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Des chevaux écolos au secours de la biodiversité

En France, il est encore possible de découvrir différentes races de chevaux ou poneys aux caractères primitifs, qui vivent dans des conditions proches de celles de leurs ancêtres sauvages… Des poneys slaves comme le Konik polski ou le Przewalski, aux races rustiques françaises comme le Pottok ou le cheval de Camargue, voici des herbivores venus de la nuit des temps pour préserver notre patrimoine naturel.

Perspectives

Si le rôle écologique des herbivores paraît évident pour la gestion des milieux, le pâturage présente aussi des limites. L’entretien n’est pas toujours total, certaines espèces envahissantes, comme la fougère aigle ou l’ajonc, sont délaissées par les animaux. Parfois l’entretien se fait aux dépens de certaines espèces protégées ou rares qui supportent mal le pâturage.

Le Pottok, petit cheval sauvage du pays basque

Les populations de petits chevaux aux caractères primitifs évoluent en semi-liberté sur les landes pauvres aux sols acides et dans les bois de quelques massifs montagneux français et espagnols des Pyrénées occidentales. Habitant le Pays basque, ils sont appelés communément « pottiok », ce qui veut dire « petit cheval » en langue basque.

La gestion naturaliste à ambition traditionnelle

Elle est fondée sur des références culturelles et des savoir-faire traditionnels, supposés moins agressifs vis-à-vis de l’environnement. En restaurant ces pratiques, le gestionnaire souhaite le rétablissement de l’équilibre biologique existant autrefois, quand les milieux étaient régulièrement pâturés.

La gestion en régie de la tourbière alcaline de Pagny-sur-Meuse

Située à 15 km à l'Ouest de Toul, à la limite des départements de la Meuse et de la Meurthe et Moselle, la tourbière calcaire, avec ses 40 hectares, est de dimension exceptionnelle pour la Lorraine. Elle présente une gamme très complète de groupements végétaux reconnus d'intérêt européens.

Le projet Tarpan

Le Konik polski, petit cheval polonais, constitue avant tout un patrimoine zoologique unique et un excellent outil de valorisation des espaces naturels en déprise agricole. C’est dans cette optique qu’est né le projet Tarpan, initié par l’association Bugerbivore, dont le responsable est Marc Michelot. Il se fonde sur l’expérience menée dès 1992 dans le Bugey (Ain) avec des Koniks installés sur un marais du plateau d’Hauteville.

Les modèles de gestion, entre nature et agriculture

Comme l’explique Catherine Proffit, la gestion des espaces naturels sensibles peut être considérée comme un compromis entre le « tout écologique » et le « tout agricole ».

Les multiples raisons de choisir un type d’animal plutôt qu’un autre

En ce qui concerne le choix des espèces domestiques qui vont être utilisées sur le site, la logique est d’avoir une bonne adéquation entre celle(s)-ci et le(s) milieu(x) à gérer. Ainsi, le choix de l’espèce est avant tout dicté par le milieu : bovins et équins dans les zones humides, ovins sur les pelouses sèches. On observe que les sites pâturés par les Konik polski sont presque exclusivement des milieux humides (marais, prairies humides) qui ont des dynamiques de végétation importante et où le pâturage doit être continu.