it has impact: Write in capital letters, with a space between each word. Send good quality visual material (photo, logo, etc.). Enter a phone number where you can be easily reached. In? No, make that your ad is understandable (not too abbreviations). 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C = PUBLICATIONS - Total X number of publications / total 1 digressive - - 20% for two consecutive issues - 30% for three consecutive issues / total 2 Subscriber Discount Horse Attitude. Check if you are subscribed (e) 10% discount on account Total 1 or 2 or / total 3 YOUR INFORMATION - Name Surname Address Postcode City Phone email FORM TO BE COMPLETED AND CUT Our heading "ads" is at your disposal. Fill out this form and cut and return it, together with your payment to the order of EDITIONS BERTRAND-NEL, to the following address: HORSE ATTITUDE SERVICE ANNOUNCEMENTS 7 MAIN STREET 57480 RITZING Bene? Ciez free publication on our site www.cheval-attitude.com> Offer spéciale65 your number 9 on newsstands from June 21 2007 Classifieds Paso Finos. Miami, Florida, internships and paso sale? our ages, all prices, export, into the saddle. Contact: Michele Londono - 24500 SW 197 Ave - 33031 Homestead Florida. 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