La gestion naturaliste à ambition traditionnelle

Moment d'intimité entre deux Koniks de la réserve de Lauwersmeer en Hollande - Photo Cheval Attitude

Elle est fondée sur des références culturelles et des savoir-faire traditionnels, supposés moins agressifs vis-à-vis de l’environnement. En restaurant ces pratiques, le gestionnaire souhaite le rétablissement de l’équilibre biologique existant autrefois, quand les milieux étaient régulièrement pâturés. Ce sont généralement des landes présentant un intérêt paysager et faisant l’objet de mesures de protections variées. Dans ce cas, on a opté pour des animaux de race rustique locale menacée de disparition et on participe activement à leur sauvegarde. Ainsi la réserve naturelle des Barthes de l’Adour (33) qui s’étend sur 93 hectares de prairies humides héberge une étonnante variété botanique et des poneys landais. Des équipements, bien que réduits, existent sur le site, ainsi que des bâtiments souvent vétustes qui servent à abriter les animaux malades et les stocks de fourrage. La conduite du troupeau est orientée vers des méthodes traditionnelles : transhumance (voir dans ce numéro celle des mérens en Ariège), absence de mécanisation… Les animaux sont affouragés en période hivernale.

En ce qui concerne la reproduction, ce sont surtout les accouplements qui sont raisonnés de façon à éviter la consanguinité et à préserver le potentiel génétique de la race. Le gestionnaire pratique quelques traitements systématiques, notamment des anti-parasitaires. La régulation des effectifs se fait en grande partie par la commercialisation des jeunes, soit en viande de qualité, soit en reproducteurs vers des élevages marginaux. Cependant, il n’y a pas de réforme des animaux âgés qui terminent leur existence sur le site. Pour illustrer ce type de gestion, prenons l'exemple du célèbre petit cheval sauvage du Pays basque dont les populations sont étudiées depuis 1992.

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