Passage à l'avoine

Je suis éleveuse, et je donne jusqu'à présent de l'orge trempé à mes chevaux. Suite à la lecture de l'article sur l'avoine, je voudrais me mettre à celle-ci. Je ne sais pas trop quelle quantité donner (j'ai des petits chevaux de 1,40m maxi : des reproducteurs et des jeunes de tout âges) ?

J'ai toujours fait trempé mon orge avant de la donner, de cette façon, le grain gonfle, et en plus, il peut germer sur une grande partie de l'année. Je me demande si j'ai aussi intérêt à tremper l'avoine ?

De manière à être le plus précis possible par rapport à mes recherches et sans pourtant dévoiler la suite de celles-ci avant la parution des parties suivantes il semble que vous suiviez les préceptes du général De Brake, à savoir, faire tremper tous les autres grains que l'avoine quelques heures avant de les donner.

Dans les livres des galops actuels (galop 8 et 9), tous les grains sont préconisés applatis pour une meilleur digestion, cependant si vous lisez d'autres articles sur la digestibilité de l'avoine vous constaterez que l'amidon ou la cellulose digeste est de 80% dans cette céréale alors qu'elle est bien moindre dans l'orge ou le maïs( environ 40%); ce qui pourrait expliquer le fait de les préconniser germées ou applaties, outre le fait que la cosse de l'avoine est moins dûre à mâcher. Cette précaution semble avoir englobée l'avoine également au cours du XXème Siècle, il faut dire que les recherches concernant la nutrition en France ont été absentes entre 1907 et les années 1970. Les applatisseurs se sont répandus depuis les années 70 évitant ainsi le fait de faire tremper le grain pendant plusieurs heures, mais cela ne doit être considérée que comme une facilité offerte à l'éleveur plus que comme issue de recherches sur la bonne santé du cheval.

Au delà de ces considérations je dois admettre que si dans la partie consacrée à l'avoine dans l'ouvrage de Roger Wolter, il la préconnise entière, il y a également une partie consacrée à l'orge qui rejoint le fait d'applatir ou de la donner germée, ce qui rejoint l'objet de votre question.

Si vous passez à l'avoine il vous faudra forcémment compléter le phosphore de l'avoine par du calcium (contenu dans la betterave fourragère, les carrottes, ou le foin de luzerne) pour respecter le rapport phospho calcique nécessaire à la bonne croissance du squelette chez les poulains.

Pour ce qui est d'applatir l'avoine, je vous conseille la lecture des liens joins à l'article (en bas de page), notamment celui qui fait référence à l'expérience menée en 1858 chez les chevaux de voitures en Angleterre et en France.

Espérant avoir répondu à votre question et vous souhaitant bonne lecture pour la suite.